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À hauteur d'homme, un documentaire de Jean-Claude Labrecque - Landry contre les journalistes

Kathleen Lévesque   3 septembre 2003 
Bernard Landry et sa conjointe Chantal Renaud dans leur autobus électoral au cours de la dernière campagne. Derrière l’image de sérénité qu’il adoptait devant les caméras, expose le documentaire, le premier ministre sortant explosait contre ce
Photo : Jacques Nadeau
Bernard Landry et sa conjointe Chantal Renaud dans leur autobus électoral au cours de la dernière campagne. Derrière l’image de sérénité qu’il adoptait devant les caméras, expose le documentaire, le premier ministre sortant explosait contre ce
Par-delà le combat des chefs, des partis et des idées, la dernière campagne électorale a été une épreuve de force entre les journalistes politiques et Bernard Landry. Celui qui se qualifie d'«esclave de l'information» a été talonné, mais aussi angoissé par les journalistes, comme tend à le démontrer le film du réalisateur Jean-Claude Labrecque, À hauteur d'homme, qui sort en salle vendredi.
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  • Jacques Viau
    Inscrite
    mercredi 3 septembre 2003 08h40
    À hauteur d'homme
    « La morale de cette histoire:
    "Chassez le naturel, il revient au galop" »

  • Denis Gagnon
    Inscrit
    mercredi 3 septembre 2003 08h59
    Nous avons les journalistes que l'on mérite
    « Après avoir lu l'article et entendu ce matin Marc Laurendeau à La Première Chaîne sur la critique du film de M. Labrecque, il est normal de se poser des questions sur l'éthique en journalisme.

    On a beau faire les gorges chaudes avec les problèmes du New York Times on a peu tendance il me semble, à ne pas regarder ce qui se passe ici dans nos médias. Je trouve que n'importe qui fait du journalisme, quelqu'un qui sait écrire avec pas trop de fautes d'ortographes, des phrases qui se tiennent un tant soit peu, pourrait être un bon journaliste.

    À la télé, la plus grande gueule ou le chercheur de scoop à tout prix est devenu la norme.Il manque souvent de sérieux, de recherche, on n'a peut-être plus le temps d'approfondir les sujets et on y va à grands coups de citations ou ''y paraît que, mais on vérifiera plus tard''. L'important c'est la manchette, la première page pis si c'est pas tout à fait juste, on rectifiera le lendemain matin en page 2 à gauche en bas, pas trop gros quand même...

    On fait des procès d'intention, on plante tout ce qui bouge ou au contraire on liche les bottes. C'est malsain dans une société comme la nôtre mais c'est peut-être cela le prix de la démocratie. Les journalistes se veulent à tort, les gardiens de la liberté d'expression. Cette liberté a un prix c'est celle de la rigueur. »

  • Pierre Cloutier
    Inscrit
    mercredi 3 septembre 2003 09h58
    Landry a bien raison
    « Bernard Landry a bien raison. Moi, personnellement je ne ferais pas ce métier avec une bande de vautours aux alentours. Il y a longtemps que je vous aurais envoyer promener et pas à peu près. Mais, les politiciens sont dépendants des médias traditionnels pour se faire élire. C'est là la contradiction. Ou tu joues le jeu de la manipulation médiatique, ou tu te fais manger tout cru.

    Quand Marie Traintignant s'est fait tuer sa mère a traité les journalistes de "bande de chiens". C'était excessif, mais c'était un cri du coeur. J'aurais fait la même chose dans les mêmes circonstances.

    C'est pour cela que j'aime bien l'Internet ou tous les nouveaux outils offerts par les NTIC. Pour pouvoir se passer des médias traditionnels de masse (journaux, radio, télévision) qui nous manipulent selon leurs agendas et leurs priorités et qui de toute façon, pour la plupart, sauf peut-être le Devoir, appartiennent aux puissants, aux riches et aux nantis....fédéralistes, ennemis du peuple québécois.

    Être à la place de Bernard Landry, moi aussi j'aurais le goût de "calicer" mon camp à l'UQAM pour ne plus vous voir la face.C'est-y assez clair. J'ai été journaliste et je sais de quoi je parle. Y a rien de personnel. Y a juste qu'on en a marre de lire toutes vos conneries.


    Pierre Cloutier »

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