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À Ottawa, Québec prêche dans le désert

Les conservateurs font la sourde oreille sur le registre des armes à feu et la réforme de la justice

Hélène Buzzetti   18 novembre 2011 
Le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a demandé hier à Ottawa de ne pas détruire les données contenues dans le registre des armes à feu «pour lesquelles les citoyens québécois ont payé». Son plaidoyer a été livré en vain.
Photo : La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick
Le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a demandé hier à Ottawa de ne pas détruire les données contenues dans le registre des armes à feu «pour lesquelles les citoyens québécois ont payé». Son plaidoyer a été livré en vain.
Ottawa — Le gouvernement du Québec n'a pas réussi à convaincre le gouvernement de Stephen Harper de revoir les deux pièces maîtresses de son approche en matière de justice. Le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil, qui s'était rendu à Ottawa hier demander le transfert des données contenues dans le registre des armes à feu, a été ignoré par les conservateurs. Les amendements au projet de loi C-10 mis de l'avant par son collègue Jean-Marc Fournier, eux, seront examinés en vitesse, les conservateurs ayant limité le temps.

«Je considère cela inacceptable, c'est un bris de démocratie. Aujourd'hui, on n'assiste pas à un geste "tough on crime", mais plutôt à un geste "tough on democraty"», s'est insurgé le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier.

Le projet de loi C-10 d'Ottawa est rendu à l'étape de l'étude article par article en comité parlementaire, où chaque article est adopté tel quel ou amendé. Le Québec avait proposé des amendements à la portion traitant de la justice pour adolescents, que le NPD a repris à son compte. En début de séance hier matin, le gouvernement a annoncé qu'il ne permettrait pas aux travaux du comité de se prolonger au-delà de minuit. L'opposition s'est plainte de cet abus du processus démocratique et a entamé une séance d'obstruction parlementaire qui a permis d'obtenir un compromis. Finalement, les partis auront deux jours de séance intensive la semaine prochaine pour débattre de chaque article, mais avec un maximum de 10 minutes pour chacun.

Les conservateurs ont expliqué qu'ils n'avaient pas le choix d'agir ainsi parce qu'au rythme où allaient les choses (huit articles ont été débattus en deux heures mardi), le projet de loi nécessiterait encore 10 semaines d'étude. Or, ils avaient promis de faire adopter leur projet de loi en 100 jours.

«Qu'y avait-il d'urgent», a demandé le ministre Fournier, qui se trouvait à Québec. Il a indiqué qu'il «étudiait ses options», sans préciser lesquelles. Le recours aux tribunaux est exclu. «Il n'est pas question d'injonction. Il y a des moyens qui peuvent nous être soumis, par exemple, dans les orientations qui peuvent être données aux procureurs.»

Le Devoir a publié un texte le 5 novembre dernier expliquant qu'une province peut ne pas appliquer une portion du Code criminel en donnant instruction à ses procureurs de ne pas utiliser les nouveaux chefs d'accusation concoctés par le fédéral pour un crime donné. Le geste illégal reste criminel, mais la Couronne utilise, pour le sanctionner, les anciens chefs d'accusation n'étant pas rattachés à des peines minimales. Par exemple, pour éviter l'emprisonnement minimal de six mois pour possession de six plants de marijuana, on ne mentionne pas le nombre de plants découverts.

Tard en soirée, le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a envoyé une lettre à son homologue dans laquelle il se dit «convaincu que le Québec pourra maintenir sa propre approche éprouvée de la justice pour adolescents dans le cadre de cette loi». M. Nicholson reconnaît la pertinence de la réadaptation, mais ajoute que «des peines plus sévères et plus longues cadrent avec cet objectif puisqu'elles sont nécessaires pour protéger la société contre les contrevenants dangereux et violents. Toute peine doit tenir les délinquants responsables de leurs actes.»

Pas de registre

Au même moment, dans une autre salle parlementaire, le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a demandé à Ottawa de ne pas détruire, comme il entend le faire, les données contenues dans le registre des armes à feu «pour lesquelles les citoyens québécois ont payé».

«Si l'enregistrement des armes à feu sans restriction ne devait sauver qu'une seule vie, nous serions justifiés sur le plan moral de continuer nos démarches afin de le maintenir, mais nous savons déjà qu'il a sauvé beaucoup plus qu'une seule vie. Il en a sauvé plusieurs.» Le ministre a aussi cru bon rappeler que «dans la plupart des cas, il ne suffit que d'environ trois minutes pour procéder à cet enregistrement». Le registre est consulté 700 fois par jour au Québec.

Son plaidoyer a été livré en vain. Immédiatement après sa comparution, le ministre Maxime Bernier a été envoyé au front pour réitérer la position du gouvernement. «La destruction des données fait partie d'un engagement électoral», a-t-il dit, car selon lui, le registre, c'est les données. «Si on ne détruit pas les données, qu'est-ce qu'on détruit?» M. Bernier a rappelé que la vérificatrice générale disait en 2006 que certaines données du registre étaient inexactes. «Transférer ces données inexactes à un gouvernement, ce serait un cadeau empoisonné.» Il n'a pas voulu reconnaître que les amnisties accordées depuis 2006 par son gouvernement ont amplifié les inexactitudes.

La séance de comité s'est déroulée comme un dialogue de sourds. Les députés conservateurs n'ont à aucun moment interrogé le ministre, ni d'ailleurs les chefs de police présents partageant son opinion. Ils se sont plutôt rabattus sur leurs alliés, les représentants de la Canadian Shooting Sports Association, Tony Bernardo et Diana Cabrera, et Hélène Larente, coordonnatrice du programme La chasse au féminin. Le chef de police de Waterloo s'était montré féroce envers les conservateurs d'ordinaire des alliés. «Vous ne pouvez pas accepter notre opinion quand elle fait votre affaire et ensuite la rejeter quand elle ne le fait plus», a dit Matthew Torigian.

Perdre la trace des armes

Les défenseurs du registre font valoir qu'avec l'abolition, on ne pourra plus retrouver les armes en circulation au Canada, les marchands n'étant plus tenus, comme avant 1995, de conserver des registres de leurs ventes. Les conservateurs ont tenté de démolir cet argument hier en faisant dire à M. Bernardo que les marchands tenaient encore des «livres verts» de leurs inventaire.

Les policiers ont répliqué que le point de départ d'une recherche policière est une arme ou une personne, pas un magasin. Pour savoir à qui appartient une arme, ou encore si une personne en possède une, il faudrait retrouver le fabricant d'après le numéro de série, demander à quel distributeur l'arme a été vendue, puis à quel magasin. «C'est beaucoup de temps perdu pendant une enquête», a lancé Mario Hamel, le chef de police de Gatineau. En outre, un acheteur n'a qu'à revendre son arme à un particulier pour que cesse sa traçabilité.

Ils soulignent aussi que contrairement à ce que prétend le gouvernement, la police qui veut retirer ses armes à une personne devenue inapte à en posséder n'a pas le droit automatique d'aller vérifier à son domicile qu'elles ont toutes été rapportées. Le registre permettait cette vérification.
 
 
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  • VITRILLOLA
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 04h59
    Tough of canadian federalism
    Vous voyez monsieur Fournier... dans une République Québécoise vous ne perdriez pas votre salive et votre énergie à vous insurger et crier à l'inacceptable face au mur des lamentations canadien... Dans un gouvernement de la nouvelle république, y en aurait pas de loi C-10, puisque le boss en justice ça serait vous et le premier ministre désigné par le président. Vous auriez vraiment les deux mains sur le volant plutôt que faire du pouce au bord de la transcanadienne avec à chaque fois l'espoir qu'Harper vous amène soudainement vers un compromis ou une volte-face. J'aimerais comprendre pourquoi le fédéralisme canadien est l'option idéale ? Toujours demander des comptes ou le risque de se faire rabrouer à la moindre action ou façon de penser est réellement une option supérieure à celle de la liberté de choisir, d'agir sans demander de compte à personne ?


    Aujourd'hui, on vous entartre le visage avec une loi C-10, double crème au bâillon, en plus d'être obligé de la payer (futures prisons) et vous trouvez ça idéal comme système politique ?

    Est-ce que décider dans une république est réellement plus ridicule que de jouer la guidounne à tout bout d'champs pour un tout ou pour rien ? Pourquoi se contenter d'être valet quand on peut être roi ? On vous promet quoi en coulisse, M. Fournier, pour défendre à ce point le fédéralisme canadien ?

