Le port du kirpan - Où est notre confiance en nous-mêmes?
Marie Julien - Montréal
12 juin 2002
C'est avec grand plaisir que j'ai appris la décision du gouvernement du Québec d'en appeler au sujet du jugement récemment rendu dans l'affaire du port du kirpan dans une école de Montréal.
Ce matin, une amie m'apprend qu'un journaliste de The Gazette parle, à la suite de cette décision, du racisme des francophones. C'est risible, non? On nous a fait retirer les crucifix, les prières et l'enseignement religieux (est-ce fait?) de nos écoles parce que nous sommes devenus une société pluraliste. Tout à fait d'accord! Un conseiller municipal de Montréal demande qu'on enlève le crucifix à l'hôtel de ville... tout à fait d'accord! Soyons logiques avec ce que nous affirmons. Mais là, que se passe-t-il? Que voyons-nous? L'introduction dans nos écoles de symboles traditionnels ou religieux: le foulard, le kirpan. Il y a même un agent de la Gendarmerie royale qui a été autorisé à porter le turban traditionnel.
Que faut-il en conclure? Un voyageur canadien a récemment raconté (c'était pendant l'affaire du kirpan à l'école) qu'au cours d'un voyage dans la région des sikhs, en Inde, il n'a jamais vu de kirpan à la ceinture des adolescents. Les seuls qu'il a vus se trouvaient sur les étalages d'objets touristiques! On ne peut s'empêcher de penser que des immigrants veulent faire revivre en Amérique des traditions perdues dans leur pays d'origine. N'y a-t-il pas là un petit côté comique? Le Canada les accueille. Qu'ils acceptent ce pays tel qu'il est! Il me semble que la Charte des droits et libertés (dont je ne nie pas les mérites) fait de nous des gens un peu niais à force de bonne volonté et de prétendue ouverture à l'autre. Où est la confiance en nous-mêmes là-dedans? Et l'estime de soi? Je suis une bénévole au Centre social d'aide aux immigrants. Je les côtoie de près depuis 1974. Ce sont des amis. Leur vie est difficile. Mais faisons-leur comprendre qu'ils doivent accepter notre façon de voir dans certains domaines, que diable!
J'ai voulu faire connaître une opposition qui n'est pas basée sur le racisme mais sur une certaine clairvoyance qui fait ressortir le côté comique de toute cette affaire. J'espère que le gouvernement du Québec gagnera sa cause. Sincères salutations, et vive le sens de l'humour!
Ce matin, une amie m'apprend qu'un journaliste de The Gazette parle, à la suite de cette décision, du racisme des francophones. C'est risible, non? On nous a fait retirer les crucifix, les prières et l'enseignement religieux (est-ce fait?) de nos écoles parce que nous sommes devenus une société pluraliste. Tout à fait d'accord! Un conseiller municipal de Montréal demande qu'on enlève le crucifix à l'hôtel de ville... tout à fait d'accord! Soyons logiques avec ce que nous affirmons. Mais là, que se passe-t-il? Que voyons-nous? L'introduction dans nos écoles de symboles traditionnels ou religieux: le foulard, le kirpan. Il y a même un agent de la Gendarmerie royale qui a été autorisé à porter le turban traditionnel.
Que faut-il en conclure? Un voyageur canadien a récemment raconté (c'était pendant l'affaire du kirpan à l'école) qu'au cours d'un voyage dans la région des sikhs, en Inde, il n'a jamais vu de kirpan à la ceinture des adolescents. Les seuls qu'il a vus se trouvaient sur les étalages d'objets touristiques! On ne peut s'empêcher de penser que des immigrants veulent faire revivre en Amérique des traditions perdues dans leur pays d'origine. N'y a-t-il pas là un petit côté comique? Le Canada les accueille. Qu'ils acceptent ce pays tel qu'il est! Il me semble que la Charte des droits et libertés (dont je ne nie pas les mérites) fait de nous des gens un peu niais à force de bonne volonté et de prétendue ouverture à l'autre. Où est la confiance en nous-mêmes là-dedans? Et l'estime de soi? Je suis une bénévole au Centre social d'aide aux immigrants. Je les côtoie de près depuis 1974. Ce sont des amis. Leur vie est difficile. Mais faisons-leur comprendre qu'ils doivent accepter notre façon de voir dans certains domaines, que diable!
J'ai voulu faire connaître une opposition qui n'est pas basée sur le racisme mais sur une certaine clairvoyance qui fait ressortir le côté comique de toute cette affaire. J'espère que le gouvernement du Québec gagnera sa cause. Sincères salutations, et vive le sens de l'humour!
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