Il n'y a pas de génération adéquiste
Julien Prud'homme - Étudiant à la maîtrise en histoire, UQAM
10 juin 2002
J'ai vingt-quatre ans, et je ne sais pas encore où ira mon vote aux prochaines élections provinciales. Après la lecture du texte d'opinion de M. Cossette-Trudel («Pourquoi je voterai ADQ», 4 juin 2002), je sais par contre ce que je tolère mal: qu'un «jeune», habitué aux enthousiasmes partisans, s'autorise à parler en mon nom, sous prétexte qu'avoir moins de trente ans lui suffit pour s'instituer porte-parole des «gens de ma génération».
Je n'accorde pas à M. Cossette-Trudel le privilège d'attribuer à moi et «ma génération» sa croyance naïve qu'un programme aussi bêtement réactionnaire que celui de l'ADQ offre quelque «fraîcheur» que ce soit. Ou qu'un vote adéquiste puisse rendre justice aux projets de souveraineté, de social-démocratie ou de lutte à la pauvreté qu'il prétend chérir. Ou, encore, qu'une soif aveugle de changement de visages justifie à elle seule tous les égarements.
Contrairement à ce que veut laisser croire M. Cossette-Trudel, j'ai beau être un «jeune», il me faudra plus que l'air du temps pour me jeter dans les bras de l'ADQ,
Je n'accorde pas à M. Cossette-Trudel le privilège d'attribuer à moi et «ma génération» sa croyance naïve qu'un programme aussi bêtement réactionnaire que celui de l'ADQ offre quelque «fraîcheur» que ce soit. Ou qu'un vote adéquiste puisse rendre justice aux projets de souveraineté, de social-démocratie ou de lutte à la pauvreté qu'il prétend chérir. Ou, encore, qu'une soif aveugle de changement de visages justifie à elle seule tous les égarements.
Contrairement à ce que veut laisser croire M. Cossette-Trudel, j'ai beau être un «jeune», il me faudra plus que l'air du temps pour me jeter dans les bras de l'ADQ,
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