  • Patro
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 05h37
    Dénie de démocratie
    Pourquoi endurer ce comportement ? Sans doute qu'il n'y a plus d'intérêts pour quoique ce soit. Tous ces gestes posés par le gouvernement conservateur actuel sont des gestes dont la porté n'a n'égale que leur non intérêt pour les citoyens. Il en va de même pour la gouvernance au Québec. On ne s'intéresse même plus à ce qu'il fait ou dit.
    La position de celui-ci est une image d'offusqué présentée pour donner l'illusion d'un gouvernement propre, changer la perception du peuple envers lui et se montrer bon père de famille, une fois qu'il a dépensé tout l'argent du ménage au jeu ou en activités «sociales».
    Les vannes de l'arrogance sont ouvertes depuis l'élection de Monsieur Harper et Québec a tout vu venir mais réagit à la dernière minute.
    Le bloc a semblé ne pas changer grand choses mais il provoquait des réactions ce qui obligeait à des changement et à la prudence.
    Aujourd'hui, qui est porte paroles des Québécois et de notre gouvernement ?
    l n'y a plus de ligne de communications entre nos députés fédéraux et le gouvernement. Charest demander à Mulcair de prendre position ? Voyons donc !
    Demander au NPD de porter haut et fort les couleurs du Québec !
    Nous n'avons plus de contrepoids à Ottawa. Et sans contrepoids on tombe dans l'extrémiste et le populisme niais.

    S'engage-t'on dans une autre grande noirceur ?

  • papinot
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 06h40
    Les armes a feu
    Je vous appuie dans votre demande. Pourquoi avoir gaspillé notre argent.
    Jean Arseneau

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 18 novembre 2011 07h03
    Faux Maxim Bernier
    «La destruction des données fait partie d'un engagement électoral», a-t-il dit, car selon lui, le registre, c'est les données. «Si on ne détruit pas les données, qu'est-ce qu'on détruit?»

    Il n'était pas question de destruction. Faux Maxim Bernier.

    La mauvaise foi guide ce gouvernement.
    Il faut être méprisant, les contribuables ayant payé pour ce régistre des armes à feu.

    Le Québec ayant démontré son intérêt pour le conserver, à quoi peut-on s'attendre si ce n'est une réplique "traditionnelle" du gouvernement, la sourde oreille à nos revendications.

    Voilà le fédéralisme asymétrique tant vanté par le gouvernement Charest.
    Aucun rapport de force!

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 07h06
    Dur, dur la vie de pro-Canada
    Vous voilà au bout du couloir de la «coopération avec le fédéral», la porte devant vous est même pas une sortie, elle est condamnée et depuis longtemps par votre ami de toujours Chrétien...

    «Rebroussez chemin pour quelques années et prendre un autre couloir» est il inscrit sur la porte....

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 07h22
    RIP démocratie
    Avec un tel gouverne-ment (le trait d'union n'est pas là pour rien), la démocratie n'existe plus, du moins pas avant les prochaines élections.

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 07h34
    Les vandales
    Le pire est que les conservateurs n'ont pour seul argument pour justifier la destruction d'un registre payé par nos taxes, qui sert toutes les polices du Québec, que d'envoyer ce grand insignifiant de Maxime Bernier venir nous dire qu'il comporte des inexactitudes.
    Donnez nous ce pour quoi on a payé des millions et on trouvera bien le moyen de le mettre à jour.
    Une injonction doit être levée pour empêcher ces vandales de détruire un bien public.

  • Sanzalure
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 07h40
    Soyons cohérents
    Si on a pas besoin d'enregistrer les armes à feu, pourquoi faut-il enregistrer les automobiles et les camions, pourquoi faut-il enregistrer les chiens, pourquoi faut-il passer chez le notaire pour enregistrer les maisons et les commerces ?

    Si l'enregistrement des armes à feu est une atteinte à la vie privée, alors tous les registres sont des atteintes à la vie privée.

