Lettres: Roland Giguère nous manquera à tous
Micheline Cambron - Au nom des membres du CRILCQ Montréal, Août 2003
28 août 2003
Roland Giguère nous manquera à tous. Sa parole et ses mots, remplis d'une magie simple et d'une lumière sans pareille, ses gestes minutieux et amples de peintre, de graveur, de graphiste et d'artiste du livre, sa pensée même, qui, à travers le titre si éloquent de l'âge de la parole, sut nommer l'espérance d'une génération, auront marqué la vie littéraire et culturelle québécoise.
Sa présence, discrète et généreuse, aura ainsi laissé des traces importantes dans la vie du Centre d'études québécoises du département d'études françaises de l'Université de Montréal (CETUQ), devenu tout récemment le Centre de recherche sur la littérature et la culture québécoises de l'Université de Montréal (CRILCQ Montréal). Dès la création de notre centre, Roland Giguère était venu rencontrer professeurs et étudiants, nous offrant une lecture sobre et émouvante de ses poèmes, à l'écoute de ceux qui étaient venus l'entendre. Plus tard, en 1981, il s'associera au centre, créant une gravure intitulée Lectures à l'occasion de la tenue du colloque «Lectures européennes de la littérature québécoise». Cette gravure, qui est toujours le frontispice des Cahiers de recherches publiés par le centre, évoque tout à la fois l'alphabet et les enchevêtrements de l'écriture, invitant à la lecture. En plusieurs occasions, Roland Giguère se joignit à nous lors de conférences ou de colloques, silencieux et observateur: il comptait parmi nos amis. Nous nous souviendrons toujours de cette soirée où, invité par Georges André Vachon à participer à un séminaire pour parler des relations entre littérature québécoise et surréalisme, il avait accepté à la condition d'amener ses amis, qui avaient, disait-il, tellement plus à dire que lui. Aussi nous étions-nous retrouvés, quelques collègues et étudiants, en compagnie d'un aréopage impressionnant: Gaston Miron, Gérald Godin — déjà malade —, Pauline Julien et Roland Giguère lui-même, qui raconta, analysa, commenta simplement et avec humour ses relations avec André Breton et le milieu surréaliste. Il était tout étonné de découvrir qu'il avait tant à dire et que sa parole nous importait car il avait accompagné la poésie de la seconde moitié du XXe siècle de manière exemplaire. Cette rencontre témoignait de la manière d'être de Roland Giguère: son humanité sobre et généreuse s'y manifestait avec la liberté qui était sienne face à la feuille ou la toile blanche.
Sa présence, discrète et généreuse, aura ainsi laissé des traces importantes dans la vie du Centre d'études québécoises du département d'études françaises de l'Université de Montréal (CETUQ), devenu tout récemment le Centre de recherche sur la littérature et la culture québécoises de l'Université de Montréal (CRILCQ Montréal). Dès la création de notre centre, Roland Giguère était venu rencontrer professeurs et étudiants, nous offrant une lecture sobre et émouvante de ses poèmes, à l'écoute de ceux qui étaient venus l'entendre. Plus tard, en 1981, il s'associera au centre, créant une gravure intitulée Lectures à l'occasion de la tenue du colloque «Lectures européennes de la littérature québécoise». Cette gravure, qui est toujours le frontispice des Cahiers de recherches publiés par le centre, évoque tout à la fois l'alphabet et les enchevêtrements de l'écriture, invitant à la lecture. En plusieurs occasions, Roland Giguère se joignit à nous lors de conférences ou de colloques, silencieux et observateur: il comptait parmi nos amis. Nous nous souviendrons toujours de cette soirée où, invité par Georges André Vachon à participer à un séminaire pour parler des relations entre littérature québécoise et surréalisme, il avait accepté à la condition d'amener ses amis, qui avaient, disait-il, tellement plus à dire que lui. Aussi nous étions-nous retrouvés, quelques collègues et étudiants, en compagnie d'un aréopage impressionnant: Gaston Miron, Gérald Godin — déjà malade —, Pauline Julien et Roland Giguère lui-même, qui raconta, analysa, commenta simplement et avec humour ses relations avec André Breton et le milieu surréaliste. Il était tout étonné de découvrir qu'il avait tant à dire et que sa parole nous importait car il avait accompagné la poésie de la seconde moitié du XXe siècle de manière exemplaire. Cette rencontre témoignait de la manière d'être de Roland Giguère: son humanité sobre et généreuse s'y manifestait avec la liberté qui était sienne face à la feuille ou la toile blanche.
