Priorité à l'école publique
Normand Breault - Le 18 septembre 2009
24 septembre 2009
Dans une lettre récemment parue dans les journaux, monsieur Juan Jose Hernandez louait l'école publique où son grand garçon s'est préparé à devenir un brillant altiste, au talent déjà reconnu à l'international. Également inséré dans les journaux récents, Le Privé, organe de la Fédération des établissements d'enseignement privés du Québec, présentait fièrement monsieur Paul Gérin-Lajoie, «fondateur de la Fondation Paul Gérin-Lajoie». Curieusement, on n'a pas cru bon de mentionner que dans les années 1960, ce vénérable citoyen a été le père de notre système public d'éducation.
Quant aux 183 établissements d'enseignement privés du Québec, ils font partie, dans une large mesure, du prolongement discutable de la méritoire oeuvre éducatrice de suppléance qu'ont assurée, dans le Québec de chrétienté d'avant la Révolution tranquille, le clergé et les communautés religieuses.
Pour que le public produise d'autres altistes comme le fils de monsieur Hernandez, on n'a pas besoin des dons d'Hydro-Québec; on a besoin d'un véritable engagement du gouvernement Charest concernant le système public (y compris un financement adéquat). On a aussi besoin de l'énergie des parents des quelque 107 000 élèves qui fréquentent le privé. Ces nombreux parents, alléchés par les avantages du privé, capables, eux, de défrayer les coûts afférents, doivent unir leur inestimable contribution à celle de tous les parents dans l'oeuvre commune d'éducation de tous les enfants du Québec.
Adoptant le thème du magazine, je m'engage à poursuivre la dénonciation du financement de ces établissements privés à hauteur de 60 %, à défendre le droit de tous à une éducation de qualité plutôt qu'à favoriser les privilèges d'une minorité, à encourager tous ceux qui poursuivent cet important combat démocratique.
Quant aux 183 établissements d'enseignement privés du Québec, ils font partie, dans une large mesure, du prolongement discutable de la méritoire oeuvre éducatrice de suppléance qu'ont assurée, dans le Québec de chrétienté d'avant la Révolution tranquille, le clergé et les communautés religieuses.
Pour que le public produise d'autres altistes comme le fils de monsieur Hernandez, on n'a pas besoin des dons d'Hydro-Québec; on a besoin d'un véritable engagement du gouvernement Charest concernant le système public (y compris un financement adéquat). On a aussi besoin de l'énergie des parents des quelque 107 000 élèves qui fréquentent le privé. Ces nombreux parents, alléchés par les avantages du privé, capables, eux, de défrayer les coûts afférents, doivent unir leur inestimable contribution à celle de tous les parents dans l'oeuvre commune d'éducation de tous les enfants du Québec.
Adoptant le thème du magazine, je m'engage à poursuivre la dénonciation du financement de ces établissements privés à hauteur de 60 %, à défendre le droit de tous à une éducation de qualité plutôt qu'à favoriser les privilèges d'une minorité, à encourager tous ceux qui poursuivent cet important combat démocratique.
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