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Une hausse d'impôts pour financer les garderies à 5 $

La formule Béchard toucherait les familles «mieux nanties»

Clairandrée Cauchy   28 mai 2003 
Pour financer le réseau et augmenter le nombre de places, le gouvernement envisage de remettre au goût du jour le slogan soixante-huitard «Faisons payer les riches». Tout en continuant à payer 5 $ directement aux Centres de la petite enfance (CPE), les familles mieux nanties contribueraient davantage au financement des services de garde par l'entremise de leur déclaration de revenus.
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  • Serge Bernier - Abonné
    28 mai 2003 12 h 38
    Ce programme devrait être abandonné totalement
    Non seulement le programme de garderies à 5 $ ne devrait pas être accessible à tous; il devrait être mis au rancart. Dans notre régime fiscal, le principe de base est que l'on peut déduire de ses revenus les dépenses encourues pour gagner un revenu. Avant l'appartion de ce programme, un parent pouvait déduire ses frais de garde de ses revenus. Chaque parent avait le choix de son mode de garde et cela fonctionnait très bien.

    Cependant, il n'est pas nécessaire de travailler pour avoir accès aux garderies à 5 $. Il s'agit d'avoir des enfants. Cela ne tient pas debout. Avoir des enfants implique des choix et des responsabilités. Avant de décider d'en avoir, chacun doit se demander s'il a des revenus suffisants pour les faire vivre convenablement. Si la réponse est non, il faut soit prendre des dispositions pour gagner des revenus additionnels ou reporter à plus tard ses projets de descendance.

    Les garderies à 5 $ constituent un transfert de revenus injustifié des personnes n'utilisant pas ces garderies à celles y ayant recours. C'est complètement inacceptable. Cela profite aux mieux nantis. De plus, ce programme ne requiert aucunement que le parent travaille. C'est une belle façon de faire payer l'éducation de ses enfants par les autres. Vivement, que le gouvernement mette fin à ce programme inéquitable et revienne au régime des déductions fiscales.
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