Sondage Léger Marketing-CKAC-Le Devoir - Santé: les Québécois restent sur leur appétit
Blanc bonnet et bonnet blanc. Les Québécois ne voient pas de différence dans les services de santé depuis que le Parti libéral est au pouvoir.
Si la population se dit généralement satisfaite des actions du gouvernement du Parti libéral, comme l'illustrait le premier volet d'un sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC publié hier, dans le domaine de la santé, la perception veut qu'il n'y ait pas eu de changement notable. C'est du moins ce que croient trois Québécois sur quatre (74 %). Seulement 13 % des répondants disent avoir observé une amélioration, comparativement à 9 % qui jugent que les services se sont détériorés.
La santé apparaît comme le défi du gouvernement, qui a été élu en ayant fait de la santé sa priorité numéro un. Mais quoi qu'en dise le premier ministre Jean Charest, qui, il y a deux semaines, présentait ses objectifs d'amélioration du système de santé comme des faits accomplis, le gouvernement n'a pas encore réussi à combler les attentes des citoyens.
«Les gens demeurent sur leur appétit. Les libéraux n'ont pas impressionné les Québécois sur ce qu'ils ont fait dans le domaine de la santé. Mais globalement, ils sont satisfaits de la gouverne libérale à ce moment-ci», affirme le sondeur Jean-Marc Léger.
M. Léger souligne également que les résultats tendent à accorder au ministre de la Santé, Philippe Couillard, une certaine crédibilité. On compte 35 % de Québécois qui pensent que le ministre Couillard réussira à faire mieux que ses prédécesseurs. «C'est un taux élevé. C'est donc dire que la population estime que la santé est entre bonnes mains. Les gens se sentent en sécurité avec le ministre jusqu'à maintenant. Mais par contre, on a beau avoir un ministre qui a mieux fait, ça ne signifie pas que le système va mieux», rappelle M. Léger.
Il y a toutefois 53 % des répondants qui disent que la santé restera dans le même état sous la gouverne de M. Couillard.
Chose certaine, les services de santé demeurent une priorité pour les citoyens. Ainsi, 71 % des Québécois estiment qu'à la rentrée parlementaire, l'opposition devrait concentrer ses énergies sur l'amélioration des services de santé. La lutte contre la pauvreté, avec tout ce que le concept sous-entend d'équité sociale et de soutien aux plus démunis, constitue le deuxième dossier le plus important (40 %). Les baisses d'impôt arrivent en troisième place avec 27 %. Suivent les dossiers du déséquilibre fiscal (18 %), de l'accessibilité aux garderies (18 %), des défusions municipales (9 %) et de la réforme de la loi sur l'assurance automobile (9 %).
Les baisses d'impôt promises par Jean Charest ne soulèvent pas l'enthousiasme de la majorité. Ils sont 42 % à faire ce choix, surtout chez les adéquistes (57 %). Les Québécois préfèrent à 54 % le maintien des coûts des services directs aux utilisateurs plutôt qu'une baisse d'impôt.
«Les libéraux tiennent pour acquis que les Québécois veulent une baisse d'impôt, mais le travail de persuasion n'a pas été fait. La preuve, c'est que les Québécois sont prêts à sacrifier une baisse d'impôt», soutient M. Léger.
Ce sondage Léger Marketing a été réalisé auprès de 1006 personnes à travers le Québec entre les 20 et 24 août. La marge d'erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.
Outre les dossiers de la santé et des baisses d'impôt, le gouvernement Charest bénéficie d'un appui réel pour mener à bien des réformes délicates comme celles des garderies (voir autre texte en page 3) ou de l'assurance automobile. Sur ce dernier élément, la population semble avoir un préjugé favorable à l'endroit du projet gouvernemental de mettre fin au régime d'assurance sans égard à la faute, communément appelé no fault. Ainsi, 64 % des Québécois sont d'accord pour revoir la loi québécoise sur l'assurance automobile afin de permettre de poursuivre les conducteurs coupables de conduite avec facultés affaiblies.
Les répondants n'ont toutefois pas été interrogés sur les effets d'un tel changement sur la hausse des primes d'assurance que prévoit le Bureau d'assurance du Canada. Le débat à venir sur la question devrait apporter un nouvel éclairage.
«Normalement, les Québécois sont plutôt partagés sur les politiques gouvernementales. Pour l'instant, ils sont d'accord sur le fond des dossiers», croit Jean-Marc Léger.
Quant à l'épineux dossier des défusions municipales, les Québécois se montrent sceptiques face au bien-fondé du projet. Et c'est particulièrement vrai chez les francophones. Pour 58 % de Québécois, cela constituerait un retour en arrière alors que les francophones abondent dans ce sens dans une proportion de 64 %.
