Lettres: Jean Charest le Québécois?
André Vézina - Montréal, avril 2003
22 avril 2003
Les mots ont un sens et les lapsus sont révélateurs. Le soir de sa victoire Jean Charest déclarait: «Nous vivons dans l'endroit [sic] le plus extraordinaire au monde...»
Le Québec un endroit? Voyons la définition de ce mot: Endroit: lieu déterminé, celui où l'on se trouve, la localité. Fam. Le petit endroit: les toilettes. (Larousse). Ainsi, selon Jean Charest, le Québec, le plus vaste pays de la francophonie n'est qu'un endroit!
Et maintenant, le lapsus: Jean Charest au début la campagne électorale avait commis le lapsus révélateur qui en avait fait sourire plusieurs: «Je suis le futur premier ministre du Canada.» (sic)
Jean Charest québécois? À Jean-René Dufort, l'Infoman de Radio-Canada, Jean Charest avait avoué ne pas connaître les paroles de la chanson de Vigneault Gens du Pays devenue presque l'hymne national du Québec! Et il ajoutait: «la chanson c'est pas mon fort». Les artistes du Québec ont raison d'être inquiets.
Jean Charest est un formidable fédéraliste. Il ne s'en cache pas. L'an dernier il avait déclaré qu'il fallait tourner la page de la «Révolution tranquille» de Jean Lesage, l'un de ses prédécesseurs. Jean Lesage c'était la révolution tranquille et le «maître chez nous».
Dans ses discours, Lesage employait le terme «l'État du Québec» et non pas «la province de Québec». Rappelons que même Jean Chrétien et Stéphane Dion, lesquels ne sont pas d'ardents nationalistes québécois, avaient avoué que les Québécois étaient «un peuple». Pour Jean Charest, le Québec n'est qu'un endroit!
La victoire de Jean Charest, c'est la victoire des fédéralistes. C'est la victoire de Jean Chrétien et de Stéphane Dion. C'est la victoire des «défusionnistes». C'est la victoire des soumis qui devront aller pleurer et quémander des sous à Ottawa pour la santé, alors qu'ils savent très bien que la porte du «déséquilibre fiscal» est fermée à double tour.
Ainsi vous n'entendrez jamais Jean Charest dire que le Québec est un peuple, ni une nation, ni un pays. Fini le «maître chez nous» de Jean Lesage, fini le «égalité ou indépendance» de Daniel Johnson, fini la «souveraineté culturelle» de Robert Bourassa. Jean Charest, a toujours voulu être premier ministre du Canada. Il se trouve à la tête du gouvernement du Québec parce qu'il a été forcé par les Canadiens anglais de poursuivre sa carrière au Québec.
Jean Charest c'est un Pierre-Elliott Trudeau «provincial» c'est-à-dire... en plus petit.
Le Québec un endroit? Voyons la définition de ce mot: Endroit: lieu déterminé, celui où l'on se trouve, la localité. Fam. Le petit endroit: les toilettes. (Larousse). Ainsi, selon Jean Charest, le Québec, le plus vaste pays de la francophonie n'est qu'un endroit!
Et maintenant, le lapsus: Jean Charest au début la campagne électorale avait commis le lapsus révélateur qui en avait fait sourire plusieurs: «Je suis le futur premier ministre du Canada.» (sic)
Jean Charest québécois? À Jean-René Dufort, l'Infoman de Radio-Canada, Jean Charest avait avoué ne pas connaître les paroles de la chanson de Vigneault Gens du Pays devenue presque l'hymne national du Québec! Et il ajoutait: «la chanson c'est pas mon fort». Les artistes du Québec ont raison d'être inquiets.
Jean Charest est un formidable fédéraliste. Il ne s'en cache pas. L'an dernier il avait déclaré qu'il fallait tourner la page de la «Révolution tranquille» de Jean Lesage, l'un de ses prédécesseurs. Jean Lesage c'était la révolution tranquille et le «maître chez nous».
Dans ses discours, Lesage employait le terme «l'État du Québec» et non pas «la province de Québec». Rappelons que même Jean Chrétien et Stéphane Dion, lesquels ne sont pas d'ardents nationalistes québécois, avaient avoué que les Québécois étaient «un peuple». Pour Jean Charest, le Québec n'est qu'un endroit!
La victoire de Jean Charest, c'est la victoire des fédéralistes. C'est la victoire de Jean Chrétien et de Stéphane Dion. C'est la victoire des «défusionnistes». C'est la victoire des soumis qui devront aller pleurer et quémander des sous à Ottawa pour la santé, alors qu'ils savent très bien que la porte du «déséquilibre fiscal» est fermée à double tour.
Ainsi vous n'entendrez jamais Jean Charest dire que le Québec est un peuple, ni une nation, ni un pays. Fini le «maître chez nous» de Jean Lesage, fini le «égalité ou indépendance» de Daniel Johnson, fini la «souveraineté culturelle» de Robert Bourassa. Jean Charest, a toujours voulu être premier ministre du Canada. Il se trouve à la tête du gouvernement du Québec parce qu'il a été forcé par les Canadiens anglais de poursuivre sa carrière au Québec.
Jean Charest c'est un Pierre-Elliott Trudeau «provincial» c'est-à-dire... en plus petit.
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