Festival de Cannes - Une langue de pauvres
«Regardez le film comme si c'était du serbe ou bien du chinois», a lancé Bernard Émond avant la projection de 20h17 rue Darling
Odile Tremblay
21 mai 2003
Le comédien Luc Picard, vedette de 20h17 rue Darling. «Ce sont les cinémas nationaux qui s’opposent à la barbarie des productions hollywoodiennes», a déclaré le cinéaste Bernard Émond à son auditoire cannois hier.
Cannes — En accompagnant ici en 2001 son film La femme qui boit sélectionné à la Semaine de la critique, Bernard Émond avait serré les poings devant la réflexion d'une spectatrice française: «Je sais que votre film est tragique, mais quand j'entends l'accent des gens, ça me fait rigoler.» Le cinéaste québécois estime qu'une telle attitude relève du plus parfait mépris envers lui et les siens. Il ne l'a pas envoyé dire à cette dame...
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