Lettres: Un déserteur
Louis Héon - Montréal, le 16 octobre 2003
21 octobre 2003
Je suis un de ces «déserteurs». J'ai enseigné pendant quelques années à l'éducation des adultes dans quelques commissions scolaires.
Quand je commençais un cours, je demandais que l'on éteigne les cellulaires, que l'on s'abstienne de manger et de boire en classe et que l'on évite d'entrer et de sortir de la salle sans arrêt. J'ai pris bien soin d'expliquer pourquoi. Les étudiants refusaient carrément de se conformer à ces demandes.
De plus, je passais une bonne partie de mon temps à photocopier des manuels pédagogiques, faute de moyens. Enfin, on a décidé de me remplacer dans un cours pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec ma compétence. Trouvez l'erreur! Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg...
Jamais je ne remettrai les pieds dans un établissement scolaire québécois.
Quand je commençais un cours, je demandais que l'on éteigne les cellulaires, que l'on s'abstienne de manger et de boire en classe et que l'on évite d'entrer et de sortir de la salle sans arrêt. J'ai pris bien soin d'expliquer pourquoi. Les étudiants refusaient carrément de se conformer à ces demandes.
De plus, je passais une bonne partie de mon temps à photocopier des manuels pédagogiques, faute de moyens. Enfin, on a décidé de me remplacer dans un cours pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec ma compétence. Trouvez l'erreur! Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg...
Jamais je ne remettrai les pieds dans un établissement scolaire québécois.
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