Lettres: L'avenir d'Oka est mis en danger
André Chaput - Porte-parole du Comité de citoyens d'Oka
19 juillet 2003
Lettre ouverte au ministre de l'Environnement du Québec - Lors de la dernière séance du conseil municipal d'Oka, le 7 juillet dernier, le maire Yvan Patry a fait voter différentes résolutions non écrites, lesquelles n'ont reçu que l'appui de deux conseillers et pour lesquelles deux autres conseillers ont exprimé leur dissidence. Jusque-là, vous nous direz que cela s'est déjà vu aussi ailleurs et qu'Oka ne fait pas exception à la règle.
Toutefois, ces résolutions ont été votées à la demande de la compagnie Niocan pour compléter son dossier à la suite des demandes de votre ministère. Le projet d'exploitation d'une mine de niobium dans le rang Sainte-Sophie, à Oka, fait l'objet de contestations de la part du Comité de citoyens d'Oka, des producteurs agricoles et de la communauté autochtone de Kanesatake, depuis plusieurs années. En avril 2000, les citoyens d'Oka ont rejeté ce projet minier à 62 %. De plus, depuis plus de cinq ans, les citoyens d'Oka réclament des expertises indépendantes sur l'ensemble des composantes du projet Niocan. Enfin, le maire d'Oka s'est toujours engagé à respecter le résultat du référendum d'avril 2000.
C'est pourquoi M. le ministre de l'Environnement, par la présente, nous tenons nous aussi à exprimer notre dissidence sur ces propositions à l'instar des deux conseillers municipaux. Nous nous dissocions des démarches que le maire d'Oka veut entreprendre avec la compagnie Niocan et des attestations de non-objection qu'il a fait voter. Nous tiendrons entièrement responsables les autorités municipales et tous ceux et celles qui les appuieront des conséquences à moyen et à long terme sur la vie et le climat social de décisions qui ne respectent pas la volonté des Okois et des Okoises. Pour nous, la volonté de la population doit primer avant tout dans ce dossier tant pour nos élus municipaux que pour nos gouvernants nationaux.
En tant que ministre de l'Environnement, nous vous exhortons, M. Mulcair, à vérifier sur le terrain la nature réelle des inquiétudes de la population dans toutes leurs dimensions. Nous réitérons notre demande de vous rencontrer dans les meilleurs délais. Nous comptons au premier chef sur vous pour garantir notre qualité de vie et celle de notre environnement. L'avenir d'Oka, non seulement sur le plan économique, mais également sur le plan environnemental et pour le climat social, est très sérieusement en danger. Faute de pouvoir compter sur l'administration municipale actuelle, vous devriez agir dans le respect de la population d'Oka.
Toutefois, ces résolutions ont été votées à la demande de la compagnie Niocan pour compléter son dossier à la suite des demandes de votre ministère. Le projet d'exploitation d'une mine de niobium dans le rang Sainte-Sophie, à Oka, fait l'objet de contestations de la part du Comité de citoyens d'Oka, des producteurs agricoles et de la communauté autochtone de Kanesatake, depuis plusieurs années. En avril 2000, les citoyens d'Oka ont rejeté ce projet minier à 62 %. De plus, depuis plus de cinq ans, les citoyens d'Oka réclament des expertises indépendantes sur l'ensemble des composantes du projet Niocan. Enfin, le maire d'Oka s'est toujours engagé à respecter le résultat du référendum d'avril 2000.
C'est pourquoi M. le ministre de l'Environnement, par la présente, nous tenons nous aussi à exprimer notre dissidence sur ces propositions à l'instar des deux conseillers municipaux. Nous nous dissocions des démarches que le maire d'Oka veut entreprendre avec la compagnie Niocan et des attestations de non-objection qu'il a fait voter. Nous tiendrons entièrement responsables les autorités municipales et tous ceux et celles qui les appuieront des conséquences à moyen et à long terme sur la vie et le climat social de décisions qui ne respectent pas la volonté des Okois et des Okoises. Pour nous, la volonté de la population doit primer avant tout dans ce dossier tant pour nos élus municipaux que pour nos gouvernants nationaux.
En tant que ministre de l'Environnement, nous vous exhortons, M. Mulcair, à vérifier sur le terrain la nature réelle des inquiétudes de la population dans toutes leurs dimensions. Nous réitérons notre demande de vous rencontrer dans les meilleurs délais. Nous comptons au premier chef sur vous pour garantir notre qualité de vie et celle de notre environnement. L'avenir d'Oka, non seulement sur le plan économique, mais également sur le plan environnemental et pour le climat social, est très sérieusement en danger. Faute de pouvoir compter sur l'administration municipale actuelle, vous devriez agir dans le respect de la population d'Oka.
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