Lettres: Les méfaits du recyclage
Pascal Champagne - Montréal, le 7 juillet 2003
15 juillet 2003
Depuis bon nombre d'années, je suis un fervent adepte du recyclage. J'y participe activement et j'essaie de conscientiser les gens dans mon entourage à en faire autant. Mais je me demande sérieusement si je n'ai pas fait plus de mal que de bien. Pourquoi me direz-vous ? C'est pourtant une activité noble que celle de la protection de l'environnement, non? Je suis totalement d'accord avec vous. Mais à voir la façon dont les gens se débarrassent de ce devoir de citoyen (car s'en est bien un), ça me déçoit et me frustre.
La journée la plus polluante à Montréal est sûrement la journée du ramassage des matières recyclables. Le Québécois moyen n'en a que faire de l'environnement. Pour lui, sa responsabilité s'arrête dès que sa bouteille ou son morceau de carton atterri dans le bac vert, sans même qu'il se questionne si du polystyrène ou un vieux pot de moutarde à moitié plein se recyclent: who cares! il a la conscience tranquille. Au jour J, il met son bac vert chancelant et débordant à côté de la poubelle et part pour le travail. À son retour, le bac est vide, mais ce phénomène prodigieux ne s'est pas accompli de la façon qu'il croit: au moins, la moitié de son polystyrène et de ses journaux se sont envolés avec le vent, et le peu qui a été ramassé est constitué d'une large part de déchets qui atterriront, espérons-le, dans les poubelles.
Je ne pense pas qu'avec toute l'énergie et l'argent qu'on déploie à cette cause, ce genre de comportement soit bénéfique, que ce soit économiquement ou écologiquement. Est-ce pourtant vraiment compliqué de s'informer sur les matériaux qui sont réellement recyclables et de les mettre dans la rue consciencieusement? Cette fois-ci, c'est à vous de me répondre...
La journée la plus polluante à Montréal est sûrement la journée du ramassage des matières recyclables. Le Québécois moyen n'en a que faire de l'environnement. Pour lui, sa responsabilité s'arrête dès que sa bouteille ou son morceau de carton atterri dans le bac vert, sans même qu'il se questionne si du polystyrène ou un vieux pot de moutarde à moitié plein se recyclent: who cares! il a la conscience tranquille. Au jour J, il met son bac vert chancelant et débordant à côté de la poubelle et part pour le travail. À son retour, le bac est vide, mais ce phénomène prodigieux ne s'est pas accompli de la façon qu'il croit: au moins, la moitié de son polystyrène et de ses journaux se sont envolés avec le vent, et le peu qui a été ramassé est constitué d'une large part de déchets qui atterriront, espérons-le, dans les poubelles.
Je ne pense pas qu'avec toute l'énergie et l'argent qu'on déploie à cette cause, ce genre de comportement soit bénéfique, que ce soit économiquement ou écologiquement. Est-ce pourtant vraiment compliqué de s'informer sur les matériaux qui sont réellement recyclables et de les mettre dans la rue consciencieusement? Cette fois-ci, c'est à vous de me répondre...
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