Le ministre Yves Bolduc doit démissionner
Le 2 juin dernier, je réclamais la démission du ministre de la Santé, Yves Bolduc. Je n'ai bien sûr pas fait cette demande à la légère, et j'aimerais ici expliquer les motifs qui m'ont poussé à la faire.
En tant que critique de l'opposition officielle, j'ai eu à faire face à monsieur Philippe Couillard et, malgré nos différends, j'ai toujours eu un grand respect pour cet adversaire. Je ne peux malheureusement pas en dire autant de son successeur. De fait, il ne se passe pas une semaine sans que le ministre Bolduc ne me donne de nouvelles raisons de penser qu'il n'est pas à sa place au ministère de la Santé et qu'il ne rend pas service à la population.
Le problème fondamental d'Yves Bolduc est qu'il est en constante rupture avec les divers acteurs de son propre ministère. Lorsque, par exemple, le directeur national des urgences du Québec a réitéré que l'objectif du ministère de la Santé était de ramener à douze heures le délai d'attente moyen dans les urgences, il fut aussitôt désavoué par le ministre Bolduc. Ce dernier déclara alors que son ministère n'avait plus d'objectifs à cet égard.
Un autre exemple illustre bien l'incohérence qui règne en ce moment au ministère de la Santé: sans avoir reçu l'aval du ministre Bolduc, la Direction de la santé publique s'est permis d'annoncer qu'elle allait de l'avant avec le douteux projet de mise sur pied d'un centre d'injection supervisée pour les toxicomanes de Montréal. En désavouant cette mauvaise idée, Yves Bolduc a dû se mettre, encore une fois, en contradiction avec des acteurs importants de son ministère.
Trop souvent, le ministre Bolduc réagit de manière intempestive, et cela l'oblige à se rétracter la plupart du temps. Par exemple, lorsque le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, a présenté une liste de suggestions visant à bonifier le projet du nouveau CHUM, Yves Bolduc a rejeté ses propositions du revers de la main en invoquant des évaluations de besoins qui se sont avérées inexactes. [...]
De même, Yves Bolduc, dans un geste particulièrement irresponsable, a récemment accusé le docteur Barrette d'avoir cherché à utiliser la crise des tests pour le cancer du sein à de basses fins de négociations salariales. Quelques jours plus tard, le ministre a dû s'excuser publiquement pour ses dires et fut forcé d'admettre qu'il s'était exprimé sur la base d'informations complètement erronées.
Cet incident a d'ailleurs révélé que le ministre Bolduc est en rupture avec son propre sous-ministre. En personnalisant les enjeux et en y allant de déclarations contradictoires, le ministre a amplifié la crise. Ce faisant, il n'a pas joué son rôle, qui était de rassurer la population, car il a été incapable de faire une claire démonstration qu'il maîtrisait bien la situation.
Les incidents diplomatiques du ministre Bolduc ne sont pas sans incidence sur l'avenir du système de santé québécois. On le voit mal négocier de manière productive avec les médecins spécialistes alors qu'il s'est livré à des attaques personnelles injustifiées contre leur représentant. De plus, il est un autre front majeur sur lequel le ministre Bolduc brille par son incurie: pour la toute première fois de notre histoire, le Québec se trouve au bord d'une grève générale illimitée des ambulanciers paramédicaux.
En à peine un an comme ministre de la Santé et des Services sociaux, le ministre Bolduc nous a démontré à plus d'une reprise qu'il porte des habits trop grands pour lui. Le Québec mérite mieux qu'un ministre de la Santé qui gère par immobilisme et qui sème la confusion et la zizanie dans tous les dossiers qui atterrissent sur son bureau. Je persiste donc et je signe: Yves Bolduc doit démissionner et laisser à un autre la possibilité d'essayer de faire mieux que lui à la tête du plus important ministère de l'État québécois.
En tant que critique de l'opposition officielle, j'ai eu à faire face à monsieur Philippe Couillard et, malgré nos différends, j'ai toujours eu un grand respect pour cet adversaire. Je ne peux malheureusement pas en dire autant de son successeur. De fait, il ne se passe pas une semaine sans que le ministre Bolduc ne me donne de nouvelles raisons de penser qu'il n'est pas à sa place au ministère de la Santé et qu'il ne rend pas service à la population.
Le problème fondamental d'Yves Bolduc est qu'il est en constante rupture avec les divers acteurs de son propre ministère. Lorsque, par exemple, le directeur national des urgences du Québec a réitéré que l'objectif du ministère de la Santé était de ramener à douze heures le délai d'attente moyen dans les urgences, il fut aussitôt désavoué par le ministre Bolduc. Ce dernier déclara alors que son ministère n'avait plus d'objectifs à cet égard.
Un autre exemple illustre bien l'incohérence qui règne en ce moment au ministère de la Santé: sans avoir reçu l'aval du ministre Bolduc, la Direction de la santé publique s'est permis d'annoncer qu'elle allait de l'avant avec le douteux projet de mise sur pied d'un centre d'injection supervisée pour les toxicomanes de Montréal. En désavouant cette mauvaise idée, Yves Bolduc a dû se mettre, encore une fois, en contradiction avec des acteurs importants de son ministère.
Trop souvent, le ministre Bolduc réagit de manière intempestive, et cela l'oblige à se rétracter la plupart du temps. Par exemple, lorsque le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, a présenté une liste de suggestions visant à bonifier le projet du nouveau CHUM, Yves Bolduc a rejeté ses propositions du revers de la main en invoquant des évaluations de besoins qui se sont avérées inexactes. [...]
De même, Yves Bolduc, dans un geste particulièrement irresponsable, a récemment accusé le docteur Barrette d'avoir cherché à utiliser la crise des tests pour le cancer du sein à de basses fins de négociations salariales. Quelques jours plus tard, le ministre a dû s'excuser publiquement pour ses dires et fut forcé d'admettre qu'il s'était exprimé sur la base d'informations complètement erronées.
Cet incident a d'ailleurs révélé que le ministre Bolduc est en rupture avec son propre sous-ministre. En personnalisant les enjeux et en y allant de déclarations contradictoires, le ministre a amplifié la crise. Ce faisant, il n'a pas joué son rôle, qui était de rassurer la population, car il a été incapable de faire une claire démonstration qu'il maîtrisait bien la situation.
Les incidents diplomatiques du ministre Bolduc ne sont pas sans incidence sur l'avenir du système de santé québécois. On le voit mal négocier de manière productive avec les médecins spécialistes alors qu'il s'est livré à des attaques personnelles injustifiées contre leur représentant. De plus, il est un autre front majeur sur lequel le ministre Bolduc brille par son incurie: pour la toute première fois de notre histoire, le Québec se trouve au bord d'une grève générale illimitée des ambulanciers paramédicaux.
En à peine un an comme ministre de la Santé et des Services sociaux, le ministre Bolduc nous a démontré à plus d'une reprise qu'il porte des habits trop grands pour lui. Le Québec mérite mieux qu'un ministre de la Santé qui gère par immobilisme et qui sème la confusion et la zizanie dans tous les dossiers qui atterrissent sur son bureau. Je persiste donc et je signe: Yves Bolduc doit démissionner et laisser à un autre la possibilité d'essayer de faire mieux que lui à la tête du plus important ministère de l'État québécois.
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