Lettres: Revoir la formation des maîtres
Au Québec, une personne qui souhaite enseigner au primaire ou au secondaire doit d'abord être titulaire d'un diplôme d'études collégiales puis obtenir un baccalauréat en enseignement, ce qui, pour la plupart des élèves, signifie des études de trois ans après le cégep. Là où cela se gâte, c'est l'inflexibilité du système.
Même si tu as un bac en histoire, en mathématiques ou dans quelque autre domaine spécialisé, tu dois te fondre dans le même moule, c'est-à-dire entreprendre toute la formation de huit trimestres pour obtenir le bac en enseignement. Pour contrevenir à ces exigences, bon nombre d'étudiants québécois s'exilent du côté de l'Ontario, où ils peuvent obtenir leur formation d'enseignant en deux semestres (un an) s'ils sont déjà titulaires d'un baccalauréat dans un autre domaine.
Au Québec, le système de formation des enseignants n'est pas assez souple. Les élèves ont à choisir à un trop jeune âge s'ils veulent faire carrière en enseignement, et on ne leur permet pas assez facilement de devenir des enseignants s'ils ont d'abord obtenu une formation spécialisée dans un autre domaine. Le Québec se prive ainsi de l'apport de nombreuses personnes très compétentes qui feraient de très bons enseignants mais qui n'ont plus le courage ou les moyens financiers de se relancer dans des études qui durent trois autres années avant de pouvoir enseigner.
Même si tu as un bac en histoire, en mathématiques ou dans quelque autre domaine spécialisé, tu dois te fondre dans le même moule, c'est-à-dire entreprendre toute la formation de huit trimestres pour obtenir le bac en enseignement. Pour contrevenir à ces exigences, bon nombre d'étudiants québécois s'exilent du côté de l'Ontario, où ils peuvent obtenir leur formation d'enseignant en deux semestres (un an) s'ils sont déjà titulaires d'un baccalauréat dans un autre domaine.
Au Québec, le système de formation des enseignants n'est pas assez souple. Les élèves ont à choisir à un trop jeune âge s'ils veulent faire carrière en enseignement, et on ne leur permet pas assez facilement de devenir des enseignants s'ils ont d'abord obtenu une formation spécialisée dans un autre domaine. Le Québec se prive ainsi de l'apport de nombreuses personnes très compétentes qui feraient de très bons enseignants mais qui n'ont plus le courage ou les moyens financiers de se relancer dans des études qui durent trois autres années avant de pouvoir enseigner.
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