Un grand projet écologique
Selon un article de Mme Jeanne Corriveau paru en fin de semaine, les Montréalais auront cinq ans pour «se convertir» au compostage. En réalité, ce sont plutôt nos décideurs politiques qui ont imposé à la population un délai incompréhensible pour se convertir eux-mêmes à cette pratique, qui est déjà entrée dans les habitudes de nombreux citoyens et qui est pourtant réclamée depuis des années, autant par ces derniers que par les organismes écologistes.
Mais il faudra attendre encore cinq ans pour que cette mesure pourtant essentielle à l'atteinte minimale de 60 % du taux de valorisation des matières organiques devienne réalité. Pourquoi attendre si longtemps? Ne s'agit-il pas ici d'un «grand projet de développement» d'utilité publique particulièrement pertinent pour la relance économique? [...]
Et nos ténors du développement économique qui dénoncent à qui mieux mieux les opposants à leurs projets destructeurs des milieux sociaux et environnementaux tels casinos, autoroutes et condos à gogo ne se réjouissent-ils pas enfin qu'un tel projet structurant prenne forme? Ne se sentent-ils pas interpellés, enthousiasmés par une entreprise qui répond enfin aux voeux de la population? N'ont-ils pas envie de se mobiliser et de mobiliser leurs réseaux pour appuyer une telle entreprise à caractère public? Eux qui ont l'habitude de vouloir imposer leur ordre du jour au secteur public, peuvent-ils envisager d'inverser la proposition et d'appuyer à leur tour une initiative publique?
La question est posée. Nous pouvons maintenant juger si, avec leurs grandes déclarations «lucides», ils ont véritablement à coeur le développement de Montréal ou s'ils ne défendent pas plutôt leurs propres intérêts et ceux de leur clan. À propos, il manque encore 33 millions de dollars pour construire le poste de transbordement des déchets initialement prévu...
Mais il faudra attendre encore cinq ans pour que cette mesure pourtant essentielle à l'atteinte minimale de 60 % du taux de valorisation des matières organiques devienne réalité. Pourquoi attendre si longtemps? Ne s'agit-il pas ici d'un «grand projet de développement» d'utilité publique particulièrement pertinent pour la relance économique? [...]
Et nos ténors du développement économique qui dénoncent à qui mieux mieux les opposants à leurs projets destructeurs des milieux sociaux et environnementaux tels casinos, autoroutes et condos à gogo ne se réjouissent-ils pas enfin qu'un tel projet structurant prenne forme? Ne se sentent-ils pas interpellés, enthousiasmés par une entreprise qui répond enfin aux voeux de la population? N'ont-ils pas envie de se mobiliser et de mobiliser leurs réseaux pour appuyer une telle entreprise à caractère public? Eux qui ont l'habitude de vouloir imposer leur ordre du jour au secteur public, peuvent-ils envisager d'inverser la proposition et d'appuyer à leur tour une initiative publique?
La question est posée. Nous pouvons maintenant juger si, avec leurs grandes déclarations «lucides», ils ont véritablement à coeur le développement de Montréal ou s'ils ne défendent pas plutôt leurs propres intérêts et ceux de leur clan. À propos, il manque encore 33 millions de dollars pour construire le poste de transbordement des déchets initialement prévu...
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