Mettre le point final
Paule Des Rivières
5 mai 2003
Après 25 ans au Devoir, qui ont passé comme l'éclair, je tire ma révérence. D'autres horizons professionnels m'appellent. Ce n'est pas sans regret que je laisse une institution qui m'a formée et au sein de laquelle j'ai acquis une culture et des valeurs, même plus, une manière d'appréhender la société.
Je quitte des collègues de travail exceptionnels qui me manqueront cruellement et que je remercie de leur soutien. Je tiens aussi à exprimer ma reconnaissance aux lecteurs qui, comme nous, croient à la force des mots et sans lesquels nous n'existerions pas. Indulgents devant les raccourcis qu'entraîne trop souvent la précipitation du quotidien, les lecteurs ont également fait montre, à mon égard, d'une exigence dont je leur sais gré, puisqu'elle m'a obligée à une perpétuelle remise en question.
Le métier a beaucoup changé au cours des 25 dernières années. À mon arrivée au journal, les ordinateurs n'existaient pas. Donc, pas de «copier coller». Pour éviter de jeter sa feuille à la poubelle 50 fois, il valait mieux avoir son texte en tête, du début à la fin. Cet exercice n'est plus nécessaire, l'ordinateur permettant de penser en écrivant. Il comportait néanmoins un certain attrait, celui de marquer un temps d'arrêt avant de se lancer dans l'écriture.
Cela dit, la base du métier reste inchangée: transmettre l'information pertinente au lecteur, de manière claire et, si possible, intéressante. Mais comme on le sait, l'avalanche d'informations dont nous sommes aujourd'hui inondés crée un effet d'étourdissement. De surcroît, tout le monde semble avoir quelque chose à vendre et, dans un tel environnement, la tentation du cynisme est une menace constante. Mais, encore là, la recherche d'avenues constructives a toujours dominé au Devoir. Les nombreuses discussions avec l'équipe éditoriale et les collègues sur l'impact de tel ou tel geste politique m'ont nourrie de façon quotidienne, alimentant la quête de la nouvelle et de ce qu'elle cache.
Le premier texte que j'ai écrit pour Le Devoir, en octobre 1977, portait sur les droits de scolarité à l'Université de Montréal. Des associations étudiantes protestaient contre une décision de l'Université d'exiger le paiement des droits de scolarité — 300 $ — avant le 25 octobre. Plus ça change...
Je quitte des collègues de travail exceptionnels qui me manqueront cruellement et que je remercie de leur soutien. Je tiens aussi à exprimer ma reconnaissance aux lecteurs qui, comme nous, croient à la force des mots et sans lesquels nous n'existerions pas. Indulgents devant les raccourcis qu'entraîne trop souvent la précipitation du quotidien, les lecteurs ont également fait montre, à mon égard, d'une exigence dont je leur sais gré, puisqu'elle m'a obligée à une perpétuelle remise en question.
Le métier a beaucoup changé au cours des 25 dernières années. À mon arrivée au journal, les ordinateurs n'existaient pas. Donc, pas de «copier coller». Pour éviter de jeter sa feuille à la poubelle 50 fois, il valait mieux avoir son texte en tête, du début à la fin. Cet exercice n'est plus nécessaire, l'ordinateur permettant de penser en écrivant. Il comportait néanmoins un certain attrait, celui de marquer un temps d'arrêt avant de se lancer dans l'écriture.
Cela dit, la base du métier reste inchangée: transmettre l'information pertinente au lecteur, de manière claire et, si possible, intéressante. Mais comme on le sait, l'avalanche d'informations dont nous sommes aujourd'hui inondés crée un effet d'étourdissement. De surcroît, tout le monde semble avoir quelque chose à vendre et, dans un tel environnement, la tentation du cynisme est une menace constante. Mais, encore là, la recherche d'avenues constructives a toujours dominé au Devoir. Les nombreuses discussions avec l'équipe éditoriale et les collègues sur l'impact de tel ou tel geste politique m'ont nourrie de façon quotidienne, alimentant la quête de la nouvelle et de ce qu'elle cache.
Le premier texte que j'ai écrit pour Le Devoir, en octobre 1977, portait sur les droits de scolarité à l'Université de Montréal. Des associations étudiantes protestaient contre une décision de l'Université d'exiger le paiement des droits de scolarité — 300 $ — avant le 25 octobre. Plus ça change...
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