Si la population se dit généralement satisfaite des actions du gouvernement du Parti libéral, comme l'illustrait le premier volet d'un sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC publié hier, dans le domaine de la santé, la perception veut qu'il n'y ait pas eu de changement notable. C'est du moins ce que croient trois Québécois sur quatre (74 %). Seulement 13 % des répondants disent avoir observé une amélioration, comparativement à 9 % qui jugent que les services se sont détériorés.
La santé apparaît comme le défi du gouvernement, qui a été élu en ayant fait de la santé sa priorité numéro un. Mais quoi qu'en dise le premier ministre Jean Charest, qui, il y a deux semaines, présentait ses objectifs d'amélioration du système de santé comme des faits accomplis, le gouvernement n'a pas encore réussi à combler les attentes des citoyens.
«Les gens demeurent sur leur appétit. Les libéraux n'ont pas impressionné les Québécois sur ce qu'ils ont fait dans le domaine de la santé. Mais globalement, ils sont satisfaits de la gouverne libérale à ce moment-ci», affirme le sondeur Jean-Marc Léger.
M. Léger souligne également que les résultats tendent à accorder au ministre de la Santé, Philippe Couillard, une certaine crédibilité. On compte 35 % de Québécois qui pensent que le ministre Couillard réussira à faire mieux que ses prédécesseurs. «C'est un taux élevé. C'est donc dire que la population estime que la santé est entre bonnes mains. Les gens se sentent en sécurité avec le ministre jusqu'à maintenant. Mais par contre, on a beau avoir un ministre qui a mieux fait, ça ne signifie pas que le système va mieux», rappelle M. Léger.
Il y a toutefois 53 % des répondants qui disent que la santé restera dans le même état sous la gouverne de M. Couillard.
Chose certaine, les services de santé demeurent une priorité pour les citoyens. Ainsi, 71 % des Québécois estiment qu'à la rentrée parlementaire, l'opposition devrait concentrer ses énergies sur l'amélioration des services de santé. La lutte contre la pauvreté, avec tout ce que le concept sous-entend d'équité sociale et de soutien aux plus démunis, constitue le deuxième dossier le plus important (40 %). Les baisses d'impôt arrivent en troisième place avec 27 %. Suivent les dossiers du déséquilibre fiscal (18 %), de l'accessibilité aux garderies (18 %), des défusions municipales (9 %) et de la réforme de la loi sur l'assurance automobile (9 %).
Les baisses d'impôt promises par Jean Charest ne soulèvent pas l'enthousiasme de la majorité. Ils sont 42 % à faire ce choix, surtout chez les adéquistes (57 %). Les Québécois préfèrent à 54 % le maintien des coûts des services directs aux utilisateurs plutôt qu'une baisse d'impôt.
«Les libéraux tiennent pour acquis que les Québécois veulent une baisse d'impôt, mais le travail de persuasion n'a pas été fait. La preuve, c'est que les Québécois sont prêts à sacrifier une baisse d'impôt», soutient M. Léger.
Ce sondage Léger Marketing a été réalisé auprès de 1006 personnes à travers le Québec entre les 20 et 24 août. La marge d'erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.
Outre les dossiers de la santé et des baisses d'impôt, le gouvernement Charest bénéficie d'un appui réel pour mener à bien des réformes délicates comme celles des garderies (voir autre texte en page 3) ou de l'assurance automobile. Sur ce dernier élément, la population semble avoir un préjugé favorable à l'endroit du projet gouvernemental de mettre fin au régime d'assurance sans égard à la faute, communément appelé no fault. Ainsi, 64 % des Québécois sont d'accord pour revoir la loi québécoise sur l'assurance automobile afin de permettre de poursuivre les conducteurs coupables de conduite avec facultés affaiblies.
Les répondants n'ont toutefois pas été interrogés sur les effets d'un tel changement sur la hausse des primes d'assurance que prévoit le Bureau d'assurance du Canada. Le débat à venir sur la question devrait apporter un nouvel éclairage.
«Normalement, les Québécois sont plutôt partagés sur les politiques gouvernementales. Pour l'instant, ils sont d'accord sur le fond des dossiers», croit Jean-Marc Léger.
Quant à l'épineux dossier des défusions municipales, les Québécois se montrent sceptiques face au bien-fondé du projet. Et c'est particulièrement vrai chez les francophones. Pour 58 % de Québécois, cela constituerait un retour en arrière alors que les francophones abondent dans ce sens dans une proportion de 64 %.
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