dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 20h25


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Sondage Léger Marketing-CKAC-Le Devoir - La lune de miel se poursuit

Kathleen Lévesque   29 août 2003 
Cinq mois de pouvoir n'ont pas effrité l'appui dont bénéficie le gouvernement de Jean Charest. Plus de la moitié des Québécois se disent satisfaits de la performance des libéraux.

Malgré un premier budget qui comportait certaines compressions et des hausses à venir du tarif d'électricité ainsi que des frais de garde, le gouvernement du Parti libéral jouit toujours de l'appui de la population. Selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir-CKAC, 53 % des Québécois se disent satisfaits, contre 42 % d'insatisfaits, de la façon dont les affaires de l'État sont menées.

Les francophones demeurent toutefois les plus sceptiques face au gouvernement Charest. Ainsi, 47 % des francophones se disent insatisfaits à l'endroit du gouvernement alors qu'on n'en compte qu'un sur cinq (21 %) chez les non-francophones.

«On se retrouve avec un gouvernement qui est apprécié par la population. C'est mieux qu'en juin, alors que les gens étaient partagés. L'entrée en fonction avec les déclarations sur la dette gouvernementale a été un peu pénible. Le départ a été chaotique, mais les choses se sont stabilisées», estime le sondeur Jean-Marc Léger.

Malgré ce taux de satisfaction, plus de la moitié de la population (56 %) est d'avis que la gestion de l'État est demeurée la même depuis les élections du 14 avril. Toutefois, on compte un Québécois sur cinq (21 %) qui estime que la situation s'est détériorée alors que la même proportion (19 %) juge que la gestion s'est améliorée. La majorité des électeurs libéraux (56 %) dit n'avoir observé aucun changement.

Selon Jean-Marc Léger, le taux de satisfaction général tend à démontrer que la lune de miel entre la population et le gouvernement libéral est loin d'être terminée. La satisfaction est même supérieure de cinq points aux intentions de vote à l'égard du PLQ.

En effet, près d'un citoyen sur deux (48 %) aurait reporté le Parti libéral au pouvoir si des élections avaient eu lieu cette semaine. Les Québécois maintiennent leur soutien au Parti québécois dans une proportion de 37 % mais réservent un camouflet à l'Action démocratique du Québec.

L'ADQ effectue un retour à la case de départ dans les intentions de vote en ne récoltant que 12 % d'appui après répartition des indécis. Ce sont six points de moins que le score obtenu lors du scrutin du 14 avril.

Le parti de Mario Dumont revient donc à la situation dans laquelle il se trouvait en avril 2002. Par la suite, l'ADQ a connu une montée fulgurante, atteignant même 40 % dans les intentions de vote en août de l'année dernière. La volonté de changement qui aura transporté l'ADQ, lui faisant entrevoir le pouvoir, aura finalement profité au Parti libéral.

«C'est un parti qui devra se redéfinir parce que c'est un parti qui ne va nulle part. Depuis les élections, l'ADQ a été silencieuse, et en politique, ça ne pardonne pas», affirme M. Léger.

Celui-ci souligne également la dégringolade personnelle de Mario Dumont. À la question «Qui ferait le meilleur premier ministre pour le Québec?», le chef adéquiste reçoit 18 % d'appui. Seule consolation pour celui qui a connu des jours meilleurs, il demeure plus populaire que sa formation politique.

«Ça ne veut pas dire que les Québécois ne l'aiment pas. Au contraire, il demeure le politicien le plus populaire au Québec, précise Jean-Marc Léger. Mais comme premier ministre, les Québécois estiment que Mario Dumont n'est peut-être pas prêt. C'est la même ambiguïté pour l'ADQ: les gens aiment l'ADQ mais ne votent pas pour l'ADQ. C'est un transfert qu'ils n'ont pas réussi à faire durant les élections.»

Pour sa part, le premier ministre Jean Charest se retrouve au coude-à-coude avec le chef du Parti québécois, Bernard Landry. Le chef libéral obtient 34 % alors que les Québécois choisissent M. Landry dans une proportion de 32 %. La différence entre les deux hommes devient plus marquée chez les francophones: 37 % d'entre eux font plus confiance à M. Landry et 29 % à M. Charest.

Ce sondage Léger Marketing a été mené auprès de 1006 répondants à travers le Québec entre les 20 et 24 août. La marge d'erreur est de 3,4 % 19 fois sur 20.

D'autres éléments de ce sondage seront présentés dans l'édition de demain, notamment en ce qui concerne les grands dossiers que le gouvernement Charest devra affronter ainsi que la délicate question du leadership au sein du Parti québécois.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009