Nécessaire nationalisme
Dans sa lettre du 30 juillet 2009, Jimmy Lee Gordon nous met en garde contre les dangers du nationalisme. Curieusement, la conclusion de sa lettre nous permet de dire que le nationalisme est nécessaire et utile.
En effet, la conclusion de monsieur Gordon se lit comme suit: «Il serait temps que le Québec devienne réellement le bastion d'humanité que son histoire et sa population lui permettent d'être; il est temps que le Québec sorte de sa névrose identitaire». Bravo!
Monsieur Gordon invite le Québec à s'affirmer haut et fort comme antidote à une névrose afin qu'il devienne «un bastion d'humanité». Or, pour une nation (ou un peuple), l'affirmation passe par le nationalisme. Il n'y a pas d'autre chemin.
Ce que monsieur Gordon appelle de tous ses voeux ne peut s'obtenir que par ce qui lui fait peur. Il y a là une contradiction fondamentale qui doit être expliquée.
Certes, le nationalisme comporte des dangers. Traverser la rue ou l'océan Atlantique aussi. Évitons-nous de traverser la rue ou l'océan pour autant? Non! Alors...
Sans nationalisme, un peuple ne va nulle part. De la même façon que sans personnalité, un individu ne va nulle part. On peut donc difficilement accepter le discours de monsieur Gordon, à moins que le Québec ne veuille pas (ou plus) s'affirmer. Autant dire que le Québec est un «nobody» (excusez l'anglicisme).
En effet, la conclusion de monsieur Gordon se lit comme suit: «Il serait temps que le Québec devienne réellement le bastion d'humanité que son histoire et sa population lui permettent d'être; il est temps que le Québec sorte de sa névrose identitaire». Bravo!
Monsieur Gordon invite le Québec à s'affirmer haut et fort comme antidote à une névrose afin qu'il devienne «un bastion d'humanité». Or, pour une nation (ou un peuple), l'affirmation passe par le nationalisme. Il n'y a pas d'autre chemin.
Ce que monsieur Gordon appelle de tous ses voeux ne peut s'obtenir que par ce qui lui fait peur. Il y a là une contradiction fondamentale qui doit être expliquée.
Certes, le nationalisme comporte des dangers. Traverser la rue ou l'océan Atlantique aussi. Évitons-nous de traverser la rue ou l'océan pour autant? Non! Alors...
Sans nationalisme, un peuple ne va nulle part. De la même façon que sans personnalité, un individu ne va nulle part. On peut donc difficilement accepter le discours de monsieur Gordon, à moins que le Québec ne veuille pas (ou plus) s'affirmer. Autant dire que le Québec est un «nobody» (excusez l'anglicisme).
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