Fonds d'investissement: Courrier express
Michel Marcoux
17 juin 2002
Depuis le début de cette chronique, j'ai reçu plusieurs demandes de renseignements de la part des lecteurs. Aujourd'hui, je veux répondre à quelques-unes d'entre elles.
- À Mme Ducharme qui me demande le nom du nouveau gestionnaire du fonds AGF Valeur International, dont la gestion était jadis assurée par la firme californienne Brandes, la réponse est la société Harris Associates L.P., fondée en 1976 à Chicago et qui se décrit comme un gestionnaire de style valeur. Pour l'instant, il serait prématuré de vendre vos unités du fonds AGF Valeur International: la nouvelle firme a connu des rendements intéressants comme conseillère pour la famille de fonds américaine Oakmark. Il est vrai qu'avec AGF Valeur International, on a affaire à un fonds de plus de sept milliards et que les attentes des investisseurs sont très élevées: tout un défi. Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements sur ce gestionnaire en consultant le site Internet www.harrisassoc.com.
- Nous avons déjà parlé de fonds de couverture; M. Descoteaux nous a fait parvenir un courriel à ce sujet. Or, pour le fonds Strategic Partners Hedge Fund, le promoteur a réussi à recueillir plus de 200 millions de dollars lors de la campagne de souscription terminée il y a quelques semaines. Compte tenu du peu de fonds qui existent actuellement dans cette catégorie au Canada, c'est une excellente nouvelle. Nous verrons apparaître de plus en plus de nouveaux produits dans cette catégorie. Les investisseurs, aujourd'hui plus éduqués et mieux informés, recherchent de meilleurs rendements, peu importe la direction de nos indices de référence. En même temps, ils tentent constamment de diminuer la volatilité de leur portefeuille. Ce type de produit vient répondre à ces objectifs. C'est vraiment à suivre de près.
- Un lecteur me faisait remarquer le manque de facilité à repérer la valeur d'un fonds commun de placement dans les pages économiques de nos quotidiens. En effet, M. Cardinal, le problème est bien réel. Au moment d'écrire ces lignes, la firme C.I. inscrivait à elle seule plus de 193 fonds différents sous 18 sous-rubriques (catégorie ou famille). De plus, il arrive que certains fonds aient des noms très semblables, et ce, dans la même famille de fonds. Personnellement, je consulte très rarement les listes qui paraissent dans nos différents quotidiens. L'avènement d'Internet facilite grandement la recherche à partir des sites des différentes familles de fonds ou de sites spécialisés. Les renseignements y sont plus complets.
- Mme Dufresne mentionnait ne pas recevoir de son conseiller financier le soutien et les conseils auxquels elle dit avoir droit. Malheureusement, cette situation arrive trop souvent et, dans la plupart des cas, la cause se résume à un manque de communication entre le client et le conseiller ainsi qu'à une mauvaise définition des attentes des clients et des services que peut offrir un conseiller.
Certains conseillers font une mauvaise sélection de clients, et les clients, un mauvais choix de conseiller. Un conseiller dont la clientèle est composée de gens très fortunés n'aura pas la même sollicitude pour un investisseur avec un portefeuille de 25 000 $. Le conseiller doit être honnête et expliquer clairement dès la première rencontre les services qu'il peut offrir et le client-type qui compose sa clientèle. Le conseiller ne peut offrir le même service à un client avec un portefeuille de moins de 100 000 $ et à un autre qui a un portefeuille de plus de un million de dollars.
C'est une réalité. Le conseiller est aux prises avec les mêmes réalités que tout autre type d'entreprise: 80 % de ses revenus proviennent de 20 % de sa clientèle... Ajoutons à cela les coûts d'exploitation des firmes de courtage, la multiplication des cotisations annuelles à payer et la formation continue: autant de pressions qui s'exercent sur le conseiller.
- Un lecteur demande si les promesses de son conseiller au sujet du rendement futur de son portefeuille sont réalistes. D'abord, les lois des valeurs mobilières du Québec interdisent à tout conseiller de garantir ou de faire ce genre de promesse. Seules les obligations, selon l'émetteur, et les certificats de dépôt permettent de prévoir un rendement. La seule personne qui semblait capable de prévoir l'avenir s'appelle JoJo Savard, mais je ne sais pas si elle exerce encore... Les données historiques des marchés boursiers demeurent l'unique référence mais, là encore, le passé est-il garant de l'avenir? Actuellement, plusieurs analyses mentionnent souvent un rendement qui pourrait «tendre» vers un taux annuel de 6 %, mais ce n'est que pure conjecture. Alors, soyez plus prudent que moins: vous dormirez mieux.
