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Lettres: Promouvoir le boeuf «made in Québec»

Laurent Desbois - Longueuil, le 24 mai 2003  7 juin 2003 
À Laurent Pellerin, président de l'UPA - Le samedi 24 mai dernier, je me suis rendu à mon IGA local, rue Saint-Laurent, à la Place Longueuil. Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir que le boeuf qui y était vendu provenait des États-Unis! Lorsque j'ai demandé si on vendait du boeuf du Québec, on m'a répondu que le Québec produit de la viande de vache et que cette viande ne se vend pas bien. Pourtant, à la télé, on voit des parcs d'engraissement qui n'ont rien à voir avec de la vache! (On me dit même que McDonald en achèterait dans le Bas-du-Fleuve.) En insistant, le boucher m'a répondu qu'en vendant du boeuf américain, IGA n'avait pas de problème. C'est du moins ce que je retiens en gros de notre discussion. Il m'a même montré le type de boîte dans lequel le boeuf est emballé (made in USA).

Ne pourriez-vous pas demander au gouvernement du Québec qu'une promotion soit faite pour informer la population du Québec comment sont produits notre boeuf et les autres types d'élevage et enfin, forcer l'État à avoir des emballages portant la mention «Produit du Québec». Ceci pourrait encourager nos producteurs locaux et les emplois qui en découlent. J'ai bien vu par le passé de la publicité «boeuf de l'Ouest» et «mouton de la Nouvelle-Zélande»!

Actuellement, malgré les efforts faits par l'État du Québec pour opérer un virage en matière de traçabilité animale et d'investissements faits par les éleveurs et l'industrie de la transformation, le Québec est contraint à être solidaire des provinces de l'Ouest qui, malheureusement, font moins que le Québec en matière de société solidaire et de préoccupation pour la santé de la population.

M. Pellerin, soyez assuré de la solidarité de la population du Québec si vous vous engagez dans une telle démarche. Ne rien faire démoraliserait les consommateurs et le message serait: «Faites comme les autres, achetez USA»! En fermant leurs frontières au boeuf canadien à cause d'un problème régional (c'est-à-dire provincial, soit en Alberta) et du silence de nos gouvernements, les Américains peuvent exporter au Québec, où il n'y a aucun problème (à ce que je sache!) et au grand détriment de notre industrie québécoise.

Pour ma part, je n'achèterai que du boeuf québécois. Il est disponible, si on cherche bien... Si vous voulez me compter parmi votre clientèle, soyez avisés, IGA, Métro et compagnie: rappelez-vous du dicton de la saucisse Hygrade!
 
 
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