Lettres: Contre l'extrémisme de la Fierté
L'article «Contre l'extrémisme de la Fierté» (Agora, 27 août) me fait réagir à deux des sujets abordés: le mariage pour les couples de même sexe et la fierté d'être... quelque chose.
D'abord, la fierté. Je ne peux accepter le concept de la «fierté gaie». Je ne peux d'ailleurs accepter non plus la fierté d'être Français ou États-Unien, blanc ou noir, grand ou blond aux yeux verts. Par contre, j'accepterais volontiers que quelqu'un soit fier d'être devenu chef de sa propre entreprise prospère, expert en, disons, histoire du XXe siècle, champion de tennis ou auteur-compositeur-interprète de la chanson.
Cependant, plus important, au moment où nos représentants au Parlement vont être saisis de la question d'étendre le droit au mariage aux couples de même sexe, je trouve très pertinent l'article de John McKellar. En effet, sans être homosexuel moi-même, je m'intéresse à la question de la juste place du citoyen homosexuel dans la société.
Les projecteurs des différents médias ne sont généralement braqués que sur la fraction la plus audible, la plus militante et la plus théâtrale de cette partie de notre population et ne véhiculent que ses arguments. Même si je n'en appuie pas tous les détails, je pense que les arguments de M. McKellar, venant d'un homosexuel engagé, ont le mérite d'éclairer la question sous un autre angle. Cette opinion est probablement partagée par un groupe relativement nombreux dont on entend rarement parler.
Je sais gré au Devoir d'avoir publié ce texte et espère que le point de vue central de l'article sera pris sérieusement en considération par nos parlementaires alors qu'ils se préparent à réexaminer la loi sur le mariage.
D'abord, la fierté. Je ne peux accepter le concept de la «fierté gaie». Je ne peux d'ailleurs accepter non plus la fierté d'être Français ou États-Unien, blanc ou noir, grand ou blond aux yeux verts. Par contre, j'accepterais volontiers que quelqu'un soit fier d'être devenu chef de sa propre entreprise prospère, expert en, disons, histoire du XXe siècle, champion de tennis ou auteur-compositeur-interprète de la chanson.
Cependant, plus important, au moment où nos représentants au Parlement vont être saisis de la question d'étendre le droit au mariage aux couples de même sexe, je trouve très pertinent l'article de John McKellar. En effet, sans être homosexuel moi-même, je m'intéresse à la question de la juste place du citoyen homosexuel dans la société.
Les projecteurs des différents médias ne sont généralement braqués que sur la fraction la plus audible, la plus militante et la plus théâtrale de cette partie de notre population et ne véhiculent que ses arguments. Même si je n'en appuie pas tous les détails, je pense que les arguments de M. McKellar, venant d'un homosexuel engagé, ont le mérite d'éclairer la question sous un autre angle. Cette opinion est probablement partagée par un groupe relativement nombreux dont on entend rarement parler.
Je sais gré au Devoir d'avoir publié ce texte et espère que le point de vue central de l'article sera pris sérieusement en considération par nos parlementaires alors qu'ils se préparent à réexaminer la loi sur le mariage.
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