Michel Marcoux est président d'Avantages Services financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, et est l'auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
- À Mme Ducharme qui me demande le nom du nouveau gestionnaire du fonds AGF Valeur International, dont la gestion était jadis assurée par la firme californienne Brandes, la réponse est la société Harris Associates L.P., fondée en 1976 à Chicago et qui se décrit comme un gestionnaire de style valeur. Pour l'instant, il serait prématuré de vendre vos unités du fonds AGF Valeur International: la nouvelle firme a connu des rendements intéressants comme conseillère pour la famille de fonds américaine Oakmark. Il est vrai qu'avec AGF Valeur International, on a affaire à un fonds de plus de sept milliards et que les attentes des investisseurs sont très élevées: tout un défi. Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements sur ce gestionnaire en consultant le site Internet www.harrisassoc.com.
- Nous avons déjà parlé de fonds de couverture; M. Descoteaux nous a fait parvenir un courriel à ce sujet. Or, pour le fonds Strategic Partners Hedge Fund, le promoteur a réussi à recueillir plus de 200 millions de dollars lors de la campagne de souscription terminée il y a quelques semaines. Compte tenu du peu de fonds qui existent actuellement dans cette catégorie au Canada, c'est une excellente nouvelle. Nous verrons apparaître de plus en plus de nouveaux produits dans cette catégorie. Les investisseurs, aujourd'hui plus éduqués et mieux informés, recherchent de meilleurs rendements, peu importe la direction de nos indices de référence. En même temps, ils tentent constamment de diminuer la volatilité de leur portefeuille. Ce type de produit vient répondre à ces objectifs. C'est vraiment à suivre de près.
- Un lecteur me faisait remarquer le manque de facilité à repérer la valeur d'un fonds commun de placement dans les pages économiques de nos quotidiens. En effet, M. Cardinal, le problème est bien réel. Au moment d'écrire ces lignes, la firme C.I. inscrivait à elle seule plus de 193 fonds différents sous 18 sous-rubriques (catégorie ou famille). De plus, il arrive que certains fonds aient des noms très semblables, et ce, dans la même famille de fonds. Personnellement, je consulte très rarement les listes qui paraissent dans nos différents quotidiens. L'avènement d'Internet facilite grandement la recherche à partir des sites des différentes familles de fonds ou de sites spécialisés. Les renseignements y sont plus complets.
- Mme Dufresne mentionnait ne pas recevoir de son conseiller financier le soutien et les conseils auxquels elle dit avoir droit. Malheureusement, cette situation arrive trop souvent et, dans la plupart des cas, la cause se résume à un manque de communication entre le client et le conseiller ainsi qu'à une mauvaise définition des attentes des clients et des services que peut offrir un conseiller.
Certains conseillers font une mauvaise sélection de clients, et les clients, un mauvais choix de conseiller. Un conseiller dont la clientèle est composée de gens très fortunés n'aura pas la même sollicitude pour un investisseur avec un portefeuille de 25 000 $. Le conseiller doit être honnête et expliquer clairement dès la première rencontre les services qu'il peut offrir et le client-type qui compose sa clientèle. Le conseiller ne peut offrir le même service à un client avec un portefeuille de moins de 100 000 $ et à un autre qui a un portefeuille de plus de un million de dollars.
C'est une réalité. Le conseiller est aux prises avec les mêmes réalités que tout autre type d'entreprise: 80 % de ses revenus proviennent de 20 % de sa clientèle... Ajoutons à cela les coûts d'exploitation des firmes de courtage, la multiplication des cotisations annuelles à payer et la formation continue: autant de pressions qui s'exercent sur le conseiller.
- Un lecteur demande si les promesses de son conseiller au sujet du rendement futur de son portefeuille sont réalistes. D'abord, les lois des valeurs mobilières du Québec interdisent à tout conseiller de garantir ou de faire ce genre de promesse. Seules les obligations, selon l'émetteur, et les certificats de dépôt permettent de prévoir un rendement. La seule personne qui semblait capable de prévoir l'avenir s'appelle JoJo Savard, mais je ne sais pas si elle exerce encore... Les données historiques des marchés boursiers demeurent l'unique référence mais, là encore, le passé est-il garant de l'avenir? Actuellement, plusieurs analyses mentionnent souvent un rendement qui pourrait «tendre» vers un taux annuel de 6 %, mais ce n'est que pure conjecture. Alors, soyez plus prudent que moins: vous dormirez mieux.
Michel Marcoux est président d'Avantages Services financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement, et est l'auteur de l'ouvrage Les 100 meilleurs fonds 2002.
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