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    Lettres: Un héritage en péril

    26 septembre 2003 |Jimmy St-Gelais - Blainville
    Le Parti libéral du Québec tourne actuellement le dos à l'héritage politique de son plus grand chef historique, Jean Lesage, et se confine dans une vision réductrice et simpliste du rôle du gouvernement.

    Le PLQ sous Jean Lesage, l'instigateur de la Révolution tranquille, ne ressemblait en rien au parti d'aujourd'hui. Beaucoup moins à droite, nationaliste modéré, interventionniste, ayant même une vision du développement économique et social du Québec, le gouvernement Lesage avait à coeur le bien-être collectif des Québécois après une ère de corruption et de patronage au gouvernement sous l'égide de l'Union nationale.

    La métamorphose du PLQ instiguée par Jean Charest a balayé d'un seul coup tout cet héritage. Ancien conservateur ultrafédéraliste (il a été vice-président du Comité du NON en 1995), Jean Charest a transformé de fond en comble le parti en éliminant les ténors de l'ancienne garde (comme Pierre Paradis) et en recrutant des collaborateurs du gouvernement conservateur de Brian Mulroney au sein de la formation (comme Monique Jérôme-Forget).

    C'est à croire que l'oeuvre de Jean Lesage contre le conservatisme primaire de l'Union nationale va bientôt être sacrifié par sa propre formation afin de satisfaire aux politiques conservatrices extrêmes de son chef actuel. De plus, et cela porte à réfléchir, Jean Charest, on le sait, est un ancien chef du Parti conservateur, tout comme le fut Maurice Duplessis avant la formation de l'Union nationale. Quelle ironie de l'histoire! Jean Lesage doit se retourner dans sa tombe.












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