Pour un vrai débat!
Alexis Cossette-Trudel - Candidat à la maîtrise en science politique, UQAM
17 juin 2002
Dans une lettre au Devoir parue le 7 juin dernier, Simon-Pierre Beaudet et Madeleine Pastinelli décriaient sur un ton cinglant des propos que j'aurais tenus dans Le Devoir le mardi 4 juin dernier. J'ai été invité à préciser mon propos.
Veuillez me relire correctement. Je ne me suis jamais affiché comme le porte-parole de ma génération. J'ai exprimé dans le texte du 4 juin, les raisons pour lesquelles j'entendais cesser de voter PQ. J'ai également tenté d'offrir une analyse de l'effondrement du vote de ce parti ces derniers mois. Si j'ai fait allusion aux gens de ma génération c'est pour dire à l'instar des sondages récents, qu'ils souhaitent du vrai changement et pas seulement des promesses de changement. Sur ce point, ne sommes-nous pas tous d'accord?
Je ne défendrai pas le programme de l'ADQ, je ne suis pas membre de ce parti. Je dirais simplement que je rejette d'emblée les choix qui mènent le Québec dans l'impasse. Depuis le référendum de 1995 nous sommes en panne. Il est grand temps de reprendre l'initiative et de faire bouger les choses au Québec.
Ce qui est important à cette étape-ci de notre cheminement collectif c'est de se redonner une marge de manoeuvre dans nos relations avec le Canada. Nous devons également mettre en place un processus de renouvellement de la société québécoise. Ma réflexion se situe à ce niveau. Pas dans les détails des plateformes des différents partis politiques, qui souvent, disent la même chose avec des mots différents, mais plutôt au niveau de l'intérêt national du Québec.
L'ADQ n'est pas une succursale du Parti libéral du Canada, elle n'est pas non plus prise au piège d'un engrenage stérile. Cette formation nous offre un gage de virginité politique, comme une page blanche sur laquelle pourrait s'écrire un nouveau chapitre de l'histoire du Québec. Cette page, c'est à nous tous de l'écrire, pas seulement aux militants de l'ADQ. Nous devons saisir l'occasion que nous offre l'ADQ pour sortir du carcan actuel et réinventer le Québec.
Réinventer le Québec ne signifie certainement pas porter des oeillères de gauche ou de droite, ces étiquettes n'ont pas de sens pour moi. On les brandit chaque fois qu'on veut clore le débat et discréditer une idée nouvelle Réinventer le Québec c'est revoir les liens qui nous unissent tous et les adapter à la réalité d'aujourd'hui. Réinventer le Québec c'est également penser autrement et considérer des options qui nous semblaient étrangères naguère. L'ADQ ne peut être que la locomotive de se changement, à nous de faire le reste.
L'ADQ peut jouer ce rôle de locomotive du changement précisément parce qu'elle bouscule les partis traditionnels qui s'évertuent ces temps-ci à revoir leurs images et leurs positions politiques. Elle force le changement dans les moeurs politiques québécoises et contribue, consciemment ou non, à la refonte souhaitée de notre paysage politique. Voilà la bouffée d'air frais que nous attendions. Voilà une chance qui ne reviendra peut-être pas deux fois pour notre génération. À nous de faire ce débat de société. À nous de faire l'histoire!
Veuillez me relire correctement. Je ne me suis jamais affiché comme le porte-parole de ma génération. J'ai exprimé dans le texte du 4 juin, les raisons pour lesquelles j'entendais cesser de voter PQ. J'ai également tenté d'offrir une analyse de l'effondrement du vote de ce parti ces derniers mois. Si j'ai fait allusion aux gens de ma génération c'est pour dire à l'instar des sondages récents, qu'ils souhaitent du vrai changement et pas seulement des promesses de changement. Sur ce point, ne sommes-nous pas tous d'accord?
Je ne défendrai pas le programme de l'ADQ, je ne suis pas membre de ce parti. Je dirais simplement que je rejette d'emblée les choix qui mènent le Québec dans l'impasse. Depuis le référendum de 1995 nous sommes en panne. Il est grand temps de reprendre l'initiative et de faire bouger les choses au Québec.
Ce qui est important à cette étape-ci de notre cheminement collectif c'est de se redonner une marge de manoeuvre dans nos relations avec le Canada. Nous devons également mettre en place un processus de renouvellement de la société québécoise. Ma réflexion se situe à ce niveau. Pas dans les détails des plateformes des différents partis politiques, qui souvent, disent la même chose avec des mots différents, mais plutôt au niveau de l'intérêt national du Québec.
L'ADQ n'est pas une succursale du Parti libéral du Canada, elle n'est pas non plus prise au piège d'un engrenage stérile. Cette formation nous offre un gage de virginité politique, comme une page blanche sur laquelle pourrait s'écrire un nouveau chapitre de l'histoire du Québec. Cette page, c'est à nous tous de l'écrire, pas seulement aux militants de l'ADQ. Nous devons saisir l'occasion que nous offre l'ADQ pour sortir du carcan actuel et réinventer le Québec.
Réinventer le Québec ne signifie certainement pas porter des oeillères de gauche ou de droite, ces étiquettes n'ont pas de sens pour moi. On les brandit chaque fois qu'on veut clore le débat et discréditer une idée nouvelle Réinventer le Québec c'est revoir les liens qui nous unissent tous et les adapter à la réalité d'aujourd'hui. Réinventer le Québec c'est également penser autrement et considérer des options qui nous semblaient étrangères naguère. L'ADQ ne peut être que la locomotive de se changement, à nous de faire le reste.
L'ADQ peut jouer ce rôle de locomotive du changement précisément parce qu'elle bouscule les partis traditionnels qui s'évertuent ces temps-ci à revoir leurs images et leurs positions politiques. Elle force le changement dans les moeurs politiques québécoises et contribue, consciemment ou non, à la refonte souhaitée de notre paysage politique. Voilà la bouffée d'air frais que nous attendions. Voilà une chance qui ne reviendra peut-être pas deux fois pour notre génération. À nous de faire ce débat de société. À nous de faire l'histoire!
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