Lettres: Un «cauchonnerie»?
Claude Jasmin - Le 29 juillet 2003
7 août 2003
Une «cauchonnerie» va se commettre à Ottawa et il faut protester. N'ayons plus peur, manifestons publiquement notre désaccord. L'antique institution (le mariage) existe pour un but évident, l'union offcielle d'une femme et d'un homme en vue d'une famille.
La bouffonnerie est une tartufferie. Plein d'homosexuels intelligents observent avec malaise ces clowneries et se taisent par une sorte de solidarité nuisible. On sait trop que des homophobes guettent sans cesse les moyens d'illustrer leur intolérance. La majorité des gens éprouvent une sorte de gêne en observant ces «cérémonies de mariage» entre personnes de même sexe, souvent faites sous l'égide du voyeurisme car les médias s'y précipitent en vertu d'un exhibitionnisme malsain. Hélas, cela excite les adversaires des vrais progrès. Cette parodie du mariage nuit à l'actuelle et bienfaisante acceptation de l'homosexualité, trop longtemps vue comme une tare, un «péché». Il faut protester publiquement contre cette mascarade. Mais nous vivons une époque de timorés, un «modernisme» imbécile, qui rend les citoyens trouillards. Mutisme des mous. Le «Pis ça ? Quosse ça fa, ça?»
Cette rectitude niaise collabore avec les démagogues-de-complaisance. Le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, prend donc la tête du défilé des couards, des poltrons. Ce «déglinguage» sociétal, ce muselage autoconsenti conduit à un reniement «culturel» lamentable. Cette innovation (?) bafoue les us et coutumes, les sentiments communs, surtout la culture religieuse historique. Cela rendra inutilement agressives des masses de gens qui, désormais, comprenaient et déploraient les grossières attaques homophobes d'antan. Les deux parties d'un couple d'homos — certes citoyens à part entière — ont tous les droits et il y a des moyens de contracter une union officielle: loi Bégin, contrats juridiques (voire testamentaires) devant notaire ou avocat. Recourir au mariage relève de la singerie d'une cérémonie, instituée il y a des siècles, pour pérenniser ce qui se nomme «la famille». Ces primordiaux rôles de «père» et de «mère», pôles sexués et reconnus comme nécessaires à l'épanouissement des enfants, remplissent des volumes entiers de psychologie et sont le sujet de vastes études «analytiques».
Je vis depuis plus de 25 ans avec «la femme de ma vie», et cela sans le mariage. D'où vient donc, chez certains invertis sexuels, ce besoin d'un mariage cérémonial? En 2003? De plus en plus de jeunes couples, c'est bien connu, n'ont nulle envie de recourir au mariage. Des caricatures avec «avocats se réjouissant» du projet cauchonnier se font voir. On sait bien, hélas, qu'un couple marié sur deux — ou presque — finira par aller au tribunal pour défaire son mariage. Qu'en sera-t-il donc avec les «mariés homos»? Nul ne peut répondre. Personne ne nie plus le véritable amour de deux personnes homosexuelles. Ces cérémonies «mimant» le traditionnel mariage-en-vue-de-la-famille relèvent d'une sorte de «colonialisme», elles évoquent les déguisements de jadis en colonies avec ces pitoyables aborigènes affublés d'oripeaux «versaillais» pour singer des «aristocrates de cour».
Il faut faire savoir son opposition à la loi Cauchon de toutes les manières. Écrivez à votre député, cela ne demande aucun timbre-poste.
La bouffonnerie est une tartufferie. Plein d'homosexuels intelligents observent avec malaise ces clowneries et se taisent par une sorte de solidarité nuisible. On sait trop que des homophobes guettent sans cesse les moyens d'illustrer leur intolérance. La majorité des gens éprouvent une sorte de gêne en observant ces «cérémonies de mariage» entre personnes de même sexe, souvent faites sous l'égide du voyeurisme car les médias s'y précipitent en vertu d'un exhibitionnisme malsain. Hélas, cela excite les adversaires des vrais progrès. Cette parodie du mariage nuit à l'actuelle et bienfaisante acceptation de l'homosexualité, trop longtemps vue comme une tare, un «péché». Il faut protester publiquement contre cette mascarade. Mais nous vivons une époque de timorés, un «modernisme» imbécile, qui rend les citoyens trouillards. Mutisme des mous. Le «Pis ça ? Quosse ça fa, ça?»
Cette rectitude niaise collabore avec les démagogues-de-complaisance. Le ministre fédéral de la Justice, Martin Cauchon, prend donc la tête du défilé des couards, des poltrons. Ce «déglinguage» sociétal, ce muselage autoconsenti conduit à un reniement «culturel» lamentable. Cette innovation (?) bafoue les us et coutumes, les sentiments communs, surtout la culture religieuse historique. Cela rendra inutilement agressives des masses de gens qui, désormais, comprenaient et déploraient les grossières attaques homophobes d'antan. Les deux parties d'un couple d'homos — certes citoyens à part entière — ont tous les droits et il y a des moyens de contracter une union officielle: loi Bégin, contrats juridiques (voire testamentaires) devant notaire ou avocat. Recourir au mariage relève de la singerie d'une cérémonie, instituée il y a des siècles, pour pérenniser ce qui se nomme «la famille». Ces primordiaux rôles de «père» et de «mère», pôles sexués et reconnus comme nécessaires à l'épanouissement des enfants, remplissent des volumes entiers de psychologie et sont le sujet de vastes études «analytiques».
Je vis depuis plus de 25 ans avec «la femme de ma vie», et cela sans le mariage. D'où vient donc, chez certains invertis sexuels, ce besoin d'un mariage cérémonial? En 2003? De plus en plus de jeunes couples, c'est bien connu, n'ont nulle envie de recourir au mariage. Des caricatures avec «avocats se réjouissant» du projet cauchonnier se font voir. On sait bien, hélas, qu'un couple marié sur deux — ou presque — finira par aller au tribunal pour défaire son mariage. Qu'en sera-t-il donc avec les «mariés homos»? Nul ne peut répondre. Personne ne nie plus le véritable amour de deux personnes homosexuelles. Ces cérémonies «mimant» le traditionnel mariage-en-vue-de-la-famille relèvent d'une sorte de «colonialisme», elles évoquent les déguisements de jadis en colonies avec ces pitoyables aborigènes affublés d'oripeaux «versaillais» pour singer des «aristocrates de cour».
Il faut faire savoir son opposition à la loi Cauchon de toutes les manières. Écrivez à votre député, cela ne demande aucun timbre-poste.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

