Sécurité routière
Danielle Nicolopoulos - Le 5 août 2009
6 août 2009
Dans l'éditorial du 5 août, vous tournez autour de deux événements extrêmement graves: l'accident de car-surfing de Drummondville et cet enfant de sept ans au volant de la voiture familiale, sur la Côte-Nord, filmé fièrement par son père.
Vous reconnaissez que ces deux cas «ont immédiatement réveillé le réflexe qui consiste à pointer l'irresponsabilité parentale». Il y a plus que ça, vous avez utilisé le mot «connerie», et en l'occurrence, c'est à mon sens le seul qui convient!
«Nous baignons dans une culture de la vitesse et du risque», dites-vous. Et vous vous demandez alors «comment améliorer la sécurité routière au Québec...» Il s'agit bel et bien en effet — et avant tout — d'une question de «culture»: la conscience, le jugement semblent totalement faire défaut. C'est à un vide moral que l'on doit ces catastrophes, ces tristes prouesses. Que des adolescents s'amusent au risque de leur vie, à la limite on pourrait... le comprendre, même si ça reste de la connerie. Qu'un adulte transmette et inculque à son enfant de 7 ans (!) le goût du risque, de l'interdit, c'est pire que de la connerie, c'est indigne d'un père de famille.
Pendant ce temps-là, en Angleterre, au lieu d'une voiture, ses parents ont mis entre les mains d'un petit Kieron de 6 ans... des pinceaux. «Le regarder peindre est absolument magnifique, c'est tout à fait incroyable étant donné son âge.» Et l'on apprend que «le petit garçon ne rêve que de suivre les pas de son héros», un peintre du voisinage...
Vous reconnaissez que ces deux cas «ont immédiatement réveillé le réflexe qui consiste à pointer l'irresponsabilité parentale». Il y a plus que ça, vous avez utilisé le mot «connerie», et en l'occurrence, c'est à mon sens le seul qui convient!
«Nous baignons dans une culture de la vitesse et du risque», dites-vous. Et vous vous demandez alors «comment améliorer la sécurité routière au Québec...» Il s'agit bel et bien en effet — et avant tout — d'une question de «culture»: la conscience, le jugement semblent totalement faire défaut. C'est à un vide moral que l'on doit ces catastrophes, ces tristes prouesses. Que des adolescents s'amusent au risque de leur vie, à la limite on pourrait... le comprendre, même si ça reste de la connerie. Qu'un adulte transmette et inculque à son enfant de 7 ans (!) le goût du risque, de l'interdit, c'est pire que de la connerie, c'est indigne d'un père de famille.
Pendant ce temps-là, en Angleterre, au lieu d'une voiture, ses parents ont mis entre les mains d'un petit Kieron de 6 ans... des pinceaux. «Le regarder peindre est absolument magnifique, c'est tout à fait incroyable étant donné son âge.» Et l'on apprend que «le petit garçon ne rêve que de suivre les pas de son héros», un peintre du voisinage...
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