    Serge Grenier

  • L Eclair
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 07h45
    Je m'en souviendrai
    S'il est vrai que nous vivons en démocratie. Il est aussi vrai que je n'en vois pas la couleur. On se méprend sur notre statut démocratique car sous son manteau se cache d'irrévérencieux tirants. Pourquoi vouloir se départir d'un registre qui permet à la police de savoir si des armes sont susceptibles de se trouver à tel ou tel domicile lors d'une intervention ? Je ne comprends pas pourquoi la sécurité des forces de l'ordre n'a pas d'importance pour les conservateurs. À terme, cela rendra les policiers plus stressés qu'ils ne l'étaient alors qu'ils pouvaient consulter le registre. Je pense que sous la couleur conservatrice, avec le durcissement des peines pour des crimes insignifiants comme d'être accusé de trafique de drogue pour avoir partager quelques bouffées de joint, et l'abolition du registre des armes à feu, ces gens nous font la preuve qu'ils n'ont pas de soucis démocratique ( je crois qu'ils ne savent pas ce que cela signifie, et qu'ils sont en conséquence insignifiants!). Nos dirigeants provinciaux, au sujet de C-10, sont bel et bien confrontés à ce non fédéralisme qu'ils soutiennent contre vents et marrés. Le bien être de la population n'a d'égal que lorsqu'elle est traité avec respect. Je me demande pourquoi enfermer des gens pour des causes insignifiantes et retirer un moyen efficace aux policiers pour mener une intervention en toute sécurité, est considéré dans une démocratie. La majorité des gens qui subiront ces mesures expriment clairement et avec raison que ces mesures sont insignifiantes. Avons-nous sous les yeux une manifestation d'incompétence démocratique? Sommes-nous sous le joug de manipulateurs ? Aurons-nous le souvenir de la vraie couleur des conservateurs ? À tous ceux qui ne veulent pas perdre leurs rocheuses, je garderai le Mont Jacques Cartier à votre mémoire !

  • François Dugal
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 07h46
    Proverbe chinois
    «Le poodle jappe, puis rentre à la maison la queue entre les fesses». - Lao-Tseu

  • Metis
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 08h10
    J'suis bien content!
    J'suis bien content que ce registre soit aboli car il CRIMINALISAIT les gens qui n'avait pas enregistrer leurs armes. Il ne se contentait pas de te donner une amende si ton arme n'avait pas été enregistré, tu devenais un criminel. Donc plus le droit de voyager aux États- Unis et dans beaucoup d'autres pays et sans parler de la prise d'ADN. C'est poussé en maudit ça! Le gouvernement du Québec qui demande de rapatrier les données du registre n'a certainement pas consulté les régions car nous en régions nous sommes contre un tel registre. Nous sommes contre aussi les photos radars et contre la prolifération de toute ces lois stupide qui nous empêche de vivre

  • Jean V.
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 08h26
    Merci M. Harper
    Enfin, un Premier Ministre du Canada qui pense aux intérêts des Québecois, le registre des armes, j'en veut pas, 3 milliards de dépenses inutile, au Québec, ce registre coûterait surement 5 milliards, on dépense tellement mieux au Québec, la criminalité, je vous fait confiance, les crimes graves, doivent être punis et non une tape sur les fesses comme certains le veulent. Bravo aux Conservateurs.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 08h32
    Que faire?

    Il y a évidemment bien d'autres raisons de vouloir faire du Québec un pays souverain.

    Mais le gouvernement Harper nous donne l'occasion d' insister sur l'une de ces raisons.

    Si le Québec était souverain, il pourrait, sans trop de problèmes probablement, mettre en place un régistre des armes à feu, comme le réclame une bonne partie de la population je pense.

    Si le Québec était souverain, il pourrait faire des lois qui seraient plus en accord avec la façon de penser de la majorité de sa population au lieu de se voir imposer des lois qui reflètent la mentalité d'une autre nation.

    Mais pourquoi donc le Québec n'est-il donc pas indépendant politiquement d'Ottawa?

    La décision pourtant nous revient à nous. Ne sommes-nous pas un peuple qui peut décider de son avenir?

    Mais qu'est-ce qui empêche donc autant de nos compatriotes de le vouloir?

    Qu'attendent-ils donc pour se décider? De quoi ont-ils donc peur?

    Est-ce qu'ils attendent que le gouvernement d'Ottawa nous offre la souveraineté sur un plateau d'argent?

    Si c'est le cas, je pense que nous risquons d'attendre longtemps parce que ce n'est pas le respect de la démocratie qui caractérise ce pays.

