Réplique à Richard Desjardins -Val-David: pour la beauté du lieu, la qualité de vie et la culture
Aldéi Darveau - Élu municipal
1 mai 2003
Monsieur Desjardins, vous vous intéressez au sort des expropriés de Guindonville. Comme élu municipal, leur sort me préoccupe aussi, et je crois qu'ils méritent mieux qu'un logement insalubre.
Jusqu'à maintenant, plusieurs, comme vous, les ont appuyés et sont sans doute prêts à empêcher les bulldozers de démolir ces maisonnettes. Ça donnerait de la bonne copie aux journaux et des images à la télé, mais ça n'améliorerait en rien la qualité de leur habitation.
Je souhaite qu'un comité d'aide aux expropriés de Guindonville se forme pour obtenir la construction de logements sociaux adaptés aux besoins des moins fortunés de notre municipalité. Des programmes existent et les citoyens en sont informés. À ce jour, aucun des premiers intéressés n'a encore voulu s'en prévaloir.
Vous écorchez au passage les élus municipaux, que vous associez aux développeurs qui ont saint-sauveurisé le Nord et qui continuent à le faire en le tremblantisant pour de riches touristes investisseurs. Il est vrai que ce phénomène contribue à l'accroissement des coûts du logement de la région même s'il aide à l'établissement de jeunes familles et permet d'agrandir nos écoles. Mais vous avez tort d'identifier Val-David à ce courant de développement touristique. Les gens d'ici tiennent à leur qualité de vie et à la beauté des lieux qu'ils habitent. Beaucoup de résidants sont des retraités modestes et des ménages à faible revenu. La valeur d'une propriété moyenne y est relativement très accessible.
Nos concitoyens sont des gens qui s'impliquent pour le plein air écologique et le développement des arts. En 1988, ils ont constitué le premier organisme sans but lucratif à avoir créé une fiducie foncière pour protéger les montagnes qui nous entourent. Cela a entraîné la création d'un parc régional réservé à la conservation et aux loisirs de plein air non motorisés. Le conseil municipal a contribué à cette réalisation, appuyé par les résidants et les amateurs de plein air, qui l'apprécient également.
Val-David reste une terre d'accueil pour les artistes. Le plan d'urbanisme privilégie l'implantation de leurs ateliers. On y consacre annuellement 5 % du budget municipal pour la culture et les arts. Un record, je crois, au Québec! Nous avons un comité consultatif permanent chargé de réaliser une politique culturelle pour la conservation du patrimoine et le développement des arts et de la culture. La municipalité appuie des projets qui dépassent largement ses frontières et celles du Nord: le rendez-vous annuel des Mille et un Pots, le centre d'exposition La Maison du Village, la fondation Derouin, la préservation de la Butte-à-Mathieu et le projet de musée de la chanson québécoise, la relève en arts visuels en collaboration avec l'Atelier de l'île.
Je vous ai applaudi chez Coco, il y a plusieurs années, comme on applaudit encore, dans les bistros du village, de jeunes et plus anciens musiciens professionnels. Des récitals de poésie emplissent ici des salles d'amateurs. Même au Métro Dufresne, on diffuse les chansonniers!
Alors, M. Desjardins, si vous voulez défendre la cause des moins fortunés, il y en a à Val-David, et pas seulement à Guindonville. Remplissez de nouveau Le Patriote pour les soutenir et je serai des vôtres. Quant à l'avenir de Val-David, ce sont encore ses citoyens qui sont et seront les meilleurs juges.
Jusqu'à maintenant, plusieurs, comme vous, les ont appuyés et sont sans doute prêts à empêcher les bulldozers de démolir ces maisonnettes. Ça donnerait de la bonne copie aux journaux et des images à la télé, mais ça n'améliorerait en rien la qualité de leur habitation.
Je souhaite qu'un comité d'aide aux expropriés de Guindonville se forme pour obtenir la construction de logements sociaux adaptés aux besoins des moins fortunés de notre municipalité. Des programmes existent et les citoyens en sont informés. À ce jour, aucun des premiers intéressés n'a encore voulu s'en prévaloir.
Vous écorchez au passage les élus municipaux, que vous associez aux développeurs qui ont saint-sauveurisé le Nord et qui continuent à le faire en le tremblantisant pour de riches touristes investisseurs. Il est vrai que ce phénomène contribue à l'accroissement des coûts du logement de la région même s'il aide à l'établissement de jeunes familles et permet d'agrandir nos écoles. Mais vous avez tort d'identifier Val-David à ce courant de développement touristique. Les gens d'ici tiennent à leur qualité de vie et à la beauté des lieux qu'ils habitent. Beaucoup de résidants sont des retraités modestes et des ménages à faible revenu. La valeur d'une propriété moyenne y est relativement très accessible.
Nos concitoyens sont des gens qui s'impliquent pour le plein air écologique et le développement des arts. En 1988, ils ont constitué le premier organisme sans but lucratif à avoir créé une fiducie foncière pour protéger les montagnes qui nous entourent. Cela a entraîné la création d'un parc régional réservé à la conservation et aux loisirs de plein air non motorisés. Le conseil municipal a contribué à cette réalisation, appuyé par les résidants et les amateurs de plein air, qui l'apprécient également.
Val-David reste une terre d'accueil pour les artistes. Le plan d'urbanisme privilégie l'implantation de leurs ateliers. On y consacre annuellement 5 % du budget municipal pour la culture et les arts. Un record, je crois, au Québec! Nous avons un comité consultatif permanent chargé de réaliser une politique culturelle pour la conservation du patrimoine et le développement des arts et de la culture. La municipalité appuie des projets qui dépassent largement ses frontières et celles du Nord: le rendez-vous annuel des Mille et un Pots, le centre d'exposition La Maison du Village, la fondation Derouin, la préservation de la Butte-à-Mathieu et le projet de musée de la chanson québécoise, la relève en arts visuels en collaboration avec l'Atelier de l'île.
Je vous ai applaudi chez Coco, il y a plusieurs années, comme on applaudit encore, dans les bistros du village, de jeunes et plus anciens musiciens professionnels. Des récitals de poésie emplissent ici des salles d'amateurs. Même au Métro Dufresne, on diffuse les chansonniers!
Alors, M. Desjardins, si vous voulez défendre la cause des moins fortunés, il y en a à Val-David, et pas seulement à Guindonville. Remplissez de nouveau Le Patriote pour les soutenir et je serai des vôtres. Quant à l'avenir de Val-David, ce sont encore ses citoyens qui sont et seront les meilleurs juges.
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