Voulez-vous un sac, madame?
Claire Gagnon - Québec
21 juillet 2009
Assez c'est assez! J'en ai ras le bol de me faire demander si je veux un sac. Oui, je veux un sac lorsque j'achète à la pharmacie pour 50 $ de produits, comme du shampoing, de la mousse à cheveux, de la pâte dentifrice, des rasoirs, de la soie dentaire, une boîte de kleenex, du déodorant, etc. Parce que je n'ai qu'un sac à main pas plus gros qu'un porte-monnaie et que tout ça ne rentre pas dans mes poches, elles ne sont pas assez grandes. Et oui, je veux un sac si j'arrête au magasin à un dollar pour m'acheter des sacs à surgeler, des produits nettoyants et un rideau de douche parce qu'il coûte moins chez vous que chez Sears. Donnez-moi un sac, s'il vous plaît, parce que je n'ai pas de voiture et que je dois retourner chez moi à pied, je participe à l'écologie de ma planète en prenant le transport en commun et en marchant.
Je n'ai pas le droit aux achats spontanés parce que je n'ai pas mon sac réutilisable et que si j'en achète un autre, je ne saurai plus où le remiser parce que mes crochets sont pleins. Je n'ai qu'un trois et demi pour ranger tout ça. J'étouffe dans cette marée de «verdicité» et de «Sauvons la planète». Et pendant ce temps-là, que fait-on des débris qui se promènent autour de notre belle planète? Eux, ils ont le droit de se promener dans l'espace parce qu'ils paient le gros prix et font croire au reste de la planète qu'ils agissent pour creuser des puits en Afrique. J'aimerais bien pouvoir me téléporter chez moi les bras chargés, mais je ne suis pas capable. Que dois-je faire? J'angoisse lorsque j'arrête dans un magasin et que j'achète des produits parce que je sais que l'on va me demander si je veux un sac. J'hésite quand je découvre un comptoir de fromages dans un marché public et que j'ai le goût d'en acheter, je me dis: «Ça ne rentre pas dans ma sacoche, ni dans mes poches», alors je vais seulement goûter parce que je ne veux pas me faire demander: voulez-vous un sac, madame? J'ai l'air de celle qui veut détruire la planète si on m'offre un sac. Offrez-m'en un en papier! Y avez-vous pensé? J'ai presque envie de sacrer. Allez-vous me frapper dans six mois si je vais à l'épicerie sans mon sac? Je pense que oui, parce que dernièrement, j'ai vu une caissière à l'épicerie Métro de mon quartier porter un jugement et faire des commentaires assez acerbes parce que le client avant moi n'avait pas de sacs réutilisables. Ouf! J'avais les miens! Alors là, je crois qu'on dépasse les bornes. Gardons un peu de jugement et de bon sens et évitons de sombrer dans l'extrême à outrance.
Je n'ai pas le droit aux achats spontanés parce que je n'ai pas mon sac réutilisable et que si j'en achète un autre, je ne saurai plus où le remiser parce que mes crochets sont pleins. Je n'ai qu'un trois et demi pour ranger tout ça. J'étouffe dans cette marée de «verdicité» et de «Sauvons la planète». Et pendant ce temps-là, que fait-on des débris qui se promènent autour de notre belle planète? Eux, ils ont le droit de se promener dans l'espace parce qu'ils paient le gros prix et font croire au reste de la planète qu'ils agissent pour creuser des puits en Afrique. J'aimerais bien pouvoir me téléporter chez moi les bras chargés, mais je ne suis pas capable. Que dois-je faire? J'angoisse lorsque j'arrête dans un magasin et que j'achète des produits parce que je sais que l'on va me demander si je veux un sac. J'hésite quand je découvre un comptoir de fromages dans un marché public et que j'ai le goût d'en acheter, je me dis: «Ça ne rentre pas dans ma sacoche, ni dans mes poches», alors je vais seulement goûter parce que je ne veux pas me faire demander: voulez-vous un sac, madame? J'ai l'air de celle qui veut détruire la planète si on m'offre un sac. Offrez-m'en un en papier! Y avez-vous pensé? J'ai presque envie de sacrer. Allez-vous me frapper dans six mois si je vais à l'épicerie sans mon sac? Je pense que oui, parce que dernièrement, j'ai vu une caissière à l'épicerie Métro de mon quartier porter un jugement et faire des commentaires assez acerbes parce que le client avant moi n'avait pas de sacs réutilisables. Ouf! J'avais les miens! Alors là, je crois qu'on dépasse les bornes. Gardons un peu de jugement et de bon sens et évitons de sombrer dans l'extrême à outrance.
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