samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres: De la fatigue culturelle à la fatigue constitutionnelle

Pierre-Paul Roy - Retraité  7 avril 2010 09h54 
Comme le rapportait Robert Dutrisac dans Le Devoir du lendemain de la victoire du Parti libéral, «dans son discours victorieux, Jean Charest s'est engagé hier à employer le leadership du Québec pour faire du Canada un pays plus fort». À mon avis, ceci se situe dans la droite ligne d'un Trudeau, qui disait qu'une autre option que de suivre les incantations des séparatistes était celle d'être les meilleurs. En regard du Canada, disait-il encore, «si l'État canadien a fait si peu de place à la nationalité canadienne-française, c'est surtout parce que nous ne nous sommes pas rendus indispensables à la poursuite de sa destinée».

Hubert Aquin, dans La Fatigue culturelle du Canada français, écrit en 1962, se demande: «Mais pourquoi faut-il que les Canadiens français soient meilleurs? Pourquoi doivent-ils "percer" pour justifier leur existence?» Selon Aquin, l'option de Trudeau revenait à soumettre le jugement sur la valeur de sa propre culture à la capacité d'être reconnue par l'Autre, en qui repose le vrai universalisme. Il résumait ainsi la proposition de Trudeau: «Devenir indispensables à la destinée de l'Autre.»

Quel changement, donc, par rapport à Charest, qui dit: «Le leadership fait la différence. Le leadership du Québec fera du Canada un endroit plus fort»? Et quand il ajoute qu'en vertu de sa nomination comme premier ministre, ce n'est pas seulement le Québec qui change mais aussi le Canada, on est en droit de lui demander en quoi le Canada change-t-il à la suite de l'élection d'un parti «provincial»? Le Canada sait bien se débrouiller seul. Il le fait tout le temps, ou presque. D'ailleurs, historiquement, les députés libéraux du Québec à Ottawa ont toujours été là pour imposer au Québec les volontés de la majorité canadienne.

Non: de la fatigue culturelle des Canadiens français de l'époque Trudeau à la fatigue constitutionnelle des Québécois avec Charest, s'il y a changement, c'est le changement dans la continuité.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Voter
Pour en savoir plus
Idées
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012