Lettres: Greenpeace et les OGM
Jacques Bernard - pres
22 mai 2003
Quelles sont ces maladies que l'on risque de développer en consommant des aliments contenant des OGM? Greenpeace, détracteur de la chose, n'en dit mot. Et pour cause! Il n'en sait rien.
Montréal, le 16 mai 2003
Pourquoi alors s'acharner sur cette innovation scientifique qui pourrait un jour assurer la sécurité alimentaire de la planète? Au nom du principe de précaution, dit son représentant.
Ce principe exige que des mesures de précaution soient adoptées même s'il n'est pas démontré scientifiquement qu'il existe une relation de cause à effet entre le péril perçu et ses conséquences. Si on avait appliqué ce principe à l'électricité, on s'éclairerait encore à la chandelle, ce qui ne serait pas pour déplaire à Greenpeace, ce champion de l'obscurantisme.
Mais comment arrive-t-il à nous imposer son idéologie, à semer la peur et même la panique chez certains? En jetant un coup d'oeil à ses communiqués de presse, j'ai pu deviner son plan de communication. Le voici, en bref: agir comme si la nocivité des OGM était prouvée en publiant et en distribuant largement un guide sur la façon de se protéger (Guide des produits avec et sans OGM); quelque temps plus tard, commander un sondage d'opinion favorable à sa thèse (73 % des Canadiens sont favorables au retrait des OGM); dans ses déclarations, faire allusion à des autorités médicales ou scientifiques reconnues: l'Organisation mondiale de la santé, la Société royale du Canada, l'Institut de santé publique du Québec; se servir des autres pour faire avancer sa cause (Équiterre, Union paysanne); montrer du doigt des coupables présumés, de préférence des entreprises capitalistes (Monsanto, Métro, Provigo, Loblaw); rappeler à l'ordre les élus quand il s'éloignent du bien public tel que défini par lui-même; laisser entendre que ceux qui ne partagent pas son opinion sont économiquement intéressés (il n'est pas surprenant que les États-Unis, qui produisent 66 % des cultures OGM, tentent de forcer le monde entier à bouffer des OGM); s'entourer d'enfants et organiser un événement médiatique monstre.
C'est une recette de propagande idéologique bien connue et très simple: choisissez des terrains sensibles, diffusez de fausses informations, prétendez que celles-ci sont démontrées, fabriquez des explications simplistes qui tiennent lieu d'intelligence des faits et séduisez ainsi les esprits craintifs, allergiques à tout changement.
Greenpeace n'est rien d'autre qu'une grosse machine de propagande qui poursuit des objectifs uniquement en fonction de leur retentissement médiatique. Les secteurs économiques attaqués sur la place publique par la grosse machine verte n'ont aucune raison de se sentir intimidés. Ils ont plus de principes éthiques et sont plus responsables que cet ONG autogéré qui n'a de comptes à rendre à personne. Greenpeace dit vouloir sauver la planète. Il n'existe aucun scrutin pour en décider, aucun tribunal pour en juger. Cela est bien dangereux pour la démocratie.
Montréal, le 16 mai 2003
Pourquoi alors s'acharner sur cette innovation scientifique qui pourrait un jour assurer la sécurité alimentaire de la planète? Au nom du principe de précaution, dit son représentant.
Ce principe exige que des mesures de précaution soient adoptées même s'il n'est pas démontré scientifiquement qu'il existe une relation de cause à effet entre le péril perçu et ses conséquences. Si on avait appliqué ce principe à l'électricité, on s'éclairerait encore à la chandelle, ce qui ne serait pas pour déplaire à Greenpeace, ce champion de l'obscurantisme.
Mais comment arrive-t-il à nous imposer son idéologie, à semer la peur et même la panique chez certains? En jetant un coup d'oeil à ses communiqués de presse, j'ai pu deviner son plan de communication. Le voici, en bref: agir comme si la nocivité des OGM était prouvée en publiant et en distribuant largement un guide sur la façon de se protéger (Guide des produits avec et sans OGM); quelque temps plus tard, commander un sondage d'opinion favorable à sa thèse (73 % des Canadiens sont favorables au retrait des OGM); dans ses déclarations, faire allusion à des autorités médicales ou scientifiques reconnues: l'Organisation mondiale de la santé, la Société royale du Canada, l'Institut de santé publique du Québec; se servir des autres pour faire avancer sa cause (Équiterre, Union paysanne); montrer du doigt des coupables présumés, de préférence des entreprises capitalistes (Monsanto, Métro, Provigo, Loblaw); rappeler à l'ordre les élus quand il s'éloignent du bien public tel que défini par lui-même; laisser entendre que ceux qui ne partagent pas son opinion sont économiquement intéressés (il n'est pas surprenant que les États-Unis, qui produisent 66 % des cultures OGM, tentent de forcer le monde entier à bouffer des OGM); s'entourer d'enfants et organiser un événement médiatique monstre.
C'est une recette de propagande idéologique bien connue et très simple: choisissez des terrains sensibles, diffusez de fausses informations, prétendez que celles-ci sont démontrées, fabriquez des explications simplistes qui tiennent lieu d'intelligence des faits et séduisez ainsi les esprits craintifs, allergiques à tout changement.
Greenpeace n'est rien d'autre qu'une grosse machine de propagande qui poursuit des objectifs uniquement en fonction de leur retentissement médiatique. Les secteurs économiques attaqués sur la place publique par la grosse machine verte n'ont aucune raison de se sentir intimidés. Ils ont plus de principes éthiques et sont plus responsables que cet ONG autogéré qui n'a de comptes à rendre à personne. Greenpeace dit vouloir sauver la planète. Il n'existe aucun scrutin pour en décider, aucun tribunal pour en juger. Cela est bien dangereux pour la démocratie.
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