    Alors donc qu'est-ce qu'on attend ?

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 08h32
    Questions aux dépendantistes
    Les farouches défenseurs de la dépendance du Québec envers le gouvernement d'Ottawa repose-t-elle sur l'esprit de vengeance qui anime Harper et compagnie ?
    Pensent-ils comme lui qu'il faut d'abord punir et réhabiliter par la suite s'il y a lieu ? Trouvent-ils comme lui que le Québec est « soft on crime » ?
    Roland Berger

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 08h40
    Le PLQ déchire sa chemise pour gagner la prochaine élection
    Vous avez été obligé de travailler en anglais ? C’est quand même moins pire que de chômer en français...me semble.

    Faut pas avoir mal à l'âme sauf si on est insulté, maltraité, mal-payé.

    Depuis que le PQ a pris le pouvoir en 1976, nous sommes passé de nègres-blancs à égaux avec tous les autres...Canadiens.

    Avoir parler anglais à l'occasion, nous le fait pratiquer notre deuxième langue. Faut résister à l'anglicisation mais pas au bilinguisme. Être bilingue ou trilingue est une supériorité, pas un esclavage..

  • BROMONTOIS
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 08h54
    À quoi ça sert ???
    Incomplet et non respecté par les criminels , aucun policier ne peut s'y fier lors de mandat de perquisition ou d'intervention lors de violence conjugale .
    Pour ce qui est de ceux qui croient que ce registre sauve des vies , rien ne peut empêcher un crime , si vous ne possédez pas d'arme à feu , comme on peut malheureusement le constater , l'arme blanche est le deuxième choix .
    Allons-nous instaurer un registre des armes blanches , y compris les coutelleries de cuisine et pourquoi pas un registre des poisons ?

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h02
    La raison?
    Un gouvernement fédéral n'a pas à acquiescer à toutes les demandes des provinces. Le fédéralisme est un système donnant-donnant. Ceci dit, la raison a toujours sa place dans les décisions gouvernementales et inter-gouvernementales. Le gouvernement fédéral actuel en semble assez dépourvu... Mais cette situation n'est pas propre au fédéralisme. L'esprit de bottine peut exister chez tout gouvernement, fédéraliste ou autre.

  • Maxime C.
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h13
    Le cul-de-sac du fédéralisme!
    Merci!

  • Pierre Schneider
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 09h16
    La fin de la coopération
    Avis à tous mes amis et ennemis fédéralistes, car il en est qui sont de bonne foi, Harper a définitivement sonné la fin de la récréation et le Québec ne peut plus se mettre la tête dans le sable.
    Soit on prend notre pays du Québec en mains et on devient maîtres chez-nous, soit on cesse de quémander. Car nous avons franchi le mur,

    www,republiqueqc.org

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 09h18
    Mais à quoi s'attendaient-ils ?
    Les libéraux du Québec parce qu'ils sont plus fédéralistes que les fédéralistes eux-mêmes, s'attendaient-ils à autre chose ? Je crois que non.

    Mais au-delà de cette affaire, le PLQ est en campagne électorale. Il cherche à se faire réélire en grapillant des votes chez les nationalistes mous qu'il a perdu depuis quelques années.

    Le ton et l'attitude des deux ministres sont assez significatifs à cet égard. Nous avons assisté à une belle mise en scène libérale dont l'objectif est surtout et avant tout de gagner la prochaine élection québécoise. Cette mise en scène était assez ridicule.

    Le fédéral a le dos large quand il le faut.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 09h18
    Quand on fait des faux débats
    Je suis un chasseur intéressé à voir disparaître uin dédoublement de permis car pour aller chasser j'ai quatre permis ou certificats : deux du Québec et deux du fédéral.

    Le service de la faune du Ministère québécois des Richesses naturelles et de la faune émet un certificat du chasseur suite à un cours obligatoire de sécurité avec les armes à feu sanctionné par le fédéral. Sans ce certificat, je ne peux acheter des munitions. un permis de chasse ou une arme et ca existe depuis des décennies, bien avant la loi fédérale inutile.

