Profession, député à Ottawa
Marc F. Tremblay - Montréal, juin 2002
18 juin 2002
Le grand mérite d'Yvan Loubier est d'être député du Bloc québécois à Ottawa. À ce titre, il a le luxe d'exprimer ses points de vue sans contrainte, sans conséquence. Car il sait.
Il sait qu'il demeurera, jour après jour, élection après élection, dans l'opposition. Il n'apparaît pas ironique de le rappeler car lui et son parti, supposément éphémère, s'accrochent à Ottawa, tels des naufragés à la bouée. Aussi, n'est-il pas étonnant de lire ses propos contre Paul Martin.
On n'attaque que ceux que l'on craint, dit-on. Force est d'admettre que M. Loubier craint Paul Martin car avec lui, le Bloc est menacé.
Sa mémoire le trompe. Ou peut-être est-elle sélective, tout simplement. Rappelons que M. Martin appuyait sans équivoque le lac Meech: preuve incontestable d'ouverture envers le Québec.
M. Loubier déclare qu'il ne connaît pas ses opinions sur une foule de sujets. J'ignore également les siennes. Mais la fonction de ministre des Finances impose un devoir de réserve car, comme il le sait, chaque prise de position officielle de la personne qui occupe cette charge a des répercussions dans maints domaines.
Malgré ce devoir de réserve et son respect envers la solidarité ministérielle, il a émis nombre de commentaires et que M. Loubier n'ignore sûrement pas. Entre autres, à de multiples reprises, il a traité de la pauvreté, et pas seulement devant ses partisans, bien au contraire. Également, il est l'un des principaux artisans de ce que je qualifie de pensée canadienne en matière de mondialisation. Cette pensée canadienne, qui se veut à contre-courant de la pensée unique, favorise l'ouverture et la transparence de la mondialisation pour qu'elle soit inclusive et non exclusive, et pour que les espoirs des plus démunis puissent enfin se réaliser.
Quant à ses dires concernant le redressement des finances publiques, ils sont réducteurs et simplistes. Sans M. Martin, son intégrité et une excellente maîtrise de ses dossiers, le tout jumelé à une réelle préoccupation pour l'ensemble de la population, le Canada ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui, enclin à un meilleur avenir. Sans lui, notre avenir se conjuguerait au passé.
Il en serait de même pour le Québec. La lutte contre le déficit devait se faire. Même les parlementaires du PQ le clamaient haut et fort. M. Loubier doit rendre à César ce qui appartient à César. Il n'y perdra aucune plume mais y gagnera en crédibilité, même de la part de ceux qui, comme moi, ne partagent pas son ultime but politique.
Enfin, M. Loubier, ne trouvez-vous pas que toute décentralisation d'Ottawa devrait s'accompagner d'une décentralisation du gouvernement du Québec, permettant ainsi de redéfinir le rôle de la députation? Ce que vous reprochez à Ottawa, les régions et les villes pourraient-elles le reprocher à Québec?
Il sait qu'il demeurera, jour après jour, élection après élection, dans l'opposition. Il n'apparaît pas ironique de le rappeler car lui et son parti, supposément éphémère, s'accrochent à Ottawa, tels des naufragés à la bouée. Aussi, n'est-il pas étonnant de lire ses propos contre Paul Martin.
On n'attaque que ceux que l'on craint, dit-on. Force est d'admettre que M. Loubier craint Paul Martin car avec lui, le Bloc est menacé.
Sa mémoire le trompe. Ou peut-être est-elle sélective, tout simplement. Rappelons que M. Martin appuyait sans équivoque le lac Meech: preuve incontestable d'ouverture envers le Québec.
M. Loubier déclare qu'il ne connaît pas ses opinions sur une foule de sujets. J'ignore également les siennes. Mais la fonction de ministre des Finances impose un devoir de réserve car, comme il le sait, chaque prise de position officielle de la personne qui occupe cette charge a des répercussions dans maints domaines.
Malgré ce devoir de réserve et son respect envers la solidarité ministérielle, il a émis nombre de commentaires et que M. Loubier n'ignore sûrement pas. Entre autres, à de multiples reprises, il a traité de la pauvreté, et pas seulement devant ses partisans, bien au contraire. Également, il est l'un des principaux artisans de ce que je qualifie de pensée canadienne en matière de mondialisation. Cette pensée canadienne, qui se veut à contre-courant de la pensée unique, favorise l'ouverture et la transparence de la mondialisation pour qu'elle soit inclusive et non exclusive, et pour que les espoirs des plus démunis puissent enfin se réaliser.
Quant à ses dires concernant le redressement des finances publiques, ils sont réducteurs et simplistes. Sans M. Martin, son intégrité et une excellente maîtrise de ses dossiers, le tout jumelé à une réelle préoccupation pour l'ensemble de la population, le Canada ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui, enclin à un meilleur avenir. Sans lui, notre avenir se conjuguerait au passé.
Il en serait de même pour le Québec. La lutte contre le déficit devait se faire. Même les parlementaires du PQ le clamaient haut et fort. M. Loubier doit rendre à César ce qui appartient à César. Il n'y perdra aucune plume mais y gagnera en crédibilité, même de la part de ceux qui, comme moi, ne partagent pas son ultime but politique.
Enfin, M. Loubier, ne trouvez-vous pas que toute décentralisation d'Ottawa devrait s'accompagner d'une décentralisation du gouvernement du Québec, permettant ainsi de redéfinir le rôle de la députation? Ce que vous reprochez à Ottawa, les régions et les villes pourraient-elles le reprocher à Québec?
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