Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Westmount célèbre sa première Saint-Jean

    «C'est bien de pouvoir célébrer une journée comme aujourd'hui en se sentant inclus»

    17 mars 2010 18h37 | Le Devoir
    Texte publié le 25 juin 1999.

    Si la fête de la Saint-Jean-Baptiste à Westmount n'a pas été la plus courue des diverses célébrations qui soulignaient la Fête nationale, elle a quand même été l'une des plus largement couvertes par les médias. «Au Québec, les symboles sont importants, expliquait le maire de Westmount, Peter Trent, en considérant la demi-douzaine de représentants des médias présents hier dans le parc Westmount. Westmount est un symbole, la Saint-Jean aussi... La réunion des deux revêt un certain éclat.»

    La ville de Westmount, enclavée dans le territoire de Montréal, est considérée depuis ses premiers jours comme un bastion anglophone. On y fêtait cette année la Saint-Jean-Baptiste pour la première fois. «Ce n'est pas un gros événement, et on a voulu avant tout organiser une fête à caractère familial», soulignait hier Peter Trent. Mercredi soir, le 23 juin, après que le maire a ouvert officiellement les festivités, quelques centaines de citoyens ont assisté à un feu de joie, puis à des danses au son de classiques de la musique québécoise.

    Hier, les activités comprenaient des jeux pour les enfants, un concours de pique-nique et des spectacles. Le maire Trent s'était, pour la circonstance, déguisé pour personnifier le premier maire du village qui a donné naissance à Westmount: Eustache Prud'homme, qui fut, en 1874, le premier maire de Notre-Dame-de-Grâce, le village qui a donné naissance à Westmount. L'année 1999 marque donc le 125e anniversaire de la ville.

    La décision de fêter cette année la Saint-Jean-Baptiste a été prise, ajoute Peter Trent, à la demande des citoyens. «C'est le temps de célébrer le fait que nous faisons partie du Québec, dit-il. Avant, personne ne nous l'avait demandé... Et nous craignions qu'il n'y ait pas assez de monde!» Hier, un peu plus d'une centaine de personnes, surtout des familles, sont venues prendre part aux activités, qui comprenaient, pour les enfants, un bain de bulles de savon, suivi d'un rinçage, offert par les pompiers de la Ville. «Il y avait au moins 300 personnes hier, mais je pense que beaucoup de gens ont quitté la ville aujourd'hui pour profiter d'un long week-end», expliquait Peter Trent. Le maire Trent a souligné, dans son discours d'ouverture, qu'il avait voulu une fête complètement apolitique, ce qui lui a valu des applaudissements nourris. «Évidemment, au Québec, à peu près tout ce que l'on fait peut devenir un geste politique», ajoutait-il en entrevue.

    Certains citoyens, raconte le maire, ont protesté contre le fait de souligner ce qu'ils appelaient une fête séparatiste, mais, dans l'ensemble, l'initiative a été plutôt bien accueillie. «C'est bien de pouvoir célébrer une journée comme aujourd'hui en se sentant inclus, disait par exemple Ruth Eliasoph, une résidante de Côte-Saint-Luc, une autre banlieue majoritairement anglophone, venue célébrer avec des amies. On voudrait que ce soit toujours le cas, mais, honnêtement, ce ne l'est pas pour toutes les célébrations...» Avec une résidante de Westmount, Bryna Cohen, et deux autres amies, Sarah Cohen et Tzippie Freedman, elle participait au concours de pique-nique, avec un déjeuner sur l'herbe organisé autour du thème «Les veuves joyeuses». «Fêter la Saint-Jean, pourquoi pas?» disait pour sa part Linda Alevisatos, qui avait organisé, avec une amie, un pique-nique victorien où ne manquait aucun détail, des scones à l'anglaise jusqu'aux costumes d'époque, en passant par la porcelaine fine.

    Pour les fêtes des deux derniers jours, Westmount avait invité le maire et un conseiller municipal de... Rimouski, une ville jumelée à Westmount depuis 1968. Westmount a ranimé en 1996 l'alliance, dormante depuis plusieurs années. «C'est très sympathique de se rapprocher ainsi, dit Michel Tremblay, le maire de Rimouski. Peter a vraiment de l'imagination. Organiser une telle Saint-Jean-Baptiste, c'est un coup de maître.»

    Le Quatuor Martin Roussel, un groupe de musiciens de jazz de Rimouski, figurait au programme de la journée d'hier. L'après-midi s'est terminé avec un spectacle intitulé Les plus belles chansons du Québec, avec les musiciens Liette Lomez, Normand Perron et François Guy.

    Marie-Claude Ducas
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel