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Coderre tempère ses propos

5 octobre 2009 
Denis Coderre
Photo : Le Devoir
Denis Coderre
Ottawa — L'ex-lieutenant québécois de Michael Ignatieff, Denis Coderre, a profité de son passage à l'émission Tout le monde en parle pour minimiser l'impact de sa démission fracassante et réitérer son allégeance au Parti libéral du Canada et à son chef. À son tour, il désire maintenant tourner la page puisque, dit-il, le PLC n'est pas divisé.

Les bonzes du PLC pourront donc mieux respirer. Denis Coderre n'en a pas remis une couche lors de son entrevue avec Guy A. Lepage, diffusée hier soir. Au contraire, le député de Bourassa a répété plusieurs fois que le PLC est un « grand parti », que son chef mérite le respect et que les Québécois devraient voter pour ce parti et non pour le Bloc québécois s'ils veulent se débarrasser de Stephen Harper auquel ils « ne s'identifient pas ».

« Il n'y a aucune guerre, a assuré M. Coderre. Il y a une équipe au Québec, il y a des candidats. Des gens ne se sont peut-être pas mêlés de leurs affaires et on leur a tapé sur les doigts. » Selon lui, ses allégations de lundi dernier sur le fait que la garde rapprochée torontoise de Michael Ignatieff en menait trop large au parti a eu un effet bénéfique, même s'il n'a pas voulu nommer qui, au juste, il visait. « On a vu dans les journaux des photos, s'est-il contenté de répondre. Quand on fait des affaires au Québec, s'il vous plaît, respectez les autorités qui sont en place. Le message a passé, et c'est positif. Là, il faut tourner la page. »

Il a admis que sa démission avait été une « décision importante, dure, difficile ». La regrette-t-il, lui qui ne se cache pas d'aspirer à diriger un jour le PLC? Non, a-t-il affirmé. « J'ai voulu envoyer le message que Denis Coderre a aussi des principes. »

Notons enfin ce savoureux passage démontrant le lien parfois ténu entre message politique et réalité. « Il y a eu un congrès aujourd'hui et ça a été un succès », a déclaré Denis Coderre à l'animateur acquiesçant d'un hochement de tête. Le congrès de l'aile québécoise du PLC a bien eu lieu hier, avant la diffusion de l'émission, mais quand même trois bons jours après son enregistrement!






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  • Claude Kamps
    Inscrit
    lundi 5 octobre 2009 08h25
    Un autre québecois libéral canadien français...
    Un autre québécois libéral canadien français... à genoux devant la direction du parti de Toronto....

    Il en a fallut combien pour que le référendum soit paqueté comme les commandites?

    Le vrais défit du Qc est de ne pas vouloir directement la carotte que tendent les maisons mères des partis politiques à partir de Toronto. La richesse du Qc c'est sa spécificité latine au milieu d'une mère anglo-saxonne.

    Il ne faut pas oublier que sans le Qc le Canada n'a plus la raison d'être différent des USA...

  • Guy-Michel Lanthier
    Inscrit
    lundi 5 octobre 2009 08h38
    Stratégique entrevue!
    Denis Coderre n'a pas seulement tempéré ses propos. Il a préparé le terrain pour la prochaine course à la chefferie.

    Après l'annonce de sa présence à TLMEP, tous s'attendaient à une déclaration-choc. Moi le premier. Eh bien non, ce n'est pas ce qu'a fait Denis Coderre, il s'est tout simplement limité à dire que le Parti libéral est un grand parti et qu'il fait confiance à Michael Ignatieff. Quelle belle façon de ne pas devenir le paria qui aurait été si facile d'exclure du parti.

    Dans quelques jours, de quoi aura l'air Michael Ignatieff avec toutes ses interventions voulant affirmer qu'il a le contrôle du parti? Entre autres, j'aime bien la suivante du point de vue leadership, «C'est vous l'équipe du Québec, c'est moi le chef»

    Si vous voulez mon avis, tout ça est une histoire à suivre...

