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Les festivaliers devront prendre des risques

Peu de noms connus à la 27e édition du FFM mais Gaz Bar Blues part le bal avec brio

Odile Tremblay   28 août 2003 
Andrzej Zulawski, coprésident du jury de la 27e édition du FFM, à son arrivée à la Place des Arts hier, en compagnie de la comédienne Julie Depardieu (à droite), également membre du jury, et de la cinéaste iranienne Samira Makhmalbaf, président
Photo : Patrick Sanfaçon
Andrzej Zulawski, coprésident du jury de la 27e édition du FFM, à son arrivée à la Place des Arts hier, en compagnie de la comédienne Julie Depardieu (à droite), également membre du jury, et de la cinéaste iranienne Samira Makhmalbaf, président
Hier à Montréal s'ébranlait la 27e édition du Festival des films du monde, qui roulera jusqu'au 7 septembre. 19 films en compétition mais un menu gargantuesque de 446 films en tout, dont 20 % du temps d'écran consacré au contenu canadien (bon, pas bon, mais canadien), comme le réclament d'aberrants règlements de Téléfilm Canada.
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  • Éliane Doré
    Inscrite
    jeudi 28 août 2003 04h43
    Nombrilisme ou courte vue?
    446 films en tout, dont 20 % du temps d'écran consacré au contenu canadien (bon, pas bon, mais canadien), comme le réclament d'aberrants règlements de Téléfilm Canada.
    Est-ce donner à son pays une importance exagérée?

    J'ai bien peur que oui...c'est pourquoi j'ai quitté la production dans ce "plusse bô pays du monde". Productrice essentiellement de documentaires je vis maintenant au Sénégal et je ne produit pas ici, bien sûr, faute de moyen.

    M'étant vue refuser, par les télés canadiennes, (condition sine qua non pour faire ce genre chez-nous, n'est-ce pas?) des productions qui traitaient sur le courage des femmes rwandaises après le génocide, le charme des mauritaniennes, les gens d'affaires osés qui veulent faire affaire en Afrique etc. je n'ai pu me satisfaire du seul projet qu'on avait accepté de me laisser développer cette année là: le Festival de St-Tite!

    Ah! Il doit être bien joli ce nombril canadien pour qu'on ne veuille pas voir celui des autres, mais pour moi: non merci! Le monde est trop grand pour accepter d'en voir et d'en montrer qu'une partie.

    Merci de vous exprimer si franchement Odile, vous m'avez donné le goût de vous parler de ma petite expérience ce matin, de Dakar.

    Éliane Doré
    maintenant agent d'immigration
    Ambassade du Canada
    Dakar, Sénégal

  • orbisphoebus@gmail.com
    Abonné
    jeudi 28 août 2003 16h48
    un festival pour le cinéphile monsieur-et- madame-tout-le-monde
    Malgré tout le respect que je dois à Mme Odile Tremblay, il reste que le festival des films du monde n'est pas un festival pour journalistes en mal de copie. C'est justement l'aspect non commercial du FFM qui me plait. J'en ai un peu marre de voir le festival descendu pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le cinéma.

    Et puis même s'il n'y a pas de vedettes, c'est bien tant mieux... on découvre les films et les cinéates étrangers avec plaisir. Depuis que je fréquente le FFM, une bonne 15zaine d'années, je cours tout ce qui est peu probable d'être affiché sur nos écrans après le Festival. Que de belles surprises souvent... à mon avis, c'est là toute la force du FFM. C'est pas toujours égal, mais c'est un regard différent, et c'est ce qui compte. Et n'allez pas croire que les salles sont vides... on en redemande !

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