Lettres: Salut, grand-papa!
Sébastien Paquin-Charbonneau - Étudiant, 20 ans, Montréal, 15 avril 2003
23 avril 2003
Aujourd'hui, 15 avril, je me suis tenu debout devant le lieu de ton dernier repos. Je m'étais dit à moi-même que je n'y retournerais pas avant qu'un de tes plus grands rêves ne soit réalisé: un pays. En 1996, quand tu nous as quittés, je commençais à peine à comprendre ces enjeux, mais je l'avais tout de même dans mon coeur. Depuis maintenant près de six ans que je me tiens debout, que je travaille avec ardeur à expliquer, développer et convaincre que ce projet d'un peuple est possible et bien peu risqué pour nos Québécois si craintifs et désintéressés. C'est dur!
J'ai rompu ma promesse: je suis venu te voir. Je suis simplement venu te dire que je reviendrai dans un peu plus longtemps que prévu mais que je reviendrai. C'est sûr!
Nous avons perdu beaucoup le 14 avril au soir. Je suis toujours debout. Jamais ton rêve, le rêve de ton fils et surtout le rêve de ton petit-fils ne sera anéanti par des gens qui ne demandent qu'à nous mettre à genoux. Jamais je n'accepterai que ton fils, mon père, ne le voie pas. Je suis toujours là, encore plus fort que le 13 avril, et je continue avec ma génération. À très bientôt. Je t'aime!
J'ai rompu ma promesse: je suis venu te voir. Je suis simplement venu te dire que je reviendrai dans un peu plus longtemps que prévu mais que je reviendrai. C'est sûr!
Nous avons perdu beaucoup le 14 avril au soir. Je suis toujours debout. Jamais ton rêve, le rêve de ton fils et surtout le rêve de ton petit-fils ne sera anéanti par des gens qui ne demandent qu'à nous mettre à genoux. Jamais je n'accepterai que ton fils, mon père, ne le voie pas. Je suis toujours là, encore plus fort que le 13 avril, et je continue avec ma génération. À très bientôt. Je t'aime!
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