    Voici ce que j'en pense sur mon blogue

    http://g-m-l.blogspot.com/2009/09/coderre-le-biais

    http://g-m-l.blogspot.com/2009/10/le-cas-coderre-l

    Guy-Michel Lanthier, ing.
    Conférencier et consultant en leadership

  • Serge Bouchard
    Abonné
    lundi 5 octobre 2009 10h21
    Dans ses petits souliers
    Dans ses petits souliers comme on dit. J'ai rarement vu M. Coderre autant marcher sur des oeufs. Nous le verrons de moins en moins,que ce soit sous la gouverne d'Ignatieff ou d'un autre chef; de toute façon, le prochain chef ne sera pas du clan Coderre mais de celui qu'il a pourfendu, soit celui de Toronto. Privé de micro, il va s'étioler. Son orgueil l'aura coulé.

  • Tigars Tanne
    Inscrit
    lundi 5 octobre 2009 12h50
    Coderre==entrevue vide===
    Le passage de ce cher Denis hier n'a servi qu'à entretenir les "ratings" de l'émission.
    Il aurait pu, à tout le moins, nommer ces intrus de Toronto. Finalement, il n'a que: "brasser de la M**** virtuelle"
    Prends ta retraite cher Denis tu n'es d'aucun intérêt.
    Bravo tu as passé une Pub libérale à la SRC et tu as été payé pour !!!

    Tigars

  • Ernest Boudreau
    Abonné
    lundi 5 octobre 2009 14h08
    Pauvre Coderre
    Quel triste spectacle de voir le loup se changer en mouton, le gros méchant se faire doux-doux-doux hier soir à TLMEP!Pierre Falardeau doit la trouver bien bonne! Denis Coderre n'est pas sans savoir que "son chien est mort" dans le PLC. Il a beau lécher les bottes à son chef Iggy, rien n'y fera. S'il faut le croire, Iggy aurait réglé d'un coup de baguette magique l'influence de l'establishment torontois-canadian sur le PLC -Québec. Oh,oh, oh! Langue-de-bois quand tu nous tiens! Faut aller jusqu'au bout de ses idées, M. Coderre et ne pas refuser la lumière. Surtout quand on prétend avoir des principes et travailler pour les vrais intérêts du peuple québécois!
    ernest boudreau
    loneranger@ns.sympatico.ca

  • Antoine Deraiche
    Abonné
    lundi 5 octobre 2009 17h00
    Intelligent mais à l'image d'André Ouellet, acariâtre
    Tout le monde le reconnaît, Coderre est un excellent député. Dans la circonscription de Bourassa. Il est très proche de ses électeurs et les aide beaucoup et il est omniprésent. Cependant, son leadership comme lieutenant du Québec était unilatéral et sans compromis. IL est intelligent mais à l'image d'André Ouellet, acariâtre et un peu vicieux. En effet, pour cacher ses différends avec les instances libérale du Québec, il a prétexté l'ingérence des bronzes de Toronto- même quelques analystes politiques de certains médias nationaux sont tombés dans son piège à causec de son charisme. Cependant,le style bouillant de Coderre ne peut lui conférer des appuis importants pour une lointaine course au leadership libéral. Trop directif et pas assez conciliant, il n'est pas le rassembleur dont un parti politique a besoin à sa tête. Enfin, il faut tout de même souligner que ce politicien de carrière à encore sa place chez les libéraux fédéraux. Cependant, il devra revenir à l'avant scène sans trop de fracas et refaire sa toile autour de lui. Tout compte fait, ses faits et gestes sont présentement scrutés à la loupe. À l'instar de certains hockeyeurs, Denis Coderre est un plombier de luxe que l'on préfère dans son équpe que chez l'adversaire même avec ses mauvais plis. Il est tout de même un excellent parlementaire à Ottawa.

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