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Les documentaires à grand déploiement débarquent à Planète +

La production européenne aura toujours la part belle dans la grille horaire

20 août 2011 | Etienne Plamondon Emond
L’un des documentaires-vedettes diffusé à Planète + cet automne (les lundis 26 septembre et 3 octobre) sera Tarbosaurus, mélangeant des scènes tournées en HD et des images de synthèse en trois dimensions.<br />
Photo : Source Planète + L’un des documentaires-vedettes diffusé à Planète + cet automne (les lundis 26 septembre et 3 octobre) sera Tarbosaurus, mélangeant des scènes tournées en HD et des images de synthèse en trois dimensions.
Planète devient Planète +. Un changement de nom qui ne transforme en rien les choix éditoriaux de la chaîne. Son mandat vise toujours à offrir un vaste choix de documentaires étrangers, auxquels s'ajouteront, cet automne, des productions à gros budget et à grand déploiement.

Un petit «+» jouxte désormais le nom de la chaîne Planète. Une retouche mineure, que le groupe Canal + a décidé d'ajouter afin de bien marquer l'appartenance de sa chaîne. «Voyant la panoplie de chaînes qui étaient disponibles en Europe, [Canal +] voulait que chacune des chaînes qui faisaient partie du groupe lui soit facilement associée», explique Céline Laporte, directrice générale et vice-présidente de Terra terra communication, une boîte qui oeuvre dans l'import-export de services télévisuels et qui est mandatée par le groupe Canal + pour piloter Planète + au Canada.

La nouvelle marque du groupe télévisuel français a donc aussi été appliquée à sa chaîne distribuée de ce côté-ci de l'Atlantique. «Il n'y a pas de répercussions sur la façon de choisir les documentaires et les sujets traités, assure Céline Laporte. On reste toujours dans les mêmes thématiques. La chaîne va toujours offrir du documentaire sans publicité, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le changement va plus se voir dans le nom, dans le logo et dans l'habillage de la chaîne.»

Nouvelle programmation

Aucun changement? Pas tout à fait. Évidemment, la chaîne présente une nouvelle programmation automnale, comme toute chaîne télévisuelle qui se respecte. Mais la grande nouveauté, pour cette saison, réside dans la présentation de documentaires à gros budget que la chaîne ne pouvait se permettre de diffuser auparavant. «On avait difficilement les droits, pour le Canada, pour les documentaires à grand déploiement», indique Céline Laporte, qui rappelle que la chaîne française est contrainte par le CRTC de ne pas jouer sur les mêmes terrains que les chaînes télévisuelles d'ici, afin de ne pas leur nuire. Une position qui explique, entre autres, pourquoi Planète + ne présente pas de documentaires canadiens, mais plutôt une grille horaire composée à 95 % de productions européennes.

En ce qui concerne les documentaires à grand déploiement, la chaîne Planète «ne pouvait pas les avoir auparavant parce que, souvent, ces documentaires étaient présentés par d'autres chaînes canadiennes, explique Céline Laporte. Mais, maintenant, certaines chaînes canadiennes délaissent un peu les documentaires à grand déploiement, ce qui nous a permis de les offrir sur notre chaîne.» Des documentaires qui peuvent parfois remplir des salles en Europe, gagner des prix dans les festivals, mais qui n'atteignent jamais nos salles de projection, et, de moins en moins, notre petit écran.

De Tarbosaurus à Airnadette

Dans la nouvelle case horaire dédiée à ce genre, intitulée «Grand écran», l'un des documentaires-vedettes de l'automne sera Tarbosaurus. Cette série mélangeant des scènes tournées en HD et des images de synthèse en trois dimensions nous permettra de revenir à l'époque préhistorique et de comprendre les reptiles géants qui y vivaient. Autre documentaire à grand déploiement présenté cet automne, L'album d'Auschwitz prend pour point de départ «L'album Höcker», une série de photos réalisées pour le compte d'un officier SS, remise il y a quelques années par un officier américain au Musée de l'Holocauste de Washington.

Une autre case horaire, nommée «No limit», fait aussi son apparition dans la grille horaire. «On s'est rendu compte que notre public, ici, était un peu plus jeune que le public qui était ciblé en France», précise Céline Laporte. C'est donc dans cette optique que s'adapte Planète +, qui présentera Sexualité: les ados en danger et Unitated States of Airnadette. Ce dernier film suit la tournée d'un air band français aux États-Unis.

La chaîne a aussi décidé de faire la part belle aux nombreux documentaires sur les avions, un genre qui a beaucoup d'adeptes, certifie Céline Laporte. «On ne se l'explique pas. Il y a un engouement autour de tout ce qui est relié à l'avion. Les abonnés qui connaissaient la chaîne en Europe savaient qu'il y avait des documentaires qui traitaient de ce sujet. Ils nous demandaient toujours pourquoi il n'y en avait pas ici. On en offre depuis quelques mois, et je peux vous dire que ce sont vraiment des fanatiques qui écoutent ça.»

Accès

Reste le défi pour Planète + d'être davantage accessible aux amateurs de documentaires. En 2007, Bell expressvu a retiré la chaîne de son offre télévisuelle, sous prétexte de libérer de l'espace pour l'arrivée de la haute définition. Une décision qui a empêché, par la suite, la chaîne Planète d'être disponible partout. «On est en HD depuis le 30 septembre 2009. On espère un jour que Bell nous reprendra et que ses clients pourront nous revoir.»

Céline Laporte s'encourage tout de même en observant que, «de plus en plus, les distributeurs reviennent vers nous et veulent distribuer la chaîne, parce qu'il y a une demande.» Elle entrevoit un filon plus avantageux dans les abonnements à la carte que dans les forfaits. «Très sincèrement, comme chaîne étrangère, c'est très rare qu'on se retrouve dans les plus beaux assemblages. On se retrouve jumelée avec d'autres chaînes qui n'ont aucun lien avec notre programmation ou qui ne sont carrément pas dans la même langue.»

«Dans les tout débuts de la chaîne, les gens qui étaient portés à écouter ou à s'abonner à la chaîne étaient principalement les Européens qui habitaient ici et qui connaissaient la notoriété de la chaîne.» Malgré la présence forte de Canal D et la place de choix encore accordée au documentaire par TV5 et RDI, Céline Laporte demeure con-vaincue de la pertinence de Planète + au sein de l'offre télévisuelle. «Ce sont souvent des productions qu'on ne verrait pas au Canada s'il n'y avait pas Planète +, dit-elle en rappelant l'origine européenne de la majorité des films et des émissions prévus à l'horaire. Canal D produit beaucoup et achète énormément des États-Unis», remarque-t-elle, voyant dans Planète + une complémentarité. Car, selon elle, en comparaison avec les productions américaines, les documentaires européens se distinguent en étant «beaucoup moins sensationnalistes, beaucoup moins tape-à-l'oeil, mais avec un sujet beaucoup plus approfondi. On sent que les producteurs cherchent moins à jeter de la poudre aux yeux», considère-t-elle.
 
 
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