Lettres: Les enfants des autres
François Beaulé - Montréal, 5 juillet 2003
21 juillet 2003
Une phrase de l'argumentation de Jean-Luc Migué et collaborateurs (De quelle universalité parle-t-on?, in Le Devoir du 4 juillet) m'a fait bondir: «Sur le plan moral, la mécanique qui refile aux ménages sans enfant le coût des enfants des autres ne manque pas de susciter le malaise.»
Cette courte phrase révèle le biais idéologique de ses auteurs et leur incapacité à considérer la société globalement et dans une perspective à long terme. Une société ne peut rester prospère sans la reproduction des individus qui la composent.
Les ménages sans enfant profitent des biens et des services produits et fournis par les «enfants des autres» quand ceux-ci deviennent productifs. Il serait moral qu'ils assument le coût des enfants autant que les parents le font.
Dans la situation actuelle, même avec les garderies à 5 $, bien des frais s'ajoutent aux frais de garde. Avoir des enfants coûte cher. Les ménages qui en font ont moins la capacité financière d'acquérir une propriété ou de s'enrichir que les couples sans enfant. Ceux-ci disposeront de plus d'argent pour se payer les biens et services produits par les enfants des autres. Voilà qui est immoral.
Et quand les individus sans enfant seront à la retraite, qui produira et distribuera les aliments, les vêtements et tous les autres biens? Qui entretiendra les immeubles et les routes? Qui fournira des soins de santé? Les enfants des autres.
Aider équitablement à subvenir aux besoins des «enfants des autres» n'a rien à voir avec la charité. Ce devrait être la prime condition d'accès des gens sans enfant à la richesse à terme produite par les «enfants des autres».
Cette courte phrase révèle le biais idéologique de ses auteurs et leur incapacité à considérer la société globalement et dans une perspective à long terme. Une société ne peut rester prospère sans la reproduction des individus qui la composent.
Les ménages sans enfant profitent des biens et des services produits et fournis par les «enfants des autres» quand ceux-ci deviennent productifs. Il serait moral qu'ils assument le coût des enfants autant que les parents le font.
Dans la situation actuelle, même avec les garderies à 5 $, bien des frais s'ajoutent aux frais de garde. Avoir des enfants coûte cher. Les ménages qui en font ont moins la capacité financière d'acquérir une propriété ou de s'enrichir que les couples sans enfant. Ceux-ci disposeront de plus d'argent pour se payer les biens et services produits par les enfants des autres. Voilà qui est immoral.
Et quand les individus sans enfant seront à la retraite, qui produira et distribuera les aliments, les vêtements et tous les autres biens? Qui entretiendra les immeubles et les routes? Qui fournira des soins de santé? Les enfants des autres.
Aider équitablement à subvenir aux besoins des «enfants des autres» n'a rien à voir avec la charité. Ce devrait être la prime condition d'accès des gens sans enfant à la richesse à terme produite par les «enfants des autres».
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