Eau-Secours réclame une «audience générique»
La coalition Eau-Secours a vivement réagi hier à l'avalanche de projets hydroélectriques d'Hydro-Québec en réclamant immédiatement de Québec la tenue d'une «audience générique» par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, afin de rééquilibrer les choix énergétiques dans une perspective de développement durable compatible avec la Politique de l'eau, au lieu de traiter tous ces projets à la pièce, sans vision d'ensemble.
Pour le porte-parole de la coalition, André Bouthillier, il est «impensable d'imaginer qu'autant de projets dans autant de cours d'eau majeurs vont voir le jour sans débat d'ensemble: ce serait contraire à toute la Politique nationale de l'eau, que le Parti libéral a promis de respecter, durant l'élection.»
La submersion de vastes territoires va altérer, explique André Bouthillier, le fonctionnement de plusieurs nappes souterraines sur des surfaces importantes, tout comme l'assèchement de tronçons de rivières le fait en aval de certains barrages. Les barrages influent aussi globalement sur la qualité des eaux, qui se contaminent au mercure dans les nouveaux réservoirs, et la production hydroélectrique a des incidences déterminantes sur les écosystèmes aquatiques que la Politique de l'eau est censée protéger.
Or le système actuel d'évaluation des impacts, poursuit le porte-parole de la coalition, ne permet d'évaluer les projets qu'à la pièce, un par un, sans vision environnementale d'ensemble, ce qui est contraire à l'esprit de la Loi de l'environnement et de la Politique de l'eau. Comme Québec a retiré à la Régie de l'énergie la possibilité de hiérarchiser les modes de production de l'électricité en fonction de leurs coûts sociaux et environnementaux, Québec a dorénavant l'obligation de soumettre le Plan stratégique d'Hydro-Québec à une évaluation environnementale globale, qui peut être réalisée seulement au moyen d'une audience dite générique.
Pour le porte-parole de la coalition, André Bouthillier, il est «impensable d'imaginer qu'autant de projets dans autant de cours d'eau majeurs vont voir le jour sans débat d'ensemble: ce serait contraire à toute la Politique nationale de l'eau, que le Parti libéral a promis de respecter, durant l'élection.»
La submersion de vastes territoires va altérer, explique André Bouthillier, le fonctionnement de plusieurs nappes souterraines sur des surfaces importantes, tout comme l'assèchement de tronçons de rivières le fait en aval de certains barrages. Les barrages influent aussi globalement sur la qualité des eaux, qui se contaminent au mercure dans les nouveaux réservoirs, et la production hydroélectrique a des incidences déterminantes sur les écosystèmes aquatiques que la Politique de l'eau est censée protéger.
Or le système actuel d'évaluation des impacts, poursuit le porte-parole de la coalition, ne permet d'évaluer les projets qu'à la pièce, un par un, sans vision environnementale d'ensemble, ce qui est contraire à l'esprit de la Loi de l'environnement et de la Politique de l'eau. Comme Québec a retiré à la Régie de l'énergie la possibilité de hiérarchiser les modes de production de l'électricité en fonction de leurs coûts sociaux et environnementaux, Québec a dorénavant l'obligation de soumettre le Plan stratégique d'Hydro-Québec à une évaluation environnementale globale, qui peut être réalisée seulement au moyen d'une audience dite générique.
Haut de la page