En 1950, Roland Giguère écrivait:
«derniers éclats de souvenirs pénibles
sur quelques images froissées déchirées
il faudra bientôt dessiner d'autres images
aux reflets plus humains»
Sa présence, discrète et généreuse, aura ainsi laissé des traces importantes dans la vie du Centre d'études québécoises du département d'études françaises de l'Université de Montréal (CETUQ), devenu tout récemment le Centre de recherche sur la littérature et la culture québécoises de l'Université de Montréal (CRILCQ Montréal). Dès la création de notre centre, Roland Giguère était venu rencontrer professeurs et étudiants, nous offrant une lecture sobre et émouvante de ses poèmes, à l'écoute de ceux qui étaient venus l'entendre. Plus tard, en 1981, il s'associera au centre, créant une gravure intitulée Lectures à l'occasion de la tenue du colloque «Lectures européennes de la littérature québécoise». Cette gravure, qui est toujours le frontispice des Cahiers de recherches publiés par le centre, évoque tout à la fois l'alphabet et les enchevêtrements de l'écriture, invitant à la lecture. En plusieurs occasions, Roland Giguère se joignit à nous lors de conférences ou de colloques, silencieux et observateur: il comptait parmi nos amis. Nous nous souviendrons toujours de cette soirée où, invité par Georges André Vachon à participer à un séminaire pour parler des relations entre littérature québécoise et surréalisme, il avait accepté à la condition d'amener ses amis, qui avaient, disait-il, tellement plus à dire que lui. Aussi nous étions-nous retrouvés, quelques collègues et étudiants, en compagnie d'un aréopage impressionnant: Gaston Miron, Gérald Godin — déjà malade —, Pauline Julien et Roland Giguère lui-même, qui raconta, analysa, commenta simplement et avec humour ses relations avec André Breton et le milieu surréaliste. Il était tout étonné de découvrir qu'il avait tant à dire et que sa parole nous importait car il avait accompagné la poésie de la seconde moitié du XXe siècle de manière exemplaire. Cette rencontre témoignait de la manière d'être de Roland Giguère: son humanité sobre et généreuse s'y manifestait avec la liberté qui était sienne face à la feuille ou la toile blanche.
Sa présence, discrète et généreuse, aura ainsi laissé des traces importantes dans la vie du Centre d'études québécoises du département d'études françaises de l'Université de Montréal (CETUQ), devenu tout récemment le Centre de recherche sur la littérature et la culture québécoises de l'Université de Montréal (CRILCQ Montréal). Dès la création de notre centre, Roland Giguère était venu rencontrer professeurs et étudiants, nous offrant une lecture sobre et émouvante de ses poèmes, à l'écoute de ceux qui étaient venus l'entendre. Plus tard, en 1981, il s'associera au centre, créant une gravure intitulée Lectures à l'occasion de la tenue du colloque «Lectures européennes de la littérature québécoise». Cette gravure, qui est toujours le frontispice des Cahiers de recherches publiés par le centre, évoque tout à la fois l'alphabet et les enchevêtrements de l'écriture, invitant à la lecture. En plusieurs occasions, Roland Giguère se joignit à nous lors de conférences ou de colloques, silencieux et observateur: il comptait parmi nos amis. Nous nous souviendrons toujours de cette soirée où, invité par Georges André Vachon à participer à un séminaire pour parler des relations entre littérature québécoise et surréalisme, il avait accepté à la condition d'amener ses amis, qui avaient, disait-il, tellement plus à dire que lui. Aussi nous étions-nous retrouvés, quelques collègues et étudiants, en compagnie d'un aréopage impressionnant: Gaston Miron, Gérald Godin — déjà malade —, Pauline Julien et Roland Giguère lui-même, qui raconta, analysa, commenta simplement et avec humour ses relations avec André Breton et le milieu surréaliste. Il était tout étonné de découvrir qu'il avait tant à dire et que sa parole nous importait car il avait accompagné la poésie de la seconde moitié du XXe siècle de manière exemplaire. Cette rencontre témoignait de la manière d'être de Roland Giguère: son humanité sobre et généreuse s'y manifestait avec la liberté qui était sienne face à la feuille ou la toile blanche.
En 1950, Roland Giguère écrivait:
«derniers éclats de souvenirs pénibles
sur quelques images froissées déchirées
il faudra bientôt dessiner d'autres images
aux reflets plus humains»
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