    Inutile car pour aller chercher des munitions ou un permis de chasse. Depuis que la loi fédérale m'oblige contre paiement à obtenir un permis de possession et enregistrer mon arme, personne ne m'a demandé de les produire et encore moins les agents de la faune qui font des barrages dans le bois pour contrôler les chasseurs et s'assurer qu'ils sont détenteurs de permis. J'ai même chassé dans les réserves fauniques où la loi est strictement respectée sans montrer mes certificats fédéraux.

    Le Ministre Dutil et les montréalais ne connaissent pas le quotidien de 500,000 chasseurs qui avec cette loi infâme permet les perquisitions sans mandat comme dans le temps de la Gestapo et n'a pas empêché les drames de Concordia et de Dawson, ni un policier de tuer son ex dans une poursuite folle sur une autoroute montréalaise. Encore moins les gangs de rue, la mafia et les motards d'avoir eux des armes toujours non enregistrées. On a criminalisé les chasseurs et oublié les vrais criminels qui eux continuent de terroriser nos quartiers. On appelle ca visa le noir, tua le blanc. Une erreur de 2 milliards de quoi rendre fier Gilles Duceppe, le chantre de ce régistre inutile, en créant un faux débat constitutionnel car nos leaders politiques utilisent ce sujet pour noircir inutilement le gouvernement fédéral...

  • Jean Michaud
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h19
    Les dépendantistes font du chemin...
    De retour après des vacances bien mérité, bon, mon terme pour désigner ceux qui croient qu'il faut être dépendant pour être heureux a fait du chemin, M. Jean V et M. Berger qui utilisent mon appelation, ce que je lis des vrais dépendntistes me sidère, M. Lapointe qui dit qu'il faut faire la dépendnce des Québecois pour se donner un registre des armes à feu, vraiment n'importe quoi, comme dit M. Jean V, 5 milliards minimum pour un registre qui ne donne aucune sécurité additionelle à qui que se soit, la polythecnique et le collège Dawson auraient malheureusement eu lieu, même avec un registre. Les dépendantistes qui demandent au Gouvernement de gérer leur vie par des lois, des registre et de leur tenir la main pour allez au dépanneur, comme je dis, ils sont dépendants. L'ensemble de la socièté est outrée de voir des criminels dehors après des crimes minables, mais les dépendantistes eux, veulent que ces criminels soient prient comme eux par la main et envoyés dans le coin pour réfléchir, vraiment pathétique. En passant M. Berger, je ne vois aucune vangeance de la part de M. Harper, vos peurs ne sont pas la réalité. Avant de faire la morale aux Québecois M. Berger, venez vivre au Québec.

  • BernardP
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h22
    Le Québec est-elle la seule province?
    Le Québec est-elle la seule province a s'opposer à l'abolition du registre? Si oui, pourquoi?

    Est-ce encore un sursaut de la gauche interventionniste?

    Est-ce une manoeuvre du parti Libéral, qui n'a aucune conviction sauf celle de suivre le courant des sondages?

    Est-ce que le Québec est la seule province qui a les moyens de prendre à sa charge cette responsabilité.

    Stephen Harper a dit qu'il abolirait le registre, et il le fait. Il respecte sa promesse. Il n'y a rien d'anti-démocratique la-dedans.

  • Andre Vallee
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 09h34
    Les comédiens
    1) Notre message à Harper a été clair aux dernières élections: nous ne vous faisons pas confiance.
    2) Hsrper veut faire des bandits des jeunes délinquants et il va réussir. Nous essayons d'en faire des citoyens et nous réussissons bien jusqu'à maintenant.
    3) Les mensonges et le mépris de Trudeau et Chrétien étaient plus difficiles à suivre que le négativisme, même poli, de Harper. Avec lui on sait à quoi s'en tenir. Nous n'avons qu'à nous occuper nous-mêmes de nos affaires et il n'y a qu'une solution.
    4) Il y a beaucoup d'argent du Québec dans ce registre des armes à feu; il nous appartient donc à nous aussi et nous devrions en faire ce que nous voulons.
    5) Harper passe des lois que les provinces vont assumer financièrement, et elles n'ont pas droit de parole.
    6) Nous allons financer une partie d'un réseau électrique qui va faire concurrence
    à Hydro-Québec. Plus niaiseux que ça tu meurs.
    7) Le faire semblant d'être Québécois de Panurge Charest et ses moutons bêlants complète la liste des comédies.
    8) La souveraineté nous permettrait de discuter debout, pas à plat ventre, des liens fédéraux à définir; qu'attendons-nous, bouleau noir?

