L'entrevue - Le boomer et la mort
Jean Larose perçoit dans Les Invasions barbares l'incapacité du Québec moderne de penser la mort
Antoine Robitaille
26 mai 2003
Jean Larose. — Source: Université de Montréal
Au-delà de Cannes, de la fierté de voir un film québécois s'en tirer plus que bien (meilleur scénario, prix d'interprétation féminine), au-delà de l'éloge quasi unanime, que nous révèlent Les Invasions barbares sur le Québec? Nous avons posé la question à Jean Larose, écrivain et professeur de littérature à l'Université de Montréal, qui réfléchit sur la crise de la culture depuis une vingtaine d'années, entre autres à partir de notre cinéma. En 1987, dans un essai qui a fait date, La Petite Noirceur, il avait analysé Le Déclin de l'empire américain de Denys Arcand comme un symptôme de l'hédonisme anti-intellectuel des élites québécoises. À ses yeux, Les Invasions ont aussi de nombreux défauts. Entretien sous forme de charge.
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