Journée cruciale pour les partis
Photo : Jacques Nadeau
Mario Dumont se croisait les doigts hier à Laval, lors de sa dernière sortie publique de la campagne.
Les électeurs des circonscriptions de Berthier, Joliette, Vimont et Lac-Saint-Jean exercent leur droit de vote aujourd'hui à l'occasion de quatre élections partielles qui ont des allures d'élections générales, en ce sens que tous les analystes, observateurs et experts politiques s'attendent à trouver dans les résultats les signes annonciateurs de qui formera le prochain gouvernement et peut-être aussi l'opposition officielle, puisque tout le monde parle d'une lutte à trois.
Avant même que ne soient déclenchées ces élections partielles, on se posait déjà une question qui est devenue pour ainsi dire le thème sous-jacent de tous les débats: «Qui a le plus à perdre?» Bernard Landry qui, comme chef du Parti québécois, risque de perdre trois députés dans des circonscriptions représentées par quatre ministres péquistes ayant démissionné? Jean Charest, qui, comme chef du principal parti d'opposition et aspirant à former le prochain gouvernement, n'a pas su cristalliser autour de sa formation les frustrations, les déceptions et le mécontentement de la population? Ou alors Mario Dumont, qui, porté sur un nuage d'enthousiasme depuis l'élection de son candidat dans la circonscription de Saguenay, n'a pas réussi à remporter une autre victoire et devrait alors se refaire à l'idée que l'ADQ n'est qu'un tiers parti sans espoir sérieux d'accéder au pouvoir?
Les chefs n'ont pas attendu les résultats d'aujourd'hui pour y répondre. M. Landry a dit que, quoi qu'il arriverait aujourd'hui, il resterait le chef de son parti jusqu'aux prochaines élections générales. M. Charest dit en somme la même chose en réclamant sans arrêt des élections générales, se contentant d'ajouter que les libéraux ont remporté la victoire dans les huit dernières élections partielles. M. Dumont n'envisage même pas l'hypothèse d'une défaite. «Nous sommes dans la course dans les quatre comtés. C'est déjà une belle réussite», disait-il hier en faisant le bilan de cette campagne.
Hier, les trois chefs ont fait, comme c'est l'habitude, la visite de certaines circonscriptions pour encourager et remercier leurs valeureux militants bénévoles. Toutefois, seuls MM. Landry et Dumont ont convoqué les médias pour faire un bilan de cette campagne dans quatre circonscriptions. M. Charest, pour des raisons qu'on ignore, s'est abstenu de faire de même, bien qu'il ait répondu à une équipe de télévision qui s'est trouvée sur son chemin dans Joliette. Le chef libéral a aussi visité la circonscription de Berthier.
M. Landry y est allé de façon plus officielle en tenant un point de presse en présence de ses quatre candidats, dont Stéphan Tremblay de Lac-Saint-Jean par voie électronique. Il a fait l'éloge de ses quatre candidats. Il a incité les gens à aller voter en pensant au bilan de son gouvernement, notamment à la création de 125 000 emplois en cinq mois seulement. Sur le plan social, il a dit qu'on venait de partout pour voir ce qu'on fait au Québec en matière de garderies, d'équité salariale, etc. Il a soutenu que le Québec est l'un des pays qui investit le plus en éducation. Il a enfin rappelé le projet national solide du PQ. «Le vrai changement est là», a-t-il déclaré, en réitérant sa demande à Ottawa de 50 millions par semaine pour corriger le déséquilibre fiscal.
En ce qui concerne ses prévisions sur le vote d'aujourd'hui, M. Landry s'est montré prudent: «Il est plus facile de commenter les résultats que les hypothèses. C'est ce que nous ferons demain», c'est-à-dire ce soir à compter de 22 heures dans une conférence de presse qu'il donnera à la permanence du parti à Montréal, évitant ainsi l'embarras de se retrouver dans une circonscription où son candidat aurait été battu.
M. Dumont a fait hier sa dernière sortie publique dans la circonscription de Vimont, à Laval, où les gens de l'ADQ ont littéralement tapissé les rues d'affiches grandes, moyennes et petites, donnant ainsi l'impression que le parti domine complètement la situation. Quoi qu'il en soit, M. Dumont demande aux électeurs d'administrer «un électrochoc au système politique qui en a besoin», ce qui aura le même effet que l'ouverture d'une fenêtre au printemps pour laisser entrer l'air frais. Il accuse le gouvernement péquiste de ne plus avoir d'idées neuves, de manquer d'imagination, d'avoir attendu sept ans et trois quarts avant de présenter un projet de loi anti-pauvreté, qui de toute façon ne sera pas appliqué avant la tenue des élections générales.
Pour sa part, M. Charest sera ce soir dans la circonscription de Vimont pour commenter les résultats d'élection, ce qui permet de croire qu'il s'attend à une victoire des libéraux dans cette circonscription, en espérant qu'il ne vivra pas la même déception que dans Saguenay où, contre toute attente, son candidat fut défait par celui de l'ADQ. M. Dumont se propose de visiter ce soir les circonscriptions de Berthier et de Vimont, tout en pensant que son parti arrivera bon deuxième à Lac-Saint-Jean, où se trouve le seul des quatre candidats péquistes à qui la victoire semble acquise.
Avant même que ne soient déclenchées ces élections partielles, on se posait déjà une question qui est devenue pour ainsi dire le thème sous-jacent de tous les débats: «Qui a le plus à perdre?» Bernard Landry qui, comme chef du Parti québécois, risque de perdre trois députés dans des circonscriptions représentées par quatre ministres péquistes ayant démissionné? Jean Charest, qui, comme chef du principal parti d'opposition et aspirant à former le prochain gouvernement, n'a pas su cristalliser autour de sa formation les frustrations, les déceptions et le mécontentement de la population? Ou alors Mario Dumont, qui, porté sur un nuage d'enthousiasme depuis l'élection de son candidat dans la circonscription de Saguenay, n'a pas réussi à remporter une autre victoire et devrait alors se refaire à l'idée que l'ADQ n'est qu'un tiers parti sans espoir sérieux d'accéder au pouvoir?
Les chefs n'ont pas attendu les résultats d'aujourd'hui pour y répondre. M. Landry a dit que, quoi qu'il arriverait aujourd'hui, il resterait le chef de son parti jusqu'aux prochaines élections générales. M. Charest dit en somme la même chose en réclamant sans arrêt des élections générales, se contentant d'ajouter que les libéraux ont remporté la victoire dans les huit dernières élections partielles. M. Dumont n'envisage même pas l'hypothèse d'une défaite. «Nous sommes dans la course dans les quatre comtés. C'est déjà une belle réussite», disait-il hier en faisant le bilan de cette campagne.
Hier, les trois chefs ont fait, comme c'est l'habitude, la visite de certaines circonscriptions pour encourager et remercier leurs valeureux militants bénévoles. Toutefois, seuls MM. Landry et Dumont ont convoqué les médias pour faire un bilan de cette campagne dans quatre circonscriptions. M. Charest, pour des raisons qu'on ignore, s'est abstenu de faire de même, bien qu'il ait répondu à une équipe de télévision qui s'est trouvée sur son chemin dans Joliette. Le chef libéral a aussi visité la circonscription de Berthier.
M. Landry y est allé de façon plus officielle en tenant un point de presse en présence de ses quatre candidats, dont Stéphan Tremblay de Lac-Saint-Jean par voie électronique. Il a fait l'éloge de ses quatre candidats. Il a incité les gens à aller voter en pensant au bilan de son gouvernement, notamment à la création de 125 000 emplois en cinq mois seulement. Sur le plan social, il a dit qu'on venait de partout pour voir ce qu'on fait au Québec en matière de garderies, d'équité salariale, etc. Il a soutenu que le Québec est l'un des pays qui investit le plus en éducation. Il a enfin rappelé le projet national solide du PQ. «Le vrai changement est là», a-t-il déclaré, en réitérant sa demande à Ottawa de 50 millions par semaine pour corriger le déséquilibre fiscal.
En ce qui concerne ses prévisions sur le vote d'aujourd'hui, M. Landry s'est montré prudent: «Il est plus facile de commenter les résultats que les hypothèses. C'est ce que nous ferons demain», c'est-à-dire ce soir à compter de 22 heures dans une conférence de presse qu'il donnera à la permanence du parti à Montréal, évitant ainsi l'embarras de se retrouver dans une circonscription où son candidat aurait été battu.
M. Dumont a fait hier sa dernière sortie publique dans la circonscription de Vimont, à Laval, où les gens de l'ADQ ont littéralement tapissé les rues d'affiches grandes, moyennes et petites, donnant ainsi l'impression que le parti domine complètement la situation. Quoi qu'il en soit, M. Dumont demande aux électeurs d'administrer «un électrochoc au système politique qui en a besoin», ce qui aura le même effet que l'ouverture d'une fenêtre au printemps pour laisser entrer l'air frais. Il accuse le gouvernement péquiste de ne plus avoir d'idées neuves, de manquer d'imagination, d'avoir attendu sept ans et trois quarts avant de présenter un projet de loi anti-pauvreté, qui de toute façon ne sera pas appliqué avant la tenue des élections générales.
Pour sa part, M. Charest sera ce soir dans la circonscription de Vimont pour commenter les résultats d'élection, ce qui permet de croire qu'il s'attend à une victoire des libéraux dans cette circonscription, en espérant qu'il ne vivra pas la même déception que dans Saguenay où, contre toute attente, son candidat fut défait par celui de l'ADQ. M. Dumont se propose de visiter ce soir les circonscriptions de Berthier et de Vimont, tout en pensant que son parti arrivera bon deuxième à Lac-Saint-Jean, où se trouve le seul des quatre candidats péquistes à qui la victoire semble acquise.
Haut de la page

