Gaz Métro, revenez sur Terre !
Au moment où la nouvelle faisait la une, le porte-parole de Rabaska affirmait à Radio-Canada n'être pas informé du désistement de Gazprom, tout en ajoutant que les pourparlers vont toujours bon train avec les Russes au sujet de l'approvisionnement du terminal.
Hé, Gaz Métro, revenez sur Terre! Si des pourparlers allaient si bon train, il va de soi que vous auriez été les premiers informés des nouvelles dispositions de Gazprom. Or il n'en serait rien, selon votre porte-parole? Permettez-nous donc d'en douter...
Quoi qu'il soit de ces supposées négociations, plusieurs évidences indiquent que Rabaska a déjà trépassé. D'abord, Gazprom exige toujours et sans exception de posséder une part des projets auxquels elle participe: pourquoi pas pour Rabaska? De plus, la date de l'exploitation du gisement Shtokman — d'où devait provenir le gaz destiné à Rabaska — s'éloigne de plus en plus, merci aux coûts faramineux des défis technologiques du projet. Par-dessus tout, la production gazière américaine augmente d'année en année à cause de l'exploitation des schistes, d'où une baisse marquée de ses importations de gaz naturel liquéfié. Rabaska étant prévu pour l'approvisionnement de la côte Est américaine, il va sans dire qu'il n'a plus de clients pour son gaz.
Voilà ce dont Gaz Métro aurait dû informer ses actionnaires il y a des mois, plutôt que de jouer à cache-cache avec la réalité.
Hé, Gaz Métro, revenez sur Terre! Si des pourparlers allaient si bon train, il va de soi que vous auriez été les premiers informés des nouvelles dispositions de Gazprom. Or il n'en serait rien, selon votre porte-parole? Permettez-nous donc d'en douter...
Quoi qu'il soit de ces supposées négociations, plusieurs évidences indiquent que Rabaska a déjà trépassé. D'abord, Gazprom exige toujours et sans exception de posséder une part des projets auxquels elle participe: pourquoi pas pour Rabaska? De plus, la date de l'exploitation du gisement Shtokman — d'où devait provenir le gaz destiné à Rabaska — s'éloigne de plus en plus, merci aux coûts faramineux des défis technologiques du projet. Par-dessus tout, la production gazière américaine augmente d'année en année à cause de l'exploitation des schistes, d'où une baisse marquée de ses importations de gaz naturel liquéfié. Rabaska étant prévu pour l'approvisionnement de la côte Est américaine, il va sans dire qu'il n'a plus de clients pour son gaz.
Voilà ce dont Gaz Métro aurait dû informer ses actionnaires il y a des mois, plutôt que de jouer à cache-cache avec la réalité.
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