Lettres: Salut, mon cher Roland
Jean-Paul Filion - Sainte-Anne-de-Beaupré, 20 août 2003
27 août 2003
Sous le ciel du Québec, la mort d'un grand poète vient toujours assombrir mes yeux. Mon ami Roland Giguère n'est plus. Ma vieille branche des temps anciens de nos têtes en fleur a fait le choix de partir avant moi.
J'ai eu le bonheur de partager une longue amitié avec un être exceptionnellement beau dans son univers intérieur. Comme Gilles Hénault, Alain Grandbois, Gaston Miron et Pierre Perrault, Roland Giguère, par la magie de ses mots et l'immense richesse de ses images, était un projecteur de lumière, un fouilleur d'absolu, un exilé du règne de la bêtise. Toute sa vie, loin du tintamarre public, en peinture comme en littérature, il fut l'alchimiste acharné à transformer en or tout ce qui était vil et terne à son regard.
Généreux, rêveur, assoiffé d'amour et d'éternité, toujours occupé à achever l'inachevé, il est parti avec ses douleurs cachées comme tous ces poètes d'ici disparus à bout de métaphores, tombés au champ de la poésie. Ces poètes au visage de phare, mais qu'un monde en bascule n'aura jamais reconnus. Salut, mon cher Roland.
J'ai eu le bonheur de partager une longue amitié avec un être exceptionnellement beau dans son univers intérieur. Comme Gilles Hénault, Alain Grandbois, Gaston Miron et Pierre Perrault, Roland Giguère, par la magie de ses mots et l'immense richesse de ses images, était un projecteur de lumière, un fouilleur d'absolu, un exilé du règne de la bêtise. Toute sa vie, loin du tintamarre public, en peinture comme en littérature, il fut l'alchimiste acharné à transformer en or tout ce qui était vil et terne à son regard.
Généreux, rêveur, assoiffé d'amour et d'éternité, toujours occupé à achever l'inachevé, il est parti avec ses douleurs cachées comme tous ces poètes d'ici disparus à bout de métaphores, tombés au champ de la poésie. Ces poètes au visage de phare, mais qu'un monde en bascule n'aura jamais reconnus. Salut, mon cher Roland.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

