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Perspectives - Le prophète de malheur

Michel David   20 octobre 2003 
Il faut une bonne dose de courage pour annoncer brutalement à 400 personnes que, peu importe l'ardeur qu'elles mettront à le réaliser, le rêve de leur vie demeurera précisément un rêve, comme l'a fait le politologue Jean-Herman Guay au conseil national du PQ.
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  • Enrique de la Cuadra
    Inscrit
    lundi 20 octobre 2003 04h43
    L'idée d'indépendance doit demeurer la menace
    Monsieur David,
    Si Herman Guay a en parti raison sur le fond, le PQ demeure la meilleure protection que le Québec possède et sa seule existence va empêcher les fédéraux d'aller trop loin. Si j'étais à la direction de ce parti, j'emploierais mes meilleures énergies à valider la qualité des décisions fédérales concernant l'équité en matière d'investissements structurants pour le Québec. J'inviterais le gouvernement du Canada d'établir plus d'institutions en terre outaouaise du Québec, particulièrement des centres de recherche, au lieu de fournir une éternelle péréquation, alors qu'Ottawa réserve trop souvent ce type d'investissement à l'Ontario, province qui compte déjà l'industrie automobile grace aux décisions fédérales du temps.

    Si jamais l'indépendance survenait, les institutions fédérales installées sur le territoire du Québec serviraient à gérer nos relations avec notre nouveau voisin. Il faut travailler intelligemment et ne pas avoir peur d'accepter des institutions fédérales chez nous, après tout, c'est notre argent

  • Louise Beaudoin
    Abonnée
    lundi 20 octobre 2003 12h14
    Bon, heureusement que je n'étais pas là pour entendre ça...
    Pendant ce temps je m'adressais à 300 militants du P.S. à Science Po. où se tenait leur université d'automne, en compagnie de Bernard Kouchner...

    Le P.S. ressemble terriblement au P.Q. ,je m'y serais crue, même si les problèmes traités sont différents.

    Au P.S. actuellement on se divise sur la question de la laicité.

    Ce que tu dis sur la mondialisation est vrai mais peu-être pas pour toujours.

    C'est nouveau.

    Louise Beaudoin

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 19 juin 2004 08h19
    S'habituer aux menaces!
    Je pense que les partenaires canadiens commencent à s'habituer aux menaces des québécois. Ils doivent se dire: si vous voulez c....votre camp, faites-le! Et arrêtez de vous plaindre, de chiâler, de jouer à la victime! Nous en avons ras-le-bol!

    Puisque les menaces n'ont pas rencontré l'assentiment des québécois lors des deux référendums perdus (1980-1995) ils se disent sans doute: Des promesses, des promesses! Comme les alcooliques savent en faire, jusqu'à ce qu'ils prennent conscience qu'ils doivent vraiment se décider une fois pour toutes.

    L'ambiguïté des québécois est proverbiale! Tout comme les questions référendaires l'ont été. C'est jamais clair et tranché: oui ou non le Québec fait Sécession. Arrêtons de consulter notre subconscient, notre passé, nos frustrations et "branchons-nous".

    Mais comme le disait un certain ministre: le Québec profond a un attachement viscéral envers le Canada. Et cela même s'il "chiâle" depuis des lunes, voit des ennemis partout (surtout les anglophones)et se sent toujours l'objet de complot.

    Le Canada pourrait vivre sans le Québec.
    Mais le Québec vivrait difficilement sans le Canada.

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