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    Khadir appuie toute action étudiante

    Le député solidaire acquiesce à l'idée d'investir les rues, voire les ponts

    29 février 2012 |Lisa-Marie Gervais
    Des étudiants ont bloqué hier l’entrée de certains bâtiments de l’Université du Québec à Montréal.<br />
    Photo: Annik MH De Carufel - Le Devoir Des étudiants ont bloqué hier l’entrée de certains bâtiments de l’Université du Québec à Montréal.
    Le mouvement de grève étudiante s'amplifie et continue de récolter des appuis. Hier, c'était au tour d'Amir Khadir, député et coporte-parole de Québec solidaire, de soutenir publiquement les étudiants dans leur lutte contre la hausse des droits de scolarité en acquiesçant à leur désir de prendre la rue.

    «C'est bien peu payé quelques heures dans un bouchon de circulation pour s'assurer que l'avenir de nos jeunes n'est pas bouché; boucher un pont pour débloquer l'avenir de nos jeunes et de notre société pour garantir à notre société le meilleur», a-t-il dit, en faisant allusion à la poignée d'étudiants qui avaient obstrué le pont Jacques-Cartier jeudi dernier.

    Selon lui, il est «odieux» de vouloir refiler la facture aux étudiants alors que «le gouvernement libéral et le gouvernement péquiste qui l'a précédé au cours des 10 dernières années ont consenti pour plus de 10 milliards en réduction d'impôt aux entreprises, aux grandes entreprises, aux grandes fortunes, aux citoyens les plus fortunés».

    Le gouvernement majoritaire de Jean Charest mérite d'être défait, a poursuivi M. Khadir qui a présenté, pour la forme, une motion de censure à l'Assemblée nationale. La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a reconnu que c'était le droit de ce député de l'opposition que de vouloir susciter le débat. «Mais la décision est prise», a-t-elle insisté. «En ce sens, encourager les étudiants à boycotter leurs cours n'est pas une bonne idée parce que le plus gros impact c'est aux étudiants. Un jour ou l'autre, ils devront reprendre ces cours-là», a-t-elle rappelé.

    Malgré la position ferme de la ministre, les étudiants continuent de multiplier les manifestations de leur mécontentement par rapport à la hausse. Ce matin, vers 7h, une soixantaine de personnes ont bloqué certains accès de l'UQAM, notamment le pavillon Athanase-David. Les policiers ont été appelés sur les lieux afin d'éviter les débordements. Aucune arrestation n'a cependant été effectuée.

    Piquet de grève

    En outre, l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et l'association étudiante se sont entendues sur la reconnaissance de la grève. En échange d'un piquet de grève perméable, l'administration procédera à la levée des cours jusqu'à la prochaine assemblée générale des étudiants. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s'est réjouie de cette entente et souhaite qu'elle serve d'exemple. Pour l'instant, de nombreuses administrations, comme l'Université de Montréal, rappellent que les étudiants n'ont pas le droit de débrayer et que les cours ont lieu partout en dépit des levées de cours dûment votées.

    Rappelons qu'il y a actuellement environ 67 000 étudiants en débrayage ou détenant un mandat de grève.

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    Avec La Presse canadienne


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    Un long périple pédestre pour la cause


    La migration des oiseaux rouges... L'image est poétique, mais la réalité est pas mal plus dure pour la vingtaine d'étudiants et d'enseignants qui ont décidé jeudi dernier de relever le défi de parcourir à pied les 270 kilomètres entre Montréal et Québec pour protester contre la hausse des droits de scolarité. «Pour être franche, c'est plus dur qu'on pensait», a admis l'étudiante en théâtre à l'UQAM Solène Paré, qui fait partie de l'aventure. Chaque jour, sous le soleil ou la tempête, le groupe parcourt 40 km en dix heures, dort et mange dans des centres communautaires, gymnases d'école ou chez l'habitant. À Portneuf hier, les protestataires comptent arriver jeudi à Québec, à temps pour la manifestation nationale où ils liront le manifeste qu'ils écrivent de par les soirs en pansant leurs blessures aux pieds. «On supporte une douleur qui est collective. On pense que la hausse des frais, c'est un symptôme d'un problème de société qui est beaucoup plus grand», a-t-elle soutenu. (Le Devoir)
     
     
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