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Lettres: Les sept vaches de Saint-Benoît-Labre

Jean-Marie Desgagné - Québec, le 30 juin 2003  15 juillet 2003 
On pourrait s'attendre à ce que des vaches puissent être responsables d'une tempête dans un verre de lait mais non dans un verre d'eau!

C'est pourtant bien le cas si l'on s'en tient à l'histoire de l'approvisionnement en eau de Saint-Benoît-Labre, rapportée dans Le Devoir du 27 juin (Sept vaches ferment le puits d'un village beauceron). Selon Le Devoir, cette municipalité est alimentée en eau potable depuis plusieurs années par la ville de Saint-Georges, mais elle a fait des démarches pour devenir autonome sous cet aspect en construisant son propre puits. Mais voilà que la méchante CPTA a mis des bâtons dans les roues, ce qui amène le maire à crier haro sur cet organisme qui, selon lui «a décidé de protéger quelques vaches».

Compte tenu du rôle de la CPTA et des nouvelles normes du ministère de l'Environnement, lesquelles ont été relevées après que ce ministère eut été impliqué dans certains problèmes en milieu agricole, c'est chercher la misère que de vouloir faire cohabiter les vaches et les équipements souterrains d'eau potable. Quelques vaches si l'on veut, mais ces dernières produisent du fumier qui séjourne longtemps sur le sol et qui risque de contaminer la nappe d'eau si des mesures de prévention appropriées ne sont adoptées. La municipalité de Saint-Benoît-Labre, dont la population approche 1600 personnes, est déjà desservie en eau potable, traitée en usine de filtration, par la ville de Saint-Georges qui, elle, regroupe environ 29 000 habitants. Rien ne dit que cela ne pourrait continuer. Imaginez une fusion des deux municipalités et vous pouvez être assurés que le projet de construction d'un puits chez les vaches serait vite oublié. À vouloir jouer les irréductibles comme Astérix et ses Gaulois, on en vient à faire une tempête dans un verre d'eau.
 
 
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