Le sous-titrage au FFM
Le Festival des films du monde de Montréal est une vitrine éclatante du multiculturalisme de notre planète et notamment de son multilinguisme. Les films proviennent du monde entier et sont souvent sonorisés dans la langue d'origine du pays, y compris des langues peu familières au grand public, par exemple le coréen, le russe, le lituanien, etc.
Il me semble qu'en dehors de l'aspect cinématographique de ce festival ouvert sur le monde, il revêt aussi un aspect culturel et linguistique dont on ne parle pas assez. Je me suis livré au calcul de statistiques représentatives des quelque 942 séances de projections qui nous sont offertes. Il s'agit bien de «séances de projection» et non pas de films, qui, eux, sont au nombre d'environ 400, certains étant projetés à plusieurs reprises. J'ai pu constater ainsi qu'environ 72 % des présentations concernent un film en langue anglaise ou un film sous-titré en anglais. Environ 23 % des séances concernent un film en français ou sous-titré en français et environ 5 % des séances présentent des films sous-titrés à la fois en anglais et en français.
Ce festival se tenant dans une province (le Québec) dont la langue officielle est le français et dans un pays (le Canada) officiellement bilingue anglais-français, on aurait souhaité des pourcentages plus équilibrés sur le plan des statistiques linguistiques des films présentés. On espère qu'à l'avenir, les films doublement sous-titrés en anglais et en français seront plus nombreux, de même que les films sous-titrés en français.
Il me semble qu'en dehors de l'aspect cinématographique de ce festival ouvert sur le monde, il revêt aussi un aspect culturel et linguistique dont on ne parle pas assez. Je me suis livré au calcul de statistiques représentatives des quelque 942 séances de projections qui nous sont offertes. Il s'agit bien de «séances de projection» et non pas de films, qui, eux, sont au nombre d'environ 400, certains étant projetés à plusieurs reprises. J'ai pu constater ainsi qu'environ 72 % des présentations concernent un film en langue anglaise ou un film sous-titré en anglais. Environ 23 % des séances concernent un film en français ou sous-titré en français et environ 5 % des séances présentent des films sous-titrés à la fois en anglais et en français.
Ce festival se tenant dans une province (le Québec) dont la langue officielle est le français et dans un pays (le Canada) officiellement bilingue anglais-français, on aurait souhaité des pourcentages plus équilibrés sur le plan des statistiques linguistiques des films présentés. On espère qu'à l'avenir, les films doublement sous-titrés en anglais et en français seront plus nombreux, de même que les films sous-titrés en français.
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