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    La nouvelle MBA internationale de McGill - Marcel Desautels voulait promouvoir l'excellence de la formation en gestion

    «Nos étudiants doivent avoir préalablement travaillé hors de leur pays»

    29 octobre 2011 |Claude Lafleur
    L’école de gestion de l’Université McGill porte le nom Desautels en l’honneur de Marcel Desautels, natif de Saint-Boniface (Manitoba), qui a remis en 2005 la prodigieuse somme de 22 millions à cette université afin de stimuler l’excellence de la formation en gestion.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L’école de gestion de l’Université McGill porte le nom Desautels en l’honneur de Marcel Desautels, natif de Saint-Boniface (Manitoba), qui a remis en 2005 la prodigieuse somme de 22 millions à cette université afin de stimuler l’excellence de la formation en gestion.
    L'Université McGill offre un nouveau diplôme de maîtrise en administration des affaires (MBA) encore plus axé sur l'international. Il s'agit du fameux programme qui a soulevé la controverse du fait que les droits de scolarité s'élèvent à 30 000 $ par année. Selon Don Melville, directeur des programmes de maîtrise à la Faculté de gestion Desautels de l'Université McGill, cette MBA se classe parmi les plus réputées au monde et l'université désire se donner les moyens de maintenir cette réputation d'excellence.

    La Faculté de gestion Desautels offre déjà plusieurs diplômes de deuxième cycle, dont des maîtrises en administration (MA), indique-t-il. La différence entre une MA et une MBA, dit-il, c'est le caractère de recherche pour la première et l'aspect d'applications pratiques pour la seconde. «Notre MBA, qui comprend bien sûr de la théorie, est très axée sur l'expérience de la vraie vie et sur l'international, indique Don Melville, ce à quoi nous accordons beaucoup d'importance. On s'assure ainsi que nos étudiants acquièrent une solide expérience de vie durant leurs études ici.»

    Former les leaders de demain

    À cette fin, la faculté a renforcé ses critères d'admission. Les candidats à la MBA internationale doivent au départ posséder au moins deux années d'expérience pertinente dans le monde des affaires. Ils doivent en outre posséder une expérience internationale, c'est-à-dire hors de leur pays d'origine. La faculté valorise également ceux et celles qui parlent plus d'une langue. Enfin, le programme est contingenté, puisqu'il n'accueille qu'environ 70 nouveaux étudiants sur les 200 qui posent leur candidature chaque année.

    «Le caractère international est vraiment très important pour nous, insiste Don Melville. Ainsi, environ 50 % de nos étudiants proviennent de l'étranger, 30 %, du Québec, et 20 %, du reste du Canada. Ces étudiants possèdent en moyenne de 4 à 6 ans d'expérience — certains jusqu'à 10 ou 15 ans — et tous ont travaillé à l'extérieur de leur pays. Et la plupart parlent deux ou trois langues...»

    Dans les faits, la Faculté de gestion Desautels est à la recherche des leaders de demain, souligne M. Melville. «Nous recrutons non seulement des étudiants issus du milieu des affaires, mais également du monde des arts, des athlètes aussi, etc.»

    L'école de gestion de l'Université McGill porte le nom Desautels en l'honneur de Marcel Desautels, natif de Saint-Boniface (Manitoba), qui a remis en 2005 la prodigieuse somme de 22 millions à cette université afin de stimuler l'excellence de la formation en gestion.

    Un joueur sur la scène internationale


    «Le monde des affaires étant maintenant globalisé, nous voulons former nos étudiants à vivre et à travailler dans un monde globalisé, poursuit Don Melville. C'est pourquoi nous choisissons d'accueillir un nombre limité d'étudiants venus d'un peu partout, afin de leur fournir une expérience véritablement internationale.»

    Il ressort des propos du directeur des programmes de maîtrise que son école de gestion est en vive concurrence sur la scène internationale afin de demeurer dans le peloton de tête. C'est pourquoi l'Université McGill a quelque peu bousculé la politique québécoise voulant que les droits de scolarité universitaires soient maintenus le plus bas possible.

    «Même en exigeant 30 000 $ par année, nous demeurons l'une des écoles d'administration les moins chères au monde», rappelle Don Melville.

    Dans le but de se démarquer de la pratique québécoise, l'école de gestion accentue davantage le caractère international de sa MBA. «Non seulement nos étudiants doivent avoir préalablement travaillé hors de leur pays, mais nous avons ajouté à notre programme de MBA internationale l'obligation pour eux d'aller se former dans un autre pays.»

    Ainsi, durant les deux années de formation, les étudiants choisissent, par petits groupes, de s'intéresser au monde des affaires d'un pays ou d'une région du globe. Après s'y être préparés attentivement, ils y effectueront un séjour d'une dizaine de jours. «Là-bas, ils visiteront des entreprises et rencontreront des gestionnaires afin de voir sur le terrain comment ça se passe véritablement», explique M. Melville. De retour à Montréal, tous mettent en commun leurs expériences en classe. «C'est quelque chose d'unique à notre programme de formation puisque, à notre connaissance, cela n'existe nulle part ailleurs», indique fièrement M. Melville.

    Avantage pour Montréal

    Insistant sur le fait que la Faculté de gestion Desautels est l'une des écoles les plus réputées au monde, il ajoute que celle-ci sert à attirer ici certains des gestionnaires les plus prometteurs. «Des étudiants d'un peu partout choisissent de venir étudier ici, certains avec l'intention de faire carrière au Canada», note-t-il. La faculté présente incidemment Montréal comme l'une des villes les plus accueillantes, les plus agréa-bles, les plus palpitantes et les plus cosmopolites du globe. «Pour nous, Montréal offre plein d'avantages!», résume Don Melville.

    Il souligne enfin que le fait que le Canada se tire nettement mieux d'affaire que bon nombre de pays, en ces temps de crise économique, attire nombre d'étudiants étrangers. «Il y a nettement plus de possibilités de carrière ici au Canada que, par exemple, aux États-Unis, où sévit toujours la crise...», fait remarquer le directeur du programme. D'ailleurs, nos étudiants n'ont aucune difficulté à se trouver un emploi une fois leur MBA terminée», dit-il, avec un salaire se chiffrant dans les 100 000 $!

    «Et nos étudiants sont très satisfaits de la formation qu'on leur procure, puisque lorsqu'on leur demande s'ils recommanderaient ou non notre école, 100 % disent oui!»

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    Collaborateur du Devoir












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