  • Kris13104
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 10h03
    Silence dans les rangs!
    Finalement le Québec n'est-il pas différent du Canada des anglais? À force d'entretenir systémayiquement cette différence et le refus d'entendre, de respecter les opinions québecoises, le gouvernement conservateur rétrograde veut-il accentuer les différences et pousser à la cission? Serait-il le meilleur et le plus actif partisan de la souveraineté-indépendance su Québec?
    Il est vrai que l'hégémonie d'un parti politique crée une situation anti-démocratique « Le peuple anglais pense être libre; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement. Sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien» écrivait Jean-Jacques Rousseau en constatant le fonctionnement de la sémocratie anglaise dont la canadienne est le produit.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 10h05
    L'aliénation
    M Harper s’aliène de plus en plus les Québécois. Il travaille sans le savoir pour la souveraineté du Québec.

    Le Canada n’est pas UN vrai pays, il y a en réalité DEUX pays au nord du 45e parallèle.

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

  • plan sud
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 10h44
    NDP
    Quelqu'un a entendu parler du NDP dans ce dossier. Je ne dirais pas qu'on prêche dans le désert, je dirais plutôt qu' on frappe des poteaux...

  • plan sud
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 10h52
    C'est vrai que c'est triste
    Je suis un chasseur intéressé à voir disparaître un dédoublement de permis car pour aller chasser j'ai quatre permis ou certificats : deux du Québec et deux du fédéral.

    Triste en effet que pour se promener avec des engins qui tuent ça prend autant de démarches.

    Moi dans ma cours j'ai des lapins, non pas des lièvres des lapins(ils restent brun à l'année), parfois des Bernaches viennent dans ma piscine,si je pouvais simplement avoir une arme, écologiquement, ce serait avantageux que je puisse les tirer directement dans ma cours.
    Pourquoi des permis, sont dans ma cours...

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h02
    Démagogie
    Il y a pas mal de démagogie dans cette affaire du registre. D'abord, c'est un fait que les informations qui se trouvent dans le registre ne sont pas à jour, les conservateurs ayant cessé d'appliquer la loi à cet égard depuis qu'ils sont au pouvoir et les informations sont donc inexactes et s'en servir pour bâtir un nouveau registre pourrait poser pas mal de problèmes.

    La police fait aussi pas mal de démagogie car le registre n'oblige en rien les propriétaires d'armes de les garder à un endroit précis (contrairement au registre sur les armes à autorisation restreinte - révolvers et pistolets - qui impose cette obligation au titulaire de l'autorisation) et, en conséquence, ça ne donne AUCUN droit à la police de faire des perquisitions sans mandats chez une personne dont les armes de chasse sont enregistrées.

    Le registre est un éléphant blanc qui fait couler beaucoup d'encre et soulève bien des émotions, tout cela très injustement, car son utilité est très relative et on fait face à un combat politique entre les libéraux, créateurs dudit registre pour des fins électoralistes, et les conservateurs, qui veulent s'en débarrasser aussi pour des fins électoralistes.

    C-10 est beaucoup plus dangereux pour tout le monde et on devrait au moins faire couler autant d'encre contre ce projet de loi qui risque d'augmenter les taux de criminalité au pays. De plus on devrait aussi s'attaquer aux conservateurs pour violation de démocratie avec tout ce qu'ils font pour limiter les débats au Parlement et empêcher l'opposition de participer à des conférences internationales, notamment celle sur l'environnement de Durban, parce qu'ils veulent imposer leurs politiques sur l'environnement au reste de la planète.

  • Sebastien Paquin
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h03
    Débat..
    "Le Québec est-elle la seule province a s'opposer à l'abolition du registre? Si oui, pourquoi?"

    Il n'y même pas de débat sur le sujet au Québec. Quelques politiciens et soit-disant spécialistes qui ne connaissent rien aux lois Canadiennes sur les armes à feu donnent leurs opinions et les journalistes boivent le tout sans se poser de question. Je n'ai jamais entendu qui que se soit plaider en faveur du régistre qui avait les connaissances pour appuyer ses propos.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 11h04
    Au pays de l'ordre et de la reine !
    Les ministres Fournier et Dutil ne sont pourtant pas fous. Surtout depuis le gouvernement conservateur est devenu majoritaire, ils devaient certainement savoir à l'avance que leurs petites visites à Ottawa afin de protester contre le projet de loi C-10 ne donneraient rien. Plus que jamais, Stephen Harper se fiche de ce que peuvent penser les partis d'opposition aux Communes et les gouvernements des provinces au sujet des décisions qu'il prend.

    Harper aime l'ordre. De plus, comme il est aussi un fervent partisan de la monarchie, attendons-nous à ce qu'il fasse installer dans les halls d'entrée des prisons fédérales de très grands portraits de la reine. Possible également que ce soit déjà fait !

  • Michele Johnston
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 12h20
    Élection référendaire en vue .......
    Avec les Conservateurs, le vrai visage du Canada se dévoile aux québecois. Avec les libéraux fédéraux, c'était comme mettre le couvercle sur la marmite et rêver que les deux solitudes finiraient un jour par donner un seul pays. En toute logique, tout celà n'aidera pas la cause de François Legault. Harper et son Gouvernement sont entrain d'allumer le feu, saoulés qu'ils sont par leur majorité et leur vision du Canada à portée de main. Attendez que Gilles Duceppe saute dans tout celà. Une élection référendaire peut-être pas si loin après tout.

  • Stephanie L.
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 13h42
    Être conséquent!
    @sanzalure

    "Si l'enregistrement des armes à feu est une atteinte à la vie privée, alors tous les registres sont des atteintes à la vie privée."

    Tout à fait. Si les opposants au registre veulent être conséquents, ils doivent dénoncer avec la même verve tout les registres. Après tout, tout les automobilistes ne sont pas des chauffards et tout les propriétaires de chien n'élèvent pas ces derniers pour défigurer les enfants...

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 13h51
    Correction
    C'est vrai. Le ministre Fournier s'est rendu à Ottawa pour critiquer le projet C-10.

    Quant à M. Dutil, c'était plutôt bien sûr pour y réclamer les données québécoises du registre national des armes que Stephen Harper veut détruire.

    De toute façon, dans les deux cas, le résultat est le même. Les 2 ministres du gouvernement Charest ont parlé dans le désert. Harper, qui se comporte plus que jamais en roi et maître absolu depuis les résultats des élections du 2 mai, a complètement ignoré leurs demandes !

  • northernbud
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 14h24
    Désertification
    Après la désertification des prairies canadiennes (processus en cours grâce à la surexploitation des terres par la monoculture qui y est omniprésente) va-t'on assister à une désertification politique et des cerveaux ? Une chose est certaine, les graines ont été mises en terre et le terreau semble fertile.

  • Sebastien Paquin
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 18h20
    Criminel...
    "Tout à fait. Si les opposants au registre veulent être conséquents, ils doivent dénoncer avec la même verve tout les registres. Après tout, tout les automobilistes ne sont pas des chauffards et tout les propriétaires de chien n'élèvent pas ces derniers pour défigurer les enfants..."


    Les armes à feu n'ont rien à voir avec les chiens ou les voitures. Il faut arrêter ces comparaisons bidons.

    Vous n'aurez jamais un dossier criminel pour avoir omis de verouiller la portière de votre véhicule.

  • Djemy Djemy
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 19h36
    @ VITRILLOLA
    Tres beau text et vous avez surement raison
    on doit leur promettre et donner des choses dans les coulisses pour continuer a defendre ce federaliste

  • jeanduc
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 21h33
    Comédie!
    Belle comédie de la part de Fournier et Dutil. Mais surtout, manque de la plus élémentaire honnêteté intellectuelle. Ils jouent une comédie de très, très bas étage, destinée aux Québécois afin de leur faire croire qu'ils défendent les intérêts du Québec.Ils savent bien d'avance, et tout le monde sait d'avance qu'ils n'on aucun rapport de force dans la fédération. Le fédéralisme n'existe que dans leur tête comme contre argument au souverainisme.

  • Cado
    Inscrit
    samedi 19 novembre 2011 18h33
    Simple constat.......
    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? La voix retentissante de M.Duceppe sur les spécificités du Québec manque à Ottawa.......Québécois de peu de fierté, passez-vous ça entre les dents.....

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