Soulagement à Toronto
Paule Des Rivières
30 avril 2003
Les politiciens ontariens étaient tout sourire hier après que l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS) eut finalement levé l'avertissement déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto en raison de l'épidémie de pneumonie atypique. Cette décision survient après une semaine d'intenses pressions exercées sur l'OMS. En fait, après avoir dénoncé la semaine dernière le manque de crédibilité de l'organisme, les élus ontariens et fédéraux ont loué hier l'ouverture d'esprit de la directrice générale de l'OMS, Gro Harlem Bruntland. À croire que la crédibilité de l'Organisation varie selon que ses décisions plaisent ou non. Mais en déconseillant aux voyageurs de se rendre à Toronto, l'OMS aura au moins réveillé les politiciens municipaux, ontariens et fédéraux, murés jusque-là dans une incompréhensible discrétion devant l'épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère qui secouait Toronto depuis plusieurs semaines déjà.
Désormais donc, les Torontois peuvent s'appliquer à réparer les dommages économiques causés par l'avis de l'OMS, mais sans oublier que le combat contre le SRAS se poursuit. Mais l'épidémie est désormais sous contrôle puisqu'il s'est écoulé 20 jours depuis le dernier cas signalé.
Cependant, l'OMS exhorte le Canada à resserrer ses contrôles aux aéroports, contrôles qui ont largement fait défaut et qui ont conduit à l'exportation du virus aux Philippines, lorsqu'une infirmière de ce pays a quitté Toronto pour Manille. Elle n'a pas survécu au virus, pas plus que son père, qui avait été contaminé. Même s'il est un peu tard, il faut tout de même souhaiter qu'Ottawa mette en place des contrôles aux aéroports internationaux, comme le recommande l'OMS. C'est la première fois que l'OMS exhorte un pays à mieux contrôler les allées et venues des voyageurs et il n'est pas impossible que l'épisode SRAS marque le début d'une concertation internationale plus accentuée, dont le besoin s'est cruellement fait sentir ces dernières semaines.
Désormais, sauf pour la Chine où la situation demeure très préoccupante, les nouvelles des derniers jours sont rassurantes. En fait, les cas sont en recul partout, sauf en Chine, où l'impact économique du virus s'annonce considérable. Mais les conséquences politiques seront tout aussi significatives sans même parler des limogeages ayant suivi la propagation du SRAS. En effet, il sera beaucoup plus difficile désormais pour la Chine de continuer à entretenir la culture du silence qui la caractérise.
Cette crise contient aussi des leçons pour la classe politique canadienne qui s'est beaucoup agitée au cours de la dernière semaine, en réaction à l'avis de l'OMS. Ce n'est pas la culture du silence qui règne ici, ce serait plutôt celle de l'inertie.
Désormais donc, les Torontois peuvent s'appliquer à réparer les dommages économiques causés par l'avis de l'OMS, mais sans oublier que le combat contre le SRAS se poursuit. Mais l'épidémie est désormais sous contrôle puisqu'il s'est écoulé 20 jours depuis le dernier cas signalé.
Cependant, l'OMS exhorte le Canada à resserrer ses contrôles aux aéroports, contrôles qui ont largement fait défaut et qui ont conduit à l'exportation du virus aux Philippines, lorsqu'une infirmière de ce pays a quitté Toronto pour Manille. Elle n'a pas survécu au virus, pas plus que son père, qui avait été contaminé. Même s'il est un peu tard, il faut tout de même souhaiter qu'Ottawa mette en place des contrôles aux aéroports internationaux, comme le recommande l'OMS. C'est la première fois que l'OMS exhorte un pays à mieux contrôler les allées et venues des voyageurs et il n'est pas impossible que l'épisode SRAS marque le début d'une concertation internationale plus accentuée, dont le besoin s'est cruellement fait sentir ces dernières semaines.
Désormais, sauf pour la Chine où la situation demeure très préoccupante, les nouvelles des derniers jours sont rassurantes. En fait, les cas sont en recul partout, sauf en Chine, où l'impact économique du virus s'annonce considérable. Mais les conséquences politiques seront tout aussi significatives sans même parler des limogeages ayant suivi la propagation du SRAS. En effet, il sera beaucoup plus difficile désormais pour la Chine de continuer à entretenir la culture du silence qui la caractérise.
Cette crise contient aussi des leçons pour la classe politique canadienne qui s'est beaucoup agitée au cours de la dernière semaine, en réaction à l'avis de l'OMS. Ce n'est pas la culture du silence qui règne ici, ce serait plutôt celle de l'inertie.
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