Lettres: La contribution de l'ADQ au PLQ
François-Pierre Gladu - Avril 2003
23 avril 2003
Comme au fédéral, où la division du vote d'opposition profite au Parti libéral du Canada, doit-on comprendre que l'arrivée de l'ADQ provoque pareil phénomène sur la scène provinciale?
En effet, d'une part, le vote pour le Parti libéral du Québec dépend essentiellement du centre-ouest de Montréal et de l'Outaouais, où les électeurs lui sont d'une fidélité paralysée depuis toujours. D'autre part, les circonscriptions additionnelles gagnées lundi dernier par les libéraux, soit surtout celles de la banlieue, l'ont d'abord été grâce à la division du vote francophone entre le PQ et l'ADQ. Ces citoyens sont beaucoup plus réceptifs aux enjeux non constitutionnels des élections et leur vote reste plus volatil. Ce n'est pas nouveau. Et la victoire libérale doit certainement être attribuée à un désir de changement et au désaveu des politiques péquistes en matière de santé.
Par contre, dans le contexte où les appuis libéraux sont figés et que ceux des péquistes sont à géométrie variable — ce qui permettait une saine alternance du pouvoir —, l'émergence de l'ADQ fait craindre la division perpétuelle du vote francophone, si déterminant, pour les élections à venir.
Cet orage le jour des élections était-il un mauvais présage?
En effet, d'une part, le vote pour le Parti libéral du Québec dépend essentiellement du centre-ouest de Montréal et de l'Outaouais, où les électeurs lui sont d'une fidélité paralysée depuis toujours. D'autre part, les circonscriptions additionnelles gagnées lundi dernier par les libéraux, soit surtout celles de la banlieue, l'ont d'abord été grâce à la division du vote francophone entre le PQ et l'ADQ. Ces citoyens sont beaucoup plus réceptifs aux enjeux non constitutionnels des élections et leur vote reste plus volatil. Ce n'est pas nouveau. Et la victoire libérale doit certainement être attribuée à un désir de changement et au désaveu des politiques péquistes en matière de santé.
Par contre, dans le contexte où les appuis libéraux sont figés et que ceux des péquistes sont à géométrie variable — ce qui permettait une saine alternance du pouvoir —, l'émergence de l'ADQ fait craindre la division perpétuelle du vote francophone, si déterminant, pour les élections à venir.
Cet orage le jour des élections était-il un mauvais présage?
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