Lettres: Aux autres, les légumes !
Le texte publié hier dans Le Devoir («Après la politique, le jardinage... - À la suite d'une défaite électorale, le personnel politique est livré à lui-même», Fabien Deglise, page A 1) au sujet des ex-membres des cabinets politiques peut laisser transparaître une impression de misérabilisme. Je tiens à préciser certaines choses. D'abord, quand on choisit de faire de la politique, on sait ce qui arrive par après. C'est une rupture brutale qu'il faut prendre le temps de comprendre et de maîtriser. Ce n'est pas anormal et on s'y attend.
Dans mon cas, j'avais la possibilité de revenir à un emploi supérieur dans la fonction publique. J'ai choisi de rompre mon lien d'emploi avec la fonction publique, ce qui m'offrait la possibilité d'une année sabbatique. Ce qui est loin d'être désagréable. Je voulais du temps pour revenir à la maison, lire, voir du monde, me remettre en forme, regarder aller les choses. J'y suis heureux.
Je n'aime pas l'expression employée par le journaliste, selon qui j'ai rencontré de «grosses légumes» au cours des deux ans pendant lesquels j'ai occupé la fonction de directeur des communications au cabinet du premier ministre. Cette expression a un relent péjoratif. Et quand il dit que maintenant, «je n'ai d'autre choix que de regarder les légumes pousser dans le jardin», laissez-moi vous dire que mon entourage s'est esclaffé de rire car je n'ai aucun, mais vraiment aucun penchant pour le jardinage.
Les gens qui ont suivi de près la politique se rappelleront le projet de conciliation famille-travail que nous avions mis en avant au début de la campagne électorale. C'est ce que je mets en pratique. Et c'est fort agréable.
Cependant, il faut dire merci à ce journaliste qui soulève le problème qu'on ne s'occupe pas assez des gens des cabinets après la perte du pouvoir. Mais cela est une responsabilité qu'il nous incombe d'assumer, nous les ex-dirigeants des cabinets. Et je le remercie aussi d'avoir écrit «jeune retraité». «Jeune», c'est lui qui l'a écrit. «Retraité», il aurait fallu ajouter «de la fonction publique», car j'ai repris d'autres activités.
Dans mon cas, j'avais la possibilité de revenir à un emploi supérieur dans la fonction publique. J'ai choisi de rompre mon lien d'emploi avec la fonction publique, ce qui m'offrait la possibilité d'une année sabbatique. Ce qui est loin d'être désagréable. Je voulais du temps pour revenir à la maison, lire, voir du monde, me remettre en forme, regarder aller les choses. J'y suis heureux.
Je n'aime pas l'expression employée par le journaliste, selon qui j'ai rencontré de «grosses légumes» au cours des deux ans pendant lesquels j'ai occupé la fonction de directeur des communications au cabinet du premier ministre. Cette expression a un relent péjoratif. Et quand il dit que maintenant, «je n'ai d'autre choix que de regarder les légumes pousser dans le jardin», laissez-moi vous dire que mon entourage s'est esclaffé de rire car je n'ai aucun, mais vraiment aucun penchant pour le jardinage.
Les gens qui ont suivi de près la politique se rappelleront le projet de conciliation famille-travail que nous avions mis en avant au début de la campagne électorale. C'est ce que je mets en pratique. Et c'est fort agréable.
Cependant, il faut dire merci à ce journaliste qui soulève le problème qu'on ne s'occupe pas assez des gens des cabinets après la perte du pouvoir. Mais cela est une responsabilité qu'il nous incombe d'assumer, nous les ex-dirigeants des cabinets. Et je le remercie aussi d'avoir écrit «jeune retraité». «Jeune», c'est lui qui l'a écrit. «Retraité», il aurait fallu ajouter «de la fonction publique», car j'ai repris d